Une médaille nationale de reconnaissance attribuée à des victimes du terrorisme

Parmi les 124 personnes qui recevront cette médaille, 22 la recevront à titre posthume. [Valery HACHE / AFP]

Le décret collectif d'attribution de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme est parue dans le Journal officiel du dimanche 4 novembre. Il met à l'honneur 124 personnes tuées ou blessées lors d'attaques survenues en France ou à l'étranger depuis 2011. 

Les victimes du 13 novembre et de l'attentat de Nice, survenu le 14 juillet 2016, sont les plus représentées. Respectivement 61 personnes et 36 personnes ont été décorées. D'autres personnes touchées lors des attentats du mois de janvier 2015 reçoivent cette médaille nationale de reconnaissance.

Mais aussi lors de l'attaque contre le musée du Bardo à Tunis, en mars 2015, de Bruxelles, le 22 mars 2016. Quatre Français touchés lors de l'intrusion d'une fourgonnette bélier des Ramblas de Barcelone, le 17 août 2017 ont eux aussi été décorés. 

Créée juste avant l'attentat de Nice

Parmi les 124 personnes mises à l'honneur, 22 sont décédées. Les 102 autres ont été blessées physiquement et/ou psychologiquement. Cette médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme a été créée le 12 juillet 2016, par décret présidentiel.

Celle-ci est «destinée à manifester l'hommage de la Nation aux victimes d'actes de terroristes commis sur le territoire national ou à l'étranger», expliquait le ministère de la Justice dans une circulaire du 6 mars 2018.

L'idée de mettre en place une telle décoration remonte à 2015. Certaines victimes des attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher avaient été décorées de la Légion d'honneur. Le grand nombre de victimes - 130 personnes ont perdu la vie - perpétré suite aux attaques du 13 novembre a changé la donne. 

L'objectif étant de créer une décoration pour rendre hommage aux victimes et non pour les récompenser des services rendus à la Nation, comme le prévaut la Légion d'honneur. 

La médaille doit être obligatoirement demandée par la personne ou par la famille, en cas de décès. L'intéressée doit être reconnu comme victime du terrorisme par le parquet de Paris ou par le fonds de garantie aux victimes. 

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