La population de l'Ile-de-France continue à croître, grâce à la banlieue

La région parisienne compte désormais 12,1 millions d'habitants. La région parisienne compte désormais 12,1 millions d'habitants. [© Thomas SAMSON / AFP]

La région parisienne a enregistré 264.000 habitants supplémentaires en cinq ans, d'après la dernière étude démographique de l'Insee, publiée ce jeudi.

Plus que jamais région la plus peuplée du pays, l'Ile-de-France est en effet passée de 11,8 à 12,1 millions habitants entre 2011 et 2016. Chaque année, sa population a augmenté de 53.000 personnes par an, soit une hausse annuelle de 0,4 % en moyenne. Un chiffre toutefois en légère baisse par rapport aux cinq précédentes années, de 2006 à 2011, où la croissance était de 0,5 % par an.

Dans le détail, Paris est le seul département francilien où la population n'a pas augmenté. La capitale a perdu 12.000 habitants chaque année, alors qu'elle en gagnait 14.000 entre 2006 et 2011. Un phénomène causé par le déficit migratoire (la différence entre le nombre de gens qui s'installent et qui quittent la ville) qui a fortement augmenté, passant de - 0,2 % à -1,2 % par an. Un chiffre record en France, qui s'ajoute à une baisse de la natalité. Paris compte ainsi 2.190.327 habitants, contre 2.249.975 il y a sept ans.

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A contrario, les départements de la Seine-Saint-Denis, de l’Essonne et de la Seine-et-Marne tirent la croissance francilienne. Ils représentent en effet 75 % de l'augmentation de la population. C'est le cas en particulier de la Seine-Saint-Denis, qui a l'excédent naturel (la différence entre les naissances et les décès) le plus élevé de l'Hexagone, avec 20.400 habitants supplémentaires par an en moyenne. La hausse de la population dionysienne a accéléré – passant de 0,5 % par an à 1 % par an – faisant désormais du 93 le deuxième département le plus peuplé de la région, devant les Hauts-de-Seine.

Une croissance de la population «modérée» dans le 92

Le département du 92 qui est justement en perte de vitesse, car son solde migratoire s'aggrave et son excédent naturel diminue. Ainsi, le taux de croissance des Hauts-de-Seine est actuellement de 0,3 % par an. Qualifié de «modéré», il se situe au même niveau que celui des Yvelines.

Globalement, l'Institut de statistiques pointe que le dynamisme des territoires «se resserre» autour de Paris. De 2006 à 2011, la croissance était répartie dans toute la région, alors qu'elle concerne aujourd'hui surtout les zones proches de la capitale, grâce à une attractivité liée au développement économique. C'est notamment le cas de la Seine-Saint-Denis, du nord de l'Essonne et de l'ouest de la Seine-et-Marne.

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