Dons de plasma : 300 machines, accusées d'être dangereuses, suspendues d'utilisation

Jeudi 13 septembre, les autorités sanitaires ont suspendu, par précaution, l'utilisation des machines de collecte de plasma fabriquées par l'américain Haemonetics. 

Ces machines sont accusées de faire courir des risques d'empoisonnement aux donneurs, selon des lanceurs d'alerte. 

Cette suspension concerne environ trois cents machines, soit la moitié du parc en France. «Cette décision est prise suite à la survenue de plusieurs signalements de matériovigilance portant sur ces dispositifs de prélèvements sanguins», a indiqué l'Agence du médicament ANSM. 

Deux incidents en quelques semaines

L'un des incidents a eu lieu à Tarbes, le 26 août dernier. Lors d'un don, «une multitude de particules noires invisibles à l'œil nu» a été observée à l'intérieur de la machine et de la poche de plasma, «de quantité, de taille et d'aspect inhabituels», peut-on lire dans le texte de suspension de l'ANSM. Un autre incident similaire a eu lieu mardi 11 septembre. L'Agence fait également état de «quarante-neuf signalements depuis début 2018 relatant de bruits lors des collectes». 

Dès le 23 mai, trois lanceurs d'alerte avaient déposé plainte auprès du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris, pour «mise en danger de la vie d'autrui», «tromperie aggravée» et non-mise en œuvre d'une procédure de retrait et de rappel de produits de santé. Les donneurs bénévoles risquent d'être exposés à des composants cancérogènes ou mutagènes en raison de dysfonctionnements de ces machines, affirment les plaignants. 

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