Démission de Nicolas Hulot : les réactions

Nicolas Hulot a annoncé ce mardi 28 août sa décision de quitter le gouvernement. Nicolas Hulot a annoncé ce mardi 28 août sa décision de quitter le gouvernement.[Ludovic MARIN / AFP]

L'annonce de la décision de Nicolas Hulot de quitter le gouvernement, ce mardi 28 août, a suscité des réactions contrastées à travers la classe politique. 

Si le président de la République n'a pas encore commenté cette démission surprise, son entourage a affirmé à l'AFP que «Nicolas Hulot peut être fier de son bilan», et que «la détermination reste totale pour poursuivre avec le même niveau d'ambition». Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a de son côté exprimé sa déception, notamment sur Twitter. 

Le président de l'Assemblée Nationale, François de Rugy a salué l’action de Nicolas Hulot «depuis 15 mois au sein du gouvernement pour enclencher des transformations écologiques profondes», et a assuré «respecter» sa décision.

Barbara Pompili, parfois citée pour remplacer Nicolas Hulot, estime que cette décision est «un appel à la réflexion et à l’action sur les enjeux vitaux du climat et de la biodiversité».

Ségolène Royale, pour sa part, «respecte le choix de Nicolas Hulot». Elle-même ancienne ministre de l’Environnement, estime que «la France doit garder le leadership climatique et être au combat avec les forces vives de la planète qui espèrent».

Le maire LR de Bordeaux, Alain Juppé, a, quant à lui, publié un message de soutien à l'écologiste, appelant à une prise de conscience générale sur les enjeux environnementaux, au-delà du buzz politique. 

Mais la vision à long terme de l'ex-Premier ministre n'est visiblement pas partagée par l'ensemble de son camp. Alors que Nicolas Hulot a appelé, ce matin sur France Inter, à «éviter les récupérations politiques», la porte-parole de LR Lydia Guirous a profité de sa démission pour tacler le président Emmanuel Macron. 

Quant à l'ancien président Nicolas Sarkozy, il a assuré sur France Culture que la décision de l'ex-ministre était secondaire, comparé à ce qu'il considère comme de vrais enjeux. «Qu'il y ait Monsieur Hulot ou pas, la question de l'immigration est centrale. Qu'il y ait Monsieur Hulot ou pas, la question du montant des impôts qu'on paye ou pas est centrale, c'est tellement plus important», a-t-il affirmé.

À gauche, la décision de l'ex-animateur de télévision est unanimement saluée. Pour la France Insoumise, c'est aussi l'occasion d'attaquer Emmanuel Macron, comme l'ont fait le chef de file du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, et plusieurs députés, comme Alexis Corbière. 

Sans citer explicitement le président de la République, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a lui aussi accusé le pouvoir d'avoir abandonné l'écologie, appelant «la gauche» - sans préciser laquelle - à reprendre le flambeau.

L'ex-candidat à la présidentielle Benoît Hamon a, de son côté, vanté le courage de Nicolas Hulot, et insisté sur le rôle problématique des lobbys, qui empêchent selon lui la transition écologique.

Enfin, plusieurs députés RN ont vu dans la décision de Nicolas Hulot une manifestation de l'hypocrisie supposée d'Emmanuel Macron en matière d'écologie. «Hulot montre que les préoccupations écologiques de Macron n'étaient qu'une posture», a ainsi affirmé Nicolas Bay au Monde.

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