Les salariés hommes de Prisma média convoqués pour des tests ADN après des menaces de mort

Le siège de Prisma Media à Genevilliers. [MARTIN BUREAU / AFP]

L'ensemble des hommes travaillant pour le groupe Prisma Media (Femme actuelle, Télé Loisirs, Géo, Voici...) a été convoqué par la police pour des prélèvements ADN. Une mesure qui s'inscrit dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des menaces de mort anonymes reçues par plusieurs salariés.

Plus d'une soixantaine d'hommes sur les 350 salariés masculins travaillant au siège du groupe à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ont ainsi reçu depuis mi-août des convocations à un prélèvement ADN et une prise d'empreintes digitales. Ils ont dû se rendre au siège de la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine.

Des traces d'ADN masculin ont en effet été trouvées sur un objet accompagnant les lettres.

L'émoi parmi les salariés

Ces convocations ont suscité un certain émoi parmi les salariés, et les responsables syndicaux ont pointé le manque d'informations de la part de la direction du groupe. 

« Dans un premier temps, la direction de Prisma Media a refusé de communiquer auprès des salariés. Ça fait que des salariés ont reçu cette convocation chez eux, ont pris peur, ont appelé la police pour demander à passer tout de suite, et donc sont partis faire leur prélèvement sans que leur hiérarchie soit au courant. Il y a eu un émoi considérable au sein de la société », a témoigné un délégué syndical à franceinfo. « Les premières convocations sont arrivées le 13 août et la direction a communiqué le 23 août (…). Pour beaucoup de gens, journalistes compris d'ailleurs, ADN = enquête pour viol, crime, etc… C'est tout de suite très grave. Des menaces de mort, c'est grave, mais on ne parle que de menaces de mort, dans cette affaire », a-t-il estimé.

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