Passeports de Benalla : la commission des lois du Sénat a demandé des explications à l'Elysée

La commission des lois du Sénat a annoncé mercredi avoir demandé des explications à l'Elysée et au gouvernement le 28 décembre sur les «conditions dans lesquelles Alexandre Benalla a pu faire usage de passeports diplomatiques» après son licenciement en juillet. 

La presse a révélé que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron disposait toujours de passeports diplomatiques et qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants africains, «alors même qu'il avait déclaré, lors de son audition sos serment du 19 septembre 2018, les avoir laissés dans le bureau qu'il occupait à l'Elysée», a souligné la commission dans u, communiqué. 

Alexandre Benalla avait indiqué au JDD, dans son édition du 30 décembre, qu'il allait rendre ses passeports diplomatiques.

L'ex-garde du corps d'Emmanuel Macron a affirmé dans les colonnes de l'hebdomadaire qu'il allait restituer ces documents au ministère de Affaires étrangères «dans les prochains jours». 

Alexandre Benalla, de nouveau dans une tempête médiatique depuis que Mediapart a révélé qu'il continuait à voyager avec ses passeports diplomatiques, a également qualifié la polémique de «complètement disproportionnée». Et ce, alors qu'il a été limogé par l'Elysée, le 23 juillet et que le ministère des Affaires étrangères affirme lui avoir réclamé ces documents, en juillet.

«Je suis satisfait que la justice puisse désormais mettre un terme aux rumeurs et aux insinuations qui courent sur mon compte», a-t-il ajouté. Alexandre Benalla a également indiqué vouloir «qu'on (le) considère comme un justiciable ordinaire, ni plus ni moins».

Un usage pour «confort personnel»

«J'ai peut-être eu tort de me servir de ces passeports», a expliqué samedi Alexandre Benalla au téléphone depuis l'étranger au JDD. «Mais je tiens à dire que je ne l'ai fait que par confort personnel, pour faciliter mon passage dans les aéroports. En aucun cas je ne les ai utilisés pour mes affaires. Je ne vois d'ailleurs pas à quoi ils auraient pu me servir...», a-t-il poursuivi.

Quelques heures plus tôt, le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour «abus de confiance» et «usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle», après avoir été saisi par la présidence de la République et par le Quai d'Orsay.

Le JDD a également publié le courrier de réponse envoyé par l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron au directeur de cabinet du Président, Patrick Strzoda. «Pour répondre donc à vos questions, je vous confirme que tout au long des fonctions qui m’ont été confiées à l’Elysée, je n’ai jamais effectué de missions personnelles et privées et que je n’ai a fortiori jamais reçu directement ni indirectement de rémunérations en résultant», a-t-il écrit dans cette lettre.

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