Frais bancaires : deux banques déclenchent la colère d'une association de consommateurs

Les clients se plaignent de mesures qu'ils estiment abusives. [PETER MUHLY / AFP]

Accusé de prélever des frais à ses clients de façon abusive, le groupe BPCE est la cible des critiques de l'association 60 millions de consommateurs qui exige une révision du système.

BPCE (qui englobe la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne), se base, depuis novembre 2017, sur le solde de fin de journée des comptes de ses clients et prélèvent les frais en conséquence. Ainsi, tout compte bancaire se retrouvant hors du découvert autorisé après 20h, se voit prélevé 8 euros de commissions sur chacune des opérations effectuées sur les dernières 24h, y compris celles réalisées lorsque le compte était encore dans le vert. 

Un système jugé injuste et abusif par l'association 60 millions de consommateurs qui estime la procédure illégale. En octobre 2017, déjà, l'asssociation pointait du doigt la somme astronomique engrangée par les banques grâce aux frais bancaires (6,5 milliards d'euros en 2016). «Prélever des frais d'incident sur une opération qui ne provoque pas d'incident, cela s'appelle un facturation sans objet. C'est donc une pratique illégitime, et selon notre interprétation, illégale. Il revient désormais au gendarme du secteur bancaire, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), de se prononcer sur ces méthodes», explique 60 millions de consommateurs.

Pourtant, BPCE se défend, arguant qu'à l'inverse, si le compte est renfloué à 20h, aucune commission ne sera prélevée, pas même sur les opérations effectuées hors découvert sur les dernières 24h.

Pour mettre fin à la polémique, les superviseurs français ont annoncé le 28 septembre qu'un renforcement du contrôle des frais bancaires seraient mis en place prochainement.

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