«Gilets jaunes» : des policiers choqués obtiennent 45 jours d'ITT

Les policiers ont été jugés particulièrement choqués psychologiquement [JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP]

Deux des policiers agressés le 22 décembre à Paris, en marge de l'acte VI du mouvement des «gilets jaunes», ont obtenu quarante-cinq jours d'ITT (incapacité totale de travail), apprend-on par le Journal du dimanche. 

Particulièrement choqués, ces motards de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI 75) avaient été violemment pris à partie par des «gilets jaunes» au croisement de l'avenue George V et des Champs-Elysées. L'un des fonctionnaires de police avaient alors sorti son arme de poing, pour tenter d'éloigner les manifestants en colère.

L'homme soupçonné d'être l'un des auteurs des faits a été interpellé le 31 décembre et mis en examen pour «violences en réunion avec arme, ayant entraîné une interruption totale de travail supérieure à huit jours sur personne dépositaire de l'autorité publique». Il a par la suite été écroué. 

Quelques heures après l'altercation musclée, de nombreuses personnalités politiques avaient tenu à affirmer leur soutien aux policiers, notamment le Premier ministre Edouard Philippe qui avait déclaré : «Tout sera mis en œuvre pour identifier les auteurs de ces violences, les traduire devant la justice et faire en sorte qu'ils soient punis sévèrement». 

Après huit semaines du mouvement social le plus important du quinquennat d'Emmanuel Macron, les violences entre manifestants et policiers continuent de sévir. Le 5 janvier, un gendarme a été tabassé près de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, à Paris, lors de l'acte VIII des manifestations.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles