Bientôt des gendarmes réservistes pour sécuriser les bus de grande couronne francilienne

Des gendarmes réservistes devraient être déployés dans les bus de grande couronne d'Ile-de-France à compter d'avril.

«Il faut combattre le sentiment d’insécurité, qui persiste sur les bouts de lignes et aux heures creuses».  C’est le but du plan «1.000 patrouilles en grande couronne» que nous dévoile en exclusivité Valérie Pécresse. Ce dispositif inédit en France sera voté ce mercredi en conseil d’administration d’IDF Mobilités.

Il vise à ce que, dès le mois d’avril, des gendarmes réservistes soient déployés à bord et à proximité des transports en commun en grande couronne. Des lieux où n'interviennent pas les effectifs de la Sûreté ferroviaire de la SNCF et le Groupe de protection et de sécurisation de la RATP.

Les lignes problématiques visées

Dans chacun des quatre départements, environ 250 patrouilles annuelles sont prévues, comprenant trois à quatre gendarmes, habilitées à faire des contrôles d’identité et des fouilles. 

Ils agiront en priorité à bord des bus, mais aussi dans certains trains problématiques, comme la ligne P et ses «wagons-fumeurs». Outre leur effet dissuasif, ils pourront intervenir contre les incivilités, les violences ou encore le harcèlement. «Il faut des personnes de confiance dans les bus, en plus des chauffeurs», souligne Valérie Pécresse, la présidente du syndicat des transports.

Le financement de ce dispositif, entièrement assuré par IDF Mobilités, «est encore en cours de négociation avec la gendarmerie, mais se chiffre en centaines de milliers d’euros», indique Valérie Pécresse. La présence de ces gendarmes participera aussi à la lutte contre la fraude dans les transports, l'un des chevaux de bataille de l'élue LR depuis son élection à la tête de la région.

Ce dispositif, testé dans le Val-d’Oise depuis octobre, «a largement démontré son efficacité», assure la responsable. Trente patrouilles ont été effectuées et aucun incident recensé. Durant la même période, et sur des lignes proches, environ une dizaine d'incidents graves (rixes, jets de projectiles...) ont été comptabilisés en l'absence des gendarmes.

Des patrouilles appellées à augmenter ?

A l'avenir, «l’idée est de le faire monter en puissance» cette convention signée avec la gendarmerie, selon Valérie Pécresse. A condition que la gendarmerie puisse mettre à disposition suffisamment de réservistes.

Cette mesure complètera ainsi la politique sécuritaire développée depuis trois ans par la région, avec le recrutement de 700 agents de sécurité et de médiations (pour la SNCF, la RATP et les bus), l'installation de la vidéo-surveillance dans l'ensemble des bus et presque dans tous les trains, ainsi que la généralisation du numéro d'urgence 3117.

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