La pilule contre le chagrin d’amour arrive en France

Surnommé «pilule de l’oubli», ce médicament aurait la capacité non pas de détruire un souvenir mais de le rendre plus facile à supporter. Surnommé «pilule de l’oubli», ce médicament aurait la capacité non pas de détruire un souvenir mais de le rendre plus facile à supporter. [JOHN MACDOUGALL / AFP]

Il est parfois difficile de se remettre d'un chagrin d'amour. Un chercheur canadien a ainsi eu l'idée de mettre au point une pilule pour mieux supporter la tristesse.

Le médecin, Alain Brunet, s'est pour cela tourné vers le Propranolol, un médicament utilisé dans les cas de stress post-traumatique. 

Surnommé «pilule de l’oubli», il aurait la capacité non pas de détruire un souvenir mais de le rendre plus facile à supporter. Et contrairement aux antidépresseurs, ce médicament pas comme les autres agit beaucoup plus rapidement.

Testé sur 360 victimes des attentats de Paris dans les mois qui ont suivi l’attaque du 13 novembre 2015, le Propranolol a permis d’adoucir les émotions et atténuer le souvenir traumatisant des patients. 

Des victimes d'attentats aux coeurs brisés

Après avoir constaté que le Propranolol était efficace sur les victimes d'attentats, le chercheur a donc souhaité élargir sa thérapie aux coeurs brisés. Il forme donc, depuis janvier, des médecins français qui vont, comme lui l’a expérimenté à Montréal, soigner les personnes en plein chagrin d'amour de l’Hexagone et ainsi les aider à mieux gérer leurs angoisses, comme le rapporte Le Parisien. Car les victimes de l'amour déchu seraient en effet atteintes, elles aussi, de stress post-traumatique.

Et la séance se déroule ainsi : encadré par un psychologue ou un psychiatre, le patient prend un comprimé et écrit son souvenir traumatique, puis il lit son récit une heure plus tard. La pilule, un bêtabloquant, fait effet, et intervient au moment où le souvenir passe de la mémoire de court à long terme en réduisant son intensité, à la manière de l'EMDR, une technique de stimulation visuelle qui aide les patients à «ranger» leurs mémoires traumatiques en cas de stress post-traumatique. 

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