Accusé d'agression sexuelle sur une fillette, un prêtre se suicide dans son église

Une veillée de prière a été organisée mardi en la basilique de Bonsecours, en hommage à Jean-Baptiste Sèbe[FRANK PERRY / AFP/Archives]

Hier, mardi 18 septembre, un prêtre de 38 ans s'est donné la mort dans son église, située à Rouen. Il faisait l'objet d'une dénonciation de la part d'une femme, qui l'accusait d'avoir agressé sa fille. 

«Ces éléments ont été évoqués au commencement de l'enquête ouverte à la suite du suicide du prêtre Jean-Baptiste Sèbe», a expliqué le procureur de la République adjoint à Rouen, Étienne Thieffry, à l'AFP. D'après une source policière, «une femme était venue se plaindre auprès de l'archevêque de Rouen de comportements indécents et d'agression sexuelle commis envers sa fille. Mais rien n'avait été porté à la connaissance de la police avant ce suicide». Les enquêteurs restent cependant «très prudents à ce stade des investigations», a précisé cette source. 

Interrogé à propos de cette supposée dénonciation, Éric de la Bourdonnaye, directeur de la communication du diocèse de Rouen, a déclaré ne pouvoir «ni confirmer ni infirmer ces informations». «Nous sommes dans l'incompréhension d'un tel geste même si je savais qu'il connaissait un moment difficile», a pour sa part écrit Dominique Lebrun, l'archevêque de Rouen, dans un courrier adressé à l'ensemble des prêtres du diocèse. 

Une veillée de prière a été organisée mardi en la basilique de Bonsecours, en hommage à Jean-Baptiste Sèbe. Ordonné prêtre en 2005, ce Strasbourgeois d'origine était curé de la paroisse Saint-Jean XXIII de Rouen Nord, directeur du centre théologique universitaire et du service de formation permanente. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles