Affaire Grégory : Murielle Bolle obtient la saisine du Conseil constitutionnel sur sa garde à vue de 1984

Murielle Bolle apparaissait dans le jardin de son domicile à Granges-sur-Vologne, en juin 2017[PATRICK HERTZOG / AFP]

Le Conseil Constitutionnel vient d'être saisie pour statuer sur les circonstances de la garde à vue, en 1984, de Murielle Bolle, alors témoin clé dans l'affaire du petit Grégory. 

La Cour de cassation a décidé mardi de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) relative aux droits des mineurs soulevée par Murielle Bolle, alors qu'elle n'avait que 15 ans. 

La haute juridiction a jugé «sérieuse» la question posée par la défense de Mme Bolle, qui attaquait notamment une ordonnance de 1945 relative à l'«enfance délinquante» en vigueur à l'époque, estimant que ses droits fondamentaux n'avaient alors pas été respectés.

Dernier rebondissement en date dans l'enquête, les mises en examen de Murielle Bolle et du couple Jacob ont finalement été annulées par la justice, à la mi-mai.

Le petit Grégory Villemin avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Sologne le 16 octobre 1984, sans que la justice n'ait réussi jusqu'alors à déterminer les circonstances exactes de sa mort. 

 

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