Hijab de running : la ministre des Sports défend une «logique d'inclusion»

L'opinion de Roxana Maracineanu semble rejoindre celle de Decathlon. [LUDOVIC MARIN / AFP].

Après la polémique suscitée par le projet de commercialisation, en France, d'un hijab de running par Decathlon, Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, s'est exprimée, mardi 26 février, sur les réseaux sociaux, en semblant aller dans le même sens que l'équipementier.

Sur Twitter, l'ancienne championne de natation a ainsi indiqué que «[son] rôle est de promouvoir le sport pour tous dans une logique de progrès, d’inclusion, de respect d’autrui et de mixité», et invité chacun à garder «comme seule boussole le respect du cadre républicain». 

Une prise de parole d'une responsable politique de haut rang remarquée et qui tranche parmi toutes celles qui ont enflammé la toile. Car si Roxana Maracineanu n'apporte pas un soutien clair et tranché vis-à-vis de Decathlon, elle ne condamne pas pour autant le groupe.

Le sport, comme «levier puissant d’émancipation»

«Je veux aller chercher les femmes, les mères, les jeunes filles partout où elles sont et comme elles sont, les encourager à la pratique du sport car c’est, j’en suis convaincue, un levier puissant d’émancipation», a-t-elle ajouté.

Des mots qui rejoignent ceux prononcés, la veille, par Decathlon qui expliquait vouloir faire en sorte que «chaque femme puisse courir dans chaque quartier, dans chaque ville, dans chaque pays, indépendamment de son niveau sportif, de son état de forme, de sa morphologie, de son budget. Et indépendamment de sa culture».

Avant de s'être exprimée sur Twitter, en déplacement à Nantes, Roxana Maracineanu avait par ailleurs déclaré que si elle ne souhaitait pas promouvoir le port du voile, l’important, selon elle, est que toutes les femmes puissent faire du sport. «C’est un droit inaltérable. Les femmes qui portent le voile devraient-elles être interdites de sport  ? Ce n’est pas ma position».

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