A-t-on le droit de ne pas aller travailler à cause de la neige ?

24 départements sont en alerte orange neige. [AFP ]

«Un épisode neigeux suffisamment notable pour rendre les conditions de circulation difficiles» va toucher la France dès ce mardi 292 janvier, a annoncé Météo France. Des intempéries rendant parfois difficile la circulation pour certains employés, qui ne peuvent, de ce fait, pas aller travailler. Mais ont-ils le droit ?

Le site officiel de l'administration française précise que «l'absence ou le retard du salarié en cas d'intempéries (tempêtes, fortes chutes de neige...) n'est pas une faute s'il lui est impossible de se rendre au travail».

Si les routes sont impraticables ou les transports en commun bloqués, l’employé ne risque donc pas de sanction s’il est en retard ou absent. Il est néanmoins tenu de prévenir son employeur, car une absence injustifiée expose à des sanctions, comme une retenue sur salaire.

Des preuves nécessaires

L’idéal, pour prouver sa bonne foi, n’est pas seulement d’envoyer un simple sms ou mail, mais l’accompagner d’une photo de sa voiture bloquée ou du métro stoppé.

Côté conséquences sur le salaire, l'employeur n'est pas obligé de payer les journées d'absence de ses employés, sauf si la convention collective le prévoit. Ces journées seront donc retenues sur la rémunération du salarié, mais également sur ses éventuelles primes et ses tickets restaurant.

Certains employeurs peuvent proposer des solutions comme récupérer son absence via des RTT ou congés payés, ou encore accepter le télétravail.

En revanche, le salarié peut exercer son droit de retrait en refusant d’aller travailler, uniquement en cas de danger grave et imminent lors d'un déplacement professionnel. L’employeur est, dans ce cas, obligé de le rémunérer. 

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