Qui sont les candidats à la mairie de Paris ?

L'hôtel de ville de Paris suscite de très nombreux intérêts. [© JOEL SAGET / AFP]

A près d'un an des élections municipales 2020, les annonces des postulants au fauteil de maire de Paris se succèdent. Le point sur la longue liste des candidats, officiels ou pas encore.

Le parti Socialiste

Officiellement, Anne Hidalgo n'est pas encore candidate à sa réélection, et son équipe assure qu'elle va «travailler jusqu'au bout» de son mandat. Mais en coulisse, la maire sortante a déjà commencé à s'activer. Courant janvier, elle a en effet mis en branle son mouvement «Dès demain Paris en commun», en vue de rassembler ses soutiens et de faire émerger un projet pour 2020.

La République en Marche

Il vient de dégainer. Ce mercredi 6 mars, Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat au numérique, a officialisé sa candidature à l'investiture LREM. Cet ancien député de la capitale et Parisien de naissance a précisé qu'il quitterait le gouvernement «en juin» s'il était désigné candidat par le parti présidentiel.

Une surprise car jusqu'à présent, c'était Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, qui semblait mener la danse au sein du parti présidentiel. S'exprimant de plus en plus souvent à propos des sujets parisiens, comme récemment sur la pollution, il se dit qu'il pourrait bientôt démissionner afin de se consacrer à la campagne. Un récent sondage commandé par LREM à l'institut ViaVoice, dans lequel Benjamin Griveaux est le seul candidat marcheur testé face à Anne Hidalgo, le donne vainqueur avec 28 % des suffrages, contre 24 % pour la maire socialiste.

Troisième prétendant principal : Cédric Villani, mathématicien, député de l'Essonne et président du comité de soutien d'Anne Hidalgo en 2014. Il s'est déclaré «candidat à la candidature» en octobre 2018, en se disant «prêt à aller jusqu'au bout». Depuis, il multiplie les déplacements et les réunions dans la capitale.

Enfin, Hugues Renson (vice-président de l’Assemblée nationale), Anne Lebreton (adjointe au maire du 4e arrondissement) et Julien Bargeton (sénateur, conseiller de Paris et ancien adjoint aux Finances d'Anne Hidalgo) sont également sur les rangs, mais font figure d'outsider.

Alors que LREM planche sur son programme pour Paris, le patron du parti, Stanislas Guerini, a révélé que le candidat devrait être désigné «dans le courant du mois d'avril, peut-être avant les européennes», qui auront lieu à la fin mai 2019, avec la mise en place d'une commission nationale d'investiture. Et, bien-sûr, l'aval d'Emmanuel Macron.

Les Républicains

Son choix n'était pas évident il y a quelques mois, mais qui montre qu'elle croit désormais en ses chances. Rachida Dati a récemment renoncé aux Européennes pour se consacrer à la capitale. Alors qu'aucune figure n'a réellement émergé depuis l'échec de Nathalie Kosciusko-Morizet en 2014, la maire du 7e arrondissement entend essayer de réunir la droite parisienne. Une mission très difficile pour cette ancienne ministre jugée «clivante» par certains, et qui semble soutenue par Laurent Wauquiez, qui lui avait réservé une place sur la liste LR pour les élections européennes.

Présidente du groupe Les Républicains au conseil de Paris, Florence Berthout, la maire du 5e arrondissement, ne s'est pas encore jetée à l'eau. Elle se veut plutôt rassembleuse et privilégie l'idée d'une primaire «ouverte sur un centre très élargi». Mais rien ne dit que cette proche de Valérie Pécresse obtienne gain de cause.

Enfin, une troisième tête s'est invitée à la table : Jean-Pierre Lecoq. S'il n'est pas un ténor du parti de droite, celui qui s'est déclaré candidat en février est tout de même maire du 6e arrondissement depuis vingt-cinq ans. Et il n'exclue pas un accord avec LREM.

La commission d'investiture des Républicains devrait trancher à l'automne prochain.

Les Ecologistes

Président du groupe écologiste au conseil de Paris et faisant partie de la majorité large d'Anne Hidalgo, David Belliard s'appuie sur son «profil parisien» pour remporter le vote des militants de la capitale, prévu en juin. Il doit d'ailleurs tenir une conférence de presse ce mardi 12 mars afin de détailler sa démarche «Faisons Paris».

Il trouvera face à lui Julien Bayou, porte-parole d'EELV et figure à dimension nationale des écologistes. Ce dernier formera un tandem avec Antoinette Guhl, actuelle adjointe à la maire de Paris chargée de l'Economie sociale et solidaire.

Les Communistes

Président du groupe PCF au conseil de Paris, Nicolas Bonnet vient de commencer a détailler les idées de son projet, concernant d'abord la santé des Parisiens. Dans une récente interview au Parisien, il n'écarte pas la possibilité d'une alliance avec Anne Hidalgo dès le premier tour, mais a aussi évoqué le mouvement Génération.s de Benoît Hamon.

La France Insoumise

Seule opposante à la gauche d'Anne Hidalgo sur les bancs du conseil de Paris, Danielle Simonnet n'a pas encore été désignée candidate par sa formation. Celle qui est la coordinatrice du Parti de gauche (parti affilié à LFI) et l'une des oratrices des Insoumis avait déjà participé aux municipales de 2014. Elle avait alors obtenue 4,94 % des voix.

Mais la grosse cote est représentée par Danièle Obono, seule député LFI (élue dans le nord-est) de la capitale, qui pourrait être désignée tête de liste.

Le Rassemblement National

Wallerand de Saint-Just, trésorier du parti lepéniste et déjà élu au conseil régional d'Ile-de-France, devrait avoir la difficile tâche de mener la liste RN dans la capitale. Déjà présent en 2014, il avait enregistré 6,26 % des suffrages.

les Autres candidats

S'ils n'ont pas encore officiellement postulé, deux jeunes hommes, qui flirtent avec la Macronie, pourraient faire bouger les lignes. Gaspard Gantzer, l'ex-communicant de François Hollande, a officialisé sa candidature sur France Inter le 13 mars, après avoir lancé son parti et a déjà dévoilé plusieurs propositions, notamment en faveur des familles parisiennes.

Sur sa droite, Pierre-Yves Bournazel, député Agir et siégeant au conseil de Paris avec Les Républicains, cherche à rassembler largement. Lui aussi a commencé à détailler son programme, notamment sur sa volonté d'apaiser l'espace public de la capitale.

Enfin, le «roi des forains» Marcel Campion doit présenter ce vendredi 8 mars sa permanence rue Lafayette (10e) ainsi que les têtes de listes pour chaque arrondissement. Ce candidat singulier devrait faire office de poil à gratter pour Anne Hidalgo, avec qui il est en conflit ouvert depuis de longs mois.

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles