Florence, Mangkhut... La planète en alerte

Les habitants subissent de plein fouet les phénomènes climatiques extrêmes. Un état d’alerte qui devient récurrent.

Des catastrophes en série aux quatre coins de la planète. Les Etats-Unis, le sud de la Chine et l’archipel des Philippines, ou encore les Antilles… Plusieurs régions du monde ont été, ces derniers jours, en état d’alerte face aux menaces respectives de la tempête Florence, du super typhon Mangkhut et de la dépression tropicale Isaac.

Et si les typhons et ouragans sont fréquents à cette période de l’année, ces événements frappent aujourd’hui par leur intensité et leur simultanéité, poussant de nombreuses populations à s’adapter.

Des millions d’évacués

D’un côté comme de l’autre du globe, les mêmes scènes de chaos. Après avoir fait au moins 59 morts au nord des Philippines, Mangkhut a frappé violemment, ce week-end, les côtes chinoises, parmi les plus densément peuplées de la planète. Avec un niveau d’alerte maximal, les quarante-deux casinos de Macao affichaient même porte close. Une première. Le typhon a surtout semé le chaos à Hong-Kong, faisant littéralement vaciller les gratte-ciel pour ensuite s’engouffrer en Chine continentale. Le bilan sur le territoire chinois était, dans la soirée, de deux morts, ajouté aux 2,37 millions d’habitants évacués.

Pendant ce temps, de l’autre côté du Pacifique, l’ouragan Florence, finalement rétrogradé en dépression tropicale, s’est abattu sur la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, entraînant la mort de 13 personnes. Les pluies diluviennes tombées depuis vendredi laissaient toujours planer la menace d’inondations d’une ampleur inédite sur la côte atlantique des Etats-Unis, faisant parfois subitement monter les eaux de trois mètres en quelques heures. Près d’1,7 million d’Américains, partis se mettre à l’abri loin du littoral, attendaient encore de pouvoir regagner leurs maisons.

Sans compter le passage de la tempête tropicale Isaac sur les Antilles, dans la nuit de jeudi à vendredi. Ses conséquences ont été moins graves que prévues, mais elle a replongé, un an après Irma, les habitants dans la peur. A chaque fois, le réflexe a été le même parmi la population, avec des supermarchés pris d’assaut, des sacs de sables entassés devant les maisons et des colonnes de voitures en train de fuir. Avec, pour tous, la crainte de dégâts majeurs. Les responsables américains évoquaient ainsi, dimanche, plusieurs milliards de dollars. 

Des événements plus intenses

Face à ces phénomènes imprévisibles, l’inquiétude grandit. Avec l’augmentation des températures sur le globe, les climatologues s’accordent à dire que tempêtes, cyclones et typhons pourraient, à l’avenir, non pas être plus fréquents, mais de plus en plus intenses.

«Plus l’atmosphère se réchauffe, plus la quantité d’eau contenue dans l’air est importante, explique ainsi Robert Vautard, chercheur au CNRS. Avec le réchauffement climatique, on est quasiment certains que les cyclones vont délivrer beaucoup plus de pluie et créer des dégâts encore plus importants».

Autre scénario possible, tout aussi alarmant : les cyclones, à la trajectoire de plus en plus raccourcie, seraient susceptibles de toucher l’Europe prochainement. Une situation d’urgence qui rappelle l’importance de la préservation de l’environnement.

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