MyBubelly, la méthode controversée qui permettrait de choisir le sexe de son bébé

La méthode cherche à modifier le pH vaginal des futures mamans [PHILIPPE HUGUEN / AFP].

Une entreprise a mis en ligne une méthode qui permettrait, selon elle, de favoriser les chances d’avoir un garçon ou une fille, selon l’envie des parents. Appelée MyBuBelly, elle suscite les critiques de nombreux professionnels.

Sur son site internet, l’entreprise propose aux parents deux méthodes (une par sexe) pour la future maman. Durant trois à six mois, et en commençant avant de concevoir le bébé, elle devra cumuler un régime diététique pour modifier son pH vaginal et verra son cycle d’ovulation suivi à distance pour optimiser le moment de la conception. Le tout pour 149 euros par mois.

Bananes et sardines pour un garçon

MyBuBelly indique qu’un pH acide favoriserait naturellement l’arrivée d’une petite fille, et un pH alcalin celle d’un petit garçon. Dans le premier cas, une alimentation à base de produits laitiers et de choux doit ainsi être privilégiée. Dans le second, des plats plus salés et contenant beaucoup de potassium sont à cibler.

Une mère de famille ayant eu recours à la méthode pour avoir un garçon explique ainsi dans Le Parisien avoir dû manger des bananes deux à trois fois par jour et du poisson en boîte, comme des sardines, chaque soir. Elle dit avoir même bu des litres d’une eau riche en minéraux. Au final, son pH est passé de 6 à 8,5 en deux mois, raconte-t-elle (le pH se mesure sur une échelle de 14, où l’acide est présent de 1 à 6, le neutre à 7 et l’alcalin de 8 à 14).

efficacité réelle ou charlatanisme ?

Si le programme semble avoir fonctionné pour cette maman, elle laisse sceptique les professionnels de santé. Sur RTL le gynécologue et obstétricien François Olivennes a réagi au taux de réussite de 90% avancé par la créatrice de la méthode. Selon lui, si l’on considère qu’il y a de base 50% de chance d’avoir un garçon ou une fille, alors elle permettra peut-être d’augmenter légèrement la probabilité d’avoir un bébé du sexe espéré, mais en aucun cas de le choisir. Toujours sur la radio, le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens de France Israël Nisand a lui parlé de charlatanisme.

De manière plus générale, beaucoup de médecins demandent au moins une étude scientifique pour en savoir plus sur cette méthode.

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