Les élus montent au créneau après la mort d'un adolescent de 12 ans à la suite d'une rixe

Des moyens supplémentaires sont demandés pour le département. [© AFP]

Les réactions ont été unanimes, tous bords politiques confondus, après la mort d’un adolescent de 13 ans à la suite d’une rixe, ce week-end aux Lilas (93).

Daniel Guiraud, le maire PS de la ville, a évoqué ce lundi, sur Franceinfo, «un réel problème de service public. A force de réduire le nombre d’agents publics, de fonctionnaires de police, de justice, on le paie un jour ou l’autre».

Même son de cloche chez le président socialiste du département, Stéphane Troussel, pour qui «le prochain ministre de l’Intérieur, avec celui de l’Education et des Familles, devra s’atteler à un plan d’actions ambitieux».

De son côté, Valérie Pécresse, présidente LR de la région, «exige un électrochoc de sécurité pour la Seine-Saint-Denis», tandis qu’Alexis Corbière, député LFI du 93, a appelé Edouard Philippe «à agir», notamment en déployant «des éducateurs spécialisés pour lutter contre la délinquance juvénile».

La victime est décédée des suites des blessures reçues lors d’un affrontement entre une vingtaine de personnes, appartenant à des bandes rivales des Lilas et de la ville voisine de Bagnolet. Cinq mineurs, âgés de 14 à 17 ans, se trouvaient toujours en garde à vue ce lundi.

Ironie de l’histoire, le maire de Bagnolet avait récemment remis une pétition au Secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, réclamant la création d’un commissariat. Actuellement, un seul gère les villes des Lilas, Bagnolet, Romainville et du Près-Saint-Gervais. Soit plus de 100.000 habitants.

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles