Qui sont les leaders du mouvement des «Gilets jaunes» ?

Certains manifestants ont continué de bloquer les axes routiers ce lundi 19 novembre. [NICOLAS TUCAT / AFP]

Le mouvement citoyen des «Gilets jaunes», qui n'avait le soutien officiel d'aucun syndicat, a réussi son pari : faire entendre sa voix lors du blocage des axes routiers le 17 novembre. S'il n'a pas de leaders identifiés à sa tête, des membres de la société civile ont réussi à se démarquer grâce à leur action sur les réseaux sociaux. 

Jacline Mouraud

Sa colère sur Facebook contre l'augmentation du prix du carburant avait été vue plus de cinq millions de fois. Une tribune virtuelle qui lui a valu de connaître une médiatisation fulgurante, enchaînant les interviews et les plateaux de télévision. Elle est donc devenue naturellement l'un des symboles de ce mouvement contestataire.

Cette hypnothératpeute vit en Bretagne, dans le Morbihan, et utilse massivement son véhicule pour travailler. Elle dit «gagner moins de 800 euros par mois» et avoir «voté blanc aux deux tours de l'élection présidentielle en 2017». 

Samedi 17 novembre, après le décès d'une «Gilet jaune» à Pont-de-Beauvoisin, Jacline Mouraud a affirmé que le gouvernement était «responsable» de ce drame. Le lendemain, sur RTL, Christophe Castaner, le ministre de l'intérieur, expliquait que «cette dame, devenue une star médiatique, est prête à dire n'importe quoi et à faire n'importe quoi». 

Priscillia Ludosky

Habitante de Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne, elle a lancé une pétition sur le site change.org «pour une baisse des prix du carburant à la pompe», en mai 2018. Elle a aujourd'hui recueilli près d'un million de signatures et a généré le mouvement des «Gilets jaunes».

Priscillia Ludosky, commerçante en produits cosmétiques, ne s'était jamais engagé auparavant. «Je n'ai jamais fait partie d'une association, jamais été dans un parti. Alors l'esprit militant, au quotidien, mais pas dans un collectif ou autre», expliquait-elle à RFI.

eric drouet

Ce chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne) a eu l'idée de bloquer les routes de France, samedi 17 novembre. Il avait rapidement suivi la gronde de Priscillia Ludovsky, à la rentrée du mois de septembre pour protester contre la hausse des taxes sur le prix du carburant.

C'est aussi lui qui a lancé «l'acte 2» sur Facebook, prévu samedi 24 novembre à Paris. Il prévoit un grand rassemblement des «Gilets jaunes», place de la Concorde. 

Ses interventions dans les média restent rares, notamment après son intervention sur RMC dans la matinale. Après une nuit de travail, cet entretien avait été laborieux pour lui et n'avait guère convaincu. Il reste depuis loin des médias et n'est plus joignable par téléphone. Il communique uniquement par les réseaux sociaux. 

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