Fraude fiscale, abus de biens sociaux... Ce qui est reproché à Carlos Ghosn

La chaîne japonaise publique NHK a fait de nouvelles révélations sur l'affaire ce mardi. La chaîne japonaise publique NHK a fait de nouvelles révélations sur l'affaire ce mardi. [© Toshifumi KITAMURA / AFP]

Carlos Ghosn, PDG de Renault et président du conseil d'administration de Nissan et Mitsubishi Motors, était en garde à vue à Tokyo, ce mardi, pour soupçon de malversations financières. Le point sur cette affaire qui menace le constructeur français et secoue le secteur automobile mondial.

Des revenus dissimulés

Carlos Ghosn, arrêté lundi, est interrogé depuis lundi pour dissimulation de revenus aux autorités japonaises. Sa garde à vue peut durer jusqu'à 23 jours pour ce seul chef d'arrestation. Concrètement, l'homme d'affaires franco-libanais de 64 ans aurait minimisé ses revenus de l'ordre de 5 milliards de yens (38 millions d'euros) sur cinq ans à compter de 2011, selon le quotidien Nikkei. D'après Nissan, il est aussi soupçonné de biens sociaux.

Un collaborateur complice

En outre, ces bilans financiers auraient été supervisés par Greg Kelly, un de ses proches collaborateurs, également arrêté lundi. Celui-ci aurait accepté de collaborer avec la justice japonaise afin de réduire les poursuites. Une infraction pour laquelle le PDG risque jusqu'à 10 ans de prison, précise CNN Business.

Abus de biens sociaux

Selon les médias japonais, une filiale de Nissan, à l'origine destinée à subventionner des start-up, a également financé l'achat de luxueuses résidences dans quatre pays, propriétés dans lesquelles Carlos Ghosn se rendait gratuitement à sa guise. Les frais d'entretien et de rénovation auraient également été supportés par la filiale pour environ 16.000 euros. Là encore, l'implication du même Greg Kelly est fortement soupçonnée.

Des primes de cadres empochées ?

La chaîne japonaise publique NHK a fait de nouvelles révélations ce mardi. A savoir que la justice soupçonne Carlos Ghosn d'avoir pioché dans les primes de ses cadres dirigeants de Nissa, à hauteur de 8 millions d'euros par an.

A noter que l'administration française n'a identifié aucune fraude fiscale en France de la part du PDG, a assuré mardi le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

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