Une association féministe signe une tribune contre les cartes postales sexistes

Le collectif Femmes solidaires condamne cette tradition de cartes postales estivales à l'image avilissante pour les femmes. [Capture d'écran Twitter / Femmes solidaires]

Début août, l'association féministe Femmes solidaires, lançait sa campagne #GenerationNonSexiste, pour dénoncer l'usage des cartes postales misogynes durant l'été.

Une campagne qui avait fait couler beaucoup d'encre en ce début du mois d'août. L'association a donc tenu à expliquer sa démarche de façon didactique, via une tribune publiée sur France Info, ce mardi 14 août. 

«Cette campagne a pour but d'ouvrir un débat dans notre société et au-delà de nos frontières, afin que tout le monde comprenne quelle place occupent ces cartes dans notre culture», abonde ainsi Carine Delahaie, la porte-parole de l'association

Cette dernière insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'interdire ces cartes postales, et ce pour une raison simple : elles le sont déjà.

«La loi du 29 juillet 1881, révisée en 2004 lors de la création de la Halde, condamne les injures publiques (...) en raison "de l'appartenance à un sexe" et de "l'incitation à la haine, la violence et aux discriminations à raison du sexe"». 

Culture du viol

Concrètement, Femmes Solidaires préconise la prise d'arrêtés municipaux par des villes, et plus globalement, une prise de conscience sociétale sur la culture du viol.

«Nous sommes imprégnés depuis notre enfance par l'idée que les femmes sont offertes, qu'il n'est pas nécessaire d'obtenir leur consentement (...)», continue ainsi Carine Delahaie. 

Elle déplore que ces cartes mettent en scène des femmes «jamais libres de leurs mouvements», à la poitrine systématiquement nue, et dont les envies et aspirations ne sont jamais renseignées.

Voilà en quoi, d'après Femmes solidaires, ces cartes ne sont en rien sexy, mais sexistes. 

L'association en appelle ainsi à un «courage sociétal», afin de réussir à changer collectivement de façon de penser, pour in fine, parvenir à persuader les commercants d'arrêter la vente de ces cartes postales «dégradantes et humiliantes pour toutes les femmes».

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