Le décès d'une femme après douze heures passées aux urgences crée la polémique

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris après la mort d’une femme douze heures après son admission aux urgences de l’hôpital Lariboisière (10e), a-t-on appris ce mercredi. 

Elle y avait été amenée par les pompiers vers 18h45 le lundi soir, avant de décéder mardi à 6h20 du matin. A son arrivée, la victime, âgée d’une cinquantaine d’années, «avait été prise en charge par l’infirmière d’accueil et d’orientation et enregistrée dans le circuit du service», a indiqué l’Assistance publique des hôpitaux de Paris.

La police cherche désormais à établir les circonstances et la cause de sa mort, tandis que l’AP-HP a aussi ouvert une enquête interne. Celle-ci s’attachera à déterminer si la patiente avait été vue par un médecin, si le niveau d’activité du service était normal et si les effectifs étaient présents en nombre suffisant.

Mais, dans un communiqué publié mercredi, le premier syndicat de l'AP-HP, l'Usap-CGT, a tenu à souligner que les urgences de Lariboisière sont «fréquemment en saturation», évoquant «le manque de lits et de moyens». De plus, un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire va avoir lieu ce jeudi dans l’établissement.

Il y a un an, le 29 décembre 2017, Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans, était décédée après un appel infructueux au Samu de Strasbourg.

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