Des parents lancent un appel sur Facebook pour trouver un nouveau cœur à leur bébé

La greffe de coeur est la seule chance de survie du nourrisson. (Photo d'illustration)[AFP]

Les parents du petit Antoine, un mois, ont lancé un appel sur Facebook pour lui trouver un nouveau cœur.

Le nourrisson souffre d’une défaillance cardiaque, qui empêche son cœur de se contracter correctement. Un mal que les parents du petit Antoine connaissent bien puisqu’en 2017, ils ont perdu leur premier fils, Gabriel, alors âgé de 23 jours et qui souffrait de la même défaillance.

Éprouvé par ce drame, le couple est déterminé à agir pour trouver un nouvel organe pour leur fils. Selon l’équipe médicale de l’hôpital cardiologique de Bron, où est hospitalisé le bébé, «la seule chance de survie d’Antoine est une transplantation».

Un parcours long et éprouvant

Agé d’un mois, le nourrisson a été inscrit récemment sur la liste nationale des greffes. Mais le parcours vers la transplantation risque d’être encore long. Le détail d’attente pour un tel don est de «sept mois en moyenne » et les donneurs compatibles doivent peser «entre 2,5 et 8 kilos et avoir moins d’un an», explique le père d’Antoine à l’AFP. Autre complication : le temps de la greffe, du transport de l’organe jusqu’à la fin de l’opération chirurgicale, ne doit pas dépasser six heures ».

Pour se donner plus de chances de trouver un cœur à leur fils, les parents ont lancé une page Facebook baptisée «Un cœur pour Antoine». Sur cette page, qui compte plus de 15.000 abonnés ce lundi 24 décembre au soir, c’est le bébé qui prend la parole : «je m’appelle Antoine, je suis né le 22 novembre 2018 et j’ai le cœur malade, tout comme mon grand-frère Gabriel qui n’a pas eu le temps de connaître beaucoup la vie […] J’ai besoin d’un nouveau cœur pour continuer à vivre. La greffe est ma seule chance», peut-on ainsi lire.

Reflexion sur le don d'organes

Au-delà de leur cas personnel, les parents du nourrisson veulent sensibiliser à la question du don d’organes. «Il y a en moyenne deux parents sur trois qui refusent que son enfant soit donneur», explique le père à l’agence de presse. De son côté, Antoine rappelle : «pensez au don d’organes, un jour quelqu’un que vous aimez pourrait en avoir besoin…»

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