MHD : pourquoi il est mis en examen et ce qu'il risque

MHD risque trente ans de réclusion criminelle en cas de condamnation pour homicide volontaire[THOMAS SAMSON / AFP]

Le rappeur MHD - Mohamed Sylla de son vrai nom - a été mis en examen ce jeudi 17 janvier. Mais qu'est-il exactement reproché au roi de l'AfroTrap ? Et que risque ce dernier ? 

Tout a commencé avec un drame survenu le 6 juillet 2018. Lors de ce qui semblait être un règlement de comptes entre bandes rivales, un jeune homme de 23 ans avait succombé à une blessure à l'arme blanche après un passage à tabac, à Paris, dans le Xème arrondissement. 

Une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que «plusieurs jeunes du XIXe étaient descendus sur le Xe en mode 'opération punitive'». La même source a évoqué «un règlement de comptes entre bandes du Xème et du XIXème arrondissement».

Le véhicule du rappeur aperçu sur les lieux

MHD est lié à cette affaire car son véhicule aurait été aperçu sur les lieux de la rixe mortelle. 

Alors qu'il a été placé en garde à vue, mardi 15 janvier, le rappeur a été mis en examen jeudi soir pour «homicide volontaire» et écroué. C'est donc à la fois d'avoir été présent sur les lieux du règement de comptes, ainsi que d'avoir été impliqué dans l'homicide, dont l'artiste est soupçonné aujourd'hui.

Ce que l'avocate de Mohamed Sylla, Elise Arfi, a balayé ce vendredi en écrivant dans un communiqué que son client «conteste toute implication dans cette rixe, sa présence sur le lieu des faits n'étant pas avérée». 

Si son avocate a également affirmé que MHD n'a «jamais été impliqué dans des conflits entre bandes rivales», son attachement à son quartier d'origine ne fait aucun doute.

Le rappeur a notamment rendu hommage à ses racines nord parisiennes dans son clip «XIX» sorti en septembre, dans lequel on peut voir des images en noir et blanc de la Cité rouge, dans le XIXème arrondissement, où l'artiste a passé son enfance et son adolescence. 

Que risque MHD ?

Le rappeur a été mis en examen pour «homicide volontaire», vendredi soir. Si les faits étaient avérés par la suite et qu'il était condamné pour «homicide volontaire», il risquerait trente ans de réclusion criminelle, soit la peine principale réservée aux auteurs d'un meurtre simple. 

A cela peuvent venir s'ajouter des interdictions supplémentaires, de détention d'arme, d'exercice d'activité, de séjour ou de conduite de véhicule. 

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles