Fusillade raciste à Beaune : mise en examen des deux auteurs présumés

Sept jeunes âgés de 18 à 25 ans avaient été blessés, dont deux sérieusement, par les «gerbes de plombs de calibre 12», mais leurs jours n'ont pas été mis en danger. [PATRICK KOVARIK / AFP]

Deux individus, soupçonnés d'avoir pris part à la fusillade à l'encontre de sept jeunes, dans la nuit du 29 au 30 juillet dernier (Côte-d'Or), ont été écroués et mis en examen dimanche 12 août.

Les deux hommes suspectés d'avoir blessé sept jeunes dans la nuit du 29 au 30 juillet à Beaune (Côte-d'Or) pour des motifs racistes, ont été mis en examen et écroués à Dijon, a indiqué le parquet.

Âgés tous deux de 31 ans et déjà connus de la justice pour des faits «de vols et de violences» ils avaient été interpellés vendredi dans les Bouches-du-Rhône. Ils sont poursuivis pour «tentative d'assassinat, violences aggravées par (...) notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l'appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial», a précisé à l'AFP Thierry Bas, le procureur de la République adjoint de Dijon.

Tentative de fuite

Le premier individu avait été interpellé vendredi 10 août à 16h30 par la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Marseille dans la commune de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône). Quant au second, resté au volant de son véhicule, il s'était enfui en fonçant sur les policiers, «blessant à la jambe un fonctionnaire de la BRI de Marseille». Il avait finalement été maîtrisé et arrêté à son tour, dans la même commune, aux alentours de 19h45.

Les faits qui leur sont reprochés remontent à la nuit du 30 au 31 juillet. Aux alentours de 2 heures du matin, une Renault Clio avait foncé sur un groupe de jeunes sans les atteindre, dans le quartier populaire de Saint-Jacques à Beaune. «A 4h20, les deux auteurs revenaient à bord d'une Mercedes classe B (...) et faisaient feu avec une arme longue sur les personnes présentes», a rapporté le parquet. 

Une enquête laborieuse

Sept jeunes âgés de 18 à 25 ans avaient été blessés, dont deux sérieusement, par les «gerbes de plombs de calibre 12», mais leurs jours n'ont pas été mis en danger. «Jusqu'à une quarantaine de policiers et une vingtaine de gendarmes ont été mobilisés» pour retrouver les auteurs des tirs, a expliqué le parquet, assurant que la localisaton des suspects «s'est avérée difficile, ceux-ci étant très mobiles sur le territoire national».

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