Suicide de la présidente des «policiers en colère» : le parquet de Versailles ouvre une enquête sur les causes de sa mort

La policière Maggy Biskupski, qui incarnait le malaise et le ras-le-bol vécus par une partie de ses collègues, s'est suicidée lundi soir d'une balle dans la tête avec son arme de service. Elle a été retrouvée morte chez elle à Carrières-sous-Poissy (Yvelines). Le parquet de Versailles a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort de Maggy Biskupski, présidente des «policiers en colère».

Une seconde enquête a été ouverte contre X, par le même parquet, pour «abus de confiance». Dans plusieurs courriers envoyés à ses collègues policiers, Maggy Biskupski évoquait des problèmes au sein de son association, Mobilisation des policiers en colère.

La jeune femme, âgée de 36 ans, avait créé l'association Mobilisation des policiers en colère (MPC) suite à l'attaque au cocktail Molotov de policiers par une dizaine d'assaillants en octobre 2016 dans le quartier de la Grande-Borne (Viry-Châtillon et Grigny). Depuis, cette employée de la BAC des Yvelines se faisait dans les médias la porte-voix d'une profession à bout de souffle, réclamant davantage de moyens à son ministère de tutelle. 

Un combat qui lui avait valu en 2017 avec trois autres collègues, d'être convoquée par l'IGPN, la police des polices, pour être sortie de son «droit de réserve». Régulièrement invitée des plateaux télé, Maggy Biskrupski était sur celui de C8 lorsque Yann Moix avait dit que les policiers «chiaient dans leur froc», avant de revenir quelques jours plus tard sur ses propos.

Sa mort a suscité un hommage unanime de la classe politique, dont celui de l'actuel ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

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