Projet d'action violente contre Macron : les suspects avaient prévu de poignarder le président lors des commémorations

Jean-Pierre B. prévoyait de poignarder le président mercredi, lors de son déplacement à Charleville-Mézières[FRANCOIS NASCIMBENI / AFP]

Le groupe d'individus proche de l'ultradroite, interpellé le 6 novembre pour avoir planifié une «action violente» contre le président Emmanuel Macron, avait prévu de s'en prendre à ce dernier pendant les commémorations du centenaire du 11 novembre. Quatre suspects ont été présentés à la justice ce samedi. 

C'est ce qu'ils ont avoué aux enquêteurs, d'après des informations de France 2 diffusées vendredi. Le principal suspect, Jean-Pierre B., ancien négociant en bois de 55 ans - originaire de Saint-Georges-de-Commiers en Isère - prévoyait de poignarder le président mercredi, lors de son déplacement à Charleville-Mézières.

Le meneur présumé du groupuscule comptait franchir le portique de sécurité avec un couteau en céramique pour éviter de faire sonner le dispositif, avant d'asséner des coups de couteau au chef de l'Etat pendant son bain de foule.

Le principal suspect était surveillé par la DGSI depuis fin octobre, en raison des messages réguliers qu'il échangeait sur des plate-formes cryptées à propos du président en des termes très virulents et violents. 

Un Monsieur Tout-le-monde

Mais son projet aurait tout de même pu aboutir selon une source proche de l'enquête interrogée par France 2. «On est vraiment intervenu juste avant une action imminente, a-t-elle indiqué à la chaîne de télévision. Il a l’air de monsieur Tout-le-monde, il aurait pu y arriver.»

Il y a quelques jours, cet homme avait évoqué un passage à l'acte et un voyage en Moselle. C'est ce déplacement qui a poussé les autorités à intervenir. 

Le 6 novembre, cinq hommes et une femme, dont Jean-Pierre B., âgés de 22 à 62 ans, ont été arrêtés. Quatre personnes se trouvaient en Moselle, une dans l'Isère, et une en Ille-et-Vilaine. Jeudi, la garde à vue de cinq d'entre eux avait été prolongée. Et ce samedi, les quatre hommes arrêtés en Moselle ont été présentés à la justice, dans le cadre de l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Paris, notamment pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle». 

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