Plan santé : assistants médicaux, spécialisation des hôpitaux, fin du concours en première année... les annonces d'Emmanuel Macron

Emmanuel Marcon a présenté ce mardi une cinquantaine de mesures pour détailler son plan santé. 3,4 milliards d'euros vont être investis d'ici 2022.

«Mon ambition est claire, je veux que le système de santé soit l'un des piliers de notre Etat providence du 21e siècle», a introduit le président. «La société a changé : on vit plus longtemps, les pathologies ne sont plus les plus mêmes. Ce système de soins n'est plus adapté».

Concrètement, Emmanuel Macron a indiqué que 400 postes de médecins seront créés dans les déserts médicaux. Le président a également souhaité que les médecins libéraux se regroupent en cabinet ou au sein d’équipes de soins, pour que la médecine «isolée» devienne marginale à l’horizon 2022.

Il a également expliqué qu’un nouveau métier serait mis en place dès 2019 avec l’assistant médical, que le gouvernement financera «autant que possible». «L’idée est de débarrasser le médecin de la paperasse, mais surtout de l’aider dans son activité quotidienne».

Une "offre de santé numérique" d'ici 3 ans

Comme prévu, il a également confirmé la suppression du numerus clausus et de la première année commune des études de santé. En 2020, le concours et les quotas concernant la médecine, la pharmacie ou les sages-femmes n'existeront plus.

 

Le président souhaite doter la France «d’une véritable offre de santé numérique» d’ici trois ans. «Cela partira du dossier médical partagé déployé au plan national en novembre prochain». Le plan prévoit 500 millions d'euros pour cette transformation numérique.

vers une spécialisation des établissements ?

Il a aussi abordé le sujet de l’engorgement des urgences, dont il souhaite inverser la spirale. « Les urgences non vitales doivent être prises en charge en ville (par les médecins) jusqu’à 20 heures », a-t-il annoncé, en précisant qu’il espérait obtenir un passage à 22 heures par la négociation.

«Nous devons nous attaquer à la question de la qualité des soins», a avancé Emmanuel Macron. «Chaque hôpital devra se concentrer sur les soins sur lesquels il est le plus pertinent». Trois niveaux doivent être définis : «le soin de proximité, les soins spécialisés et les soins ultraspécialisés».

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