En garde à vue pour avoir mal scanné ses articles Ikea

C’est lors du passage aux caisses automatiques que la banale visite à l’Ikea a viré au cauchemar pour Emilie et son père. [PASCAL GUYOT / AFP]

Sur Twitter, une jeune femme de 21 ans a raconté comment elle s’est retrouvée, le 1er octobre, en garde à vue avec son père, après avoir mal scanné ses achats chez Ikea.

La scène s’est produite au magasin de Strasbourg. Emilie, alias «thepeacefulriot» sur Twitter, a raconté sa mésaventure en détail, qui a été très largement partagée et commentée par les internautes.

C’est lors du passage aux caisses automatiques, après avoir fait leurs achats, que la banale visite à l’Ikea vire au cauchemar pour Emilie et son père. La jeune femme scanne les articles, dont plusieurs bocaux en verre. Mais elle ne repère pas les codes-barres qui se trouvent sur les couvercles desdits contenants, qui étaient vendus séparément.

Elle est alors interceptée, avec son père, par un vigile. Avec toute leur bonne fois, les deux clients s’excusent, expliquent leur méprise et proposent de payer les articles, mais le directeur de l’Ikea ne veut rien entendre et rapidement, le ton monte.

La police est prévenue et arrive sur les lieux. Après s'être entretenue avec le directeur, une des policières s'adresse à Emilie : «On vous embarque pour vol à l'étalage organisé à plusieurs, on vient de mobiliser une deuxième brigade pour transporter votre père, vous vous venez avec moi !».

La jeune femme (menacée d’être «tasée» par la policière si jamais elle refuse d’obtempérer) et son père sont emmenés au commissariat, où ils sont placés en garde à vue. Emilie confie avoir eu «les larmes aux yeux», contrainte d'enlever ses lacets ainsi que son soutien-gorge «devant tout le monde», et se soumettre à un test ADN. Un moment humiliant pour la jeune femme, qui une fois en cellule découvre «un truc minuscule avec plein de pisse et de merde partout».

Leur garde à vue dure finalement trois heures, jusqu’à ce qu’une policière -qui n’a pas participé à leur interpellation- s’interroge sur leur présence au commissariat et les fasse libérer, «choquée». Face au scandale, Ikea a réagi mercredi en s’excusant et en annonçant que la plainte à l’encontre d’Émilie et de son père serait retirée.

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles