Gad Elmaleh et CopyComic : ce que l'on sait de l'affaire du plagiat

L'humoriste a toujours nié les accusations dont il fait l'objet[JEFF PACHOUD / AFP]

Depuis plusieurs semaines, c'est un bras de fer sans fin qui oppose Gad Elmaleh, l'un des humoristes français les plus prolifiques et CopyComic, un Youtubeur anonyme qui expose certaines stars du rire qu'il accuse de plagiat. Dernier rebondissement de l'affaire : la suspension des tweets demandée par les avocats de l'humoriste a finalement été annulée. 

«Quand même les meilleurs avocats spécialisés dans la propriété intellectuelle n'arrivent pas à te donner raison», s'est félicité l'internaute caché derrière CopyComic, le 23 février.

L'offensive de Gad Elmaleh 

Quelques jours plus tôt, Twitter avait supprimé, à la demande des avocats de Gad Elmaleh, les tweets auxquels étaient attachées les liens des vidéos accusants l'humoriste de plagiat. Selon eux, les vidéos de presque 14 minutes chacune portaient atteinte «à ses droits voisins sur les vidéogrammes reproduits sans autorisation et seraient constitutives de contrefaçon en application du code de la propriété intellectuelle française». 

«Nous requérons donc de Twitter de retirer la vidéo litigieuse et de nous fournir l'identité et les coordonnées de l'internaute ayant créé le compte Twitter intitulé 'CopyComicVideos', sur lequel la vidéo litigieuse a été diffusée», avaient-ils ajouté. 

Scandalisé, le Youtubeur avait campé sur ses positions : «Mon anonymat est celui de ceux qui préfèrent mettre en avant le sujet et non les personnes. Je n'ai à rougir de rien. Aucune honte ici». 

Mercredi, les tweets avaient finalement été supprimés par la plateforme, pour finalement être rétablis trois jours plus tard. «Tout nouvelle plainte sera une preuve de plus de son acharnement», clame le vidéaste. 

L'humoriste nie les accusations 

Cumulant plus de deux millions de vues au total, les vidéos dévoilées par CopyComic avaient poussé Gad Elmaleh à sortir du silence, le 14 février. Déguisé en «Chouchou», son personnage culte dans le film «Coco», Gad Elmaleh évoquait le harcèlement sur les réseaux sociaux, s'en prenait notamment aux «haineux», en affirmant: «Alors ce soir, on va leur dire: 'qu'ils aillent tous se faire... bien... cajoler'». 

Des explications qui n'avaient visiblement pas convaincu CopyComic : «Sa vraie prise de parole est toujours attendue sur le fond». 

Un an plus tôt, sur le plateau de «Quotidien», Gad Elmaleh, déjà ciblé par le Youtubeur, s'était justifié en expliquant : «Est-ce que je me suis inspiré de Jerry Seinfeld (un très célèbre humoriste américain, ndlr)? Ces vingt secondes, j'ai envie de dire que ce n'est rien à côté de ce que je lui prends tous les jours. Je lui prends des heures entières d'inspiration». 

Une affaire qui peine définitivement à trouver un point final. 

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