«Gilets jaunes» : des journalistes agressés dans plusieurs villes

L'acte IX des «gilets jaunes» a été une nouvelle journée de mobilisation émaillée de violences[GUILLAUME SOUVANT / AFP]

L'acte IX des «gilets jaunes» a été une nouvelle journée de mobilisation émaillée de violences. Ce samedi 12 janvier, ce sont notamment les journalistes, leurs agents de sécurité et les photographes qui ont été pris pour cible aux quatre coins de la France. 

Paris

A Paris, un agent de sécurité qui accompagnait un vidéaste de l'AFP a ainsi reçu des coups de matraque de la part des forces de l'ordre. Toujours dans la capitale, une équipe de la chaîne LCI a été attaquée par quelques individus. L'une des journalistes a été jetée à terre, avant d'être protégée par d'autres «gilets jaunes». 

Rouen

Une autre équipe de LCI, composée de deux journalistes et de deux agents de sécurité, a été agressée à Rouen (Seine-Maritime). Sur une vidéo partagée par le quotidien régional Paris Normandie, on voit l'un des agents être encerclé par des individus, qui le rouent de coups à terre. Une nouvelle fois, d'autres manifestants ont tenté d'intervenir pour mettre fin à ce passage à tabac.

Il souffre d'une fracture du nez, selon Thierry Thuillier, patron de l'information du groupe TF1. Valérie Nataf, directrice de la rédaction de LCI, a indiqué sur Twitter que le groupe allait «porter plainte contre les agresseurs». 

Toujours à Rouen, une journaliste de France 3 Normandie a été victime de «tentative d'agression physique et intimidations», comme l'a indiqué la chaîne sur Twitter. 

Pau

A Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, un journaliste de la chaîne locale C l'info Pau a été frappé par un individu en plein direct. «Nous avons été victimes d'une agression de la part de certains 'gilets jaunes' à Pau, tout ça parce qu'on est journalistes et que l'on nous a identifiés comme BFMTV», a expliqué Franck Paillanave sur Twitter. Le message est accompagné de la vidéo sur laquelle on voit une personne lui asséner un coup de pied dans le dos. 

Il dit avoir été soigné pour une blessure à la jambe, et a tenu à remercier les «gilets jaunes» qui «sont vite intervenus» pour lui venir en aide. Il a également décidé de porter plainte

Toulon

Le climat était également tendu à Toulon (Var), où deux journalistes vidéo de l'AFP ont été menacés alors qu'ils filmaient les échauffourées. Après avoir trouvé refuge dans un restaurant, ils ont été pris à parti par un jeune homme sans gilet jaune, et ont ensuite été pourchassés par une dizaine de personnes. Ils ont reçu «des claques dans le dos, dans la caméra» et un «coup de pied [...] dans la hanche». 

Toulouse

A Toulouse (Haute-Garonne), une journaliste de La Dépêche du midi a quant à elle été menacée dans son véhicule. «On va te sortir et te violer», a crié «une horde de 'gilets jaunes'». Lionel Laparade, rédacteur en chef adjoint chargé du numérique, a précisé sur Twitter que sa consœur a réussi à leur échapper «grâce à l'aide de deux 'gilets jaunes'». 

Marseille

Même ambiance électrique à Marseille, où, au début de la manifestation, une dizaine de personnes a empêché une journaliste de France 3 et deux photographes locaux de travailler. «Les journalistes ne font que mentir», «La seule info, c'est sur les réseaux sociaux», ont-ils scandé. 

Par ailleurs, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 janvier, une cinquantaine de «gilets jaunes» avait également bloqué le centre d'impression du journal L'Yonne Républicaine. 

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