Assurance chômage : la négociation au bord de l'échec

Les partenaires sociaux butent, encore et toujours, sur l'instauration d'un «bonus-malus» pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts.[AFP]

Mission impossible en vue mercredi au Medef où patronat et syndicats tenteront une ultime fois de rapprocher leurs vues sur la réforme de l'assurance chômage voulue par l'exécutif qui sera libre, en cas d'échec, de rédiger son propre projet.

Convoquée à 14H30, la réunion semble surtout destinée à déterminer qui va porter la responsabilité de l'échec de ces trois mois et demi de négociations. La négociatrice de la CFDT, Marilyse Léon, a évalué mardi «à vue de nez à 5%» la possibilité de parvenir à un accord lors d'une réunion qui sera «plus ou moins courte en fonction du comportement du patronat».

«C'est la dernière chance», a insisté mardi soir sur Europe 1 son numéro un, Laurent Berger, reconnaissant que «c'est mal parti». «S'ils n'aboutissent pas, eh bien ce sera à nous» de revoir les règles de l'assurance chômage, a rappelé mercredi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, indiquant sur RMC/BFM TV que dans ce cas, le gouvernement "décidera par décret".

Les partenaires sociaux butent, encore et toujours, sur l'instauration d'un «bonus-malus» pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts (moins d'un mois) alors qu'un tiers des CDD ne dure qu'une journée. Ce dispositif est réclamé par les syndicats, forts des engagements d'Emmanuel Macron en ce sens, mais catégoriquement rejeté par le patronat qui a tenté, jusqu'ici en vain, de convaincre les syndicats d'y renoncer.

 

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