Gilets jaunes, en direct : Edouard Philippe annonce des interdictions de manifester et limoge le préfet de police de Paris

A Paris, le 18e samedi de manifestation a été particulièrement violent avec le saccade des Champs-Elysées. Ce lundi, le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures sécuritaires et le limogeage du préfet de police de Paris.

21h31

Après la manifestation de samedi, marquée par un «regain de violence», 58 personnes ont été jugées en comparution immédiate à Paris. 

20h59

Le Premier ministre a défendu sur France 2 la «réponse ferme» de l'exécutif après les violences de samedi. «Il est certain que si nous avons une stratégie qui permet aux forces de l'ordre d'être plus mobiles, d'être plus dynamiques, d'être plus fermes, il y a plus de risque», a reconnu le Premier ministre, interrogé sur le risque accru d'une stratégie de maintien de l'ordre qui aille davantage au contact des manifestants et des casseurs pour éviter les dégradations.

«Jusqu'à présent, nous avons voulu faire très attention et nous voulons toujours faire très attention aux débordements, aux accidents à la sécurité des personnes, mais nous constatons que le déchaînement de violence justifie une réponse ferme. Je l'assume», a-t-il poursuivi.

20h38

Les représentants des commerçants ont salué lundi les annonces du Premier ministre en réaction aux violences survenues lors de la dernière manifestation des gilets jaunes, mais ils s'interrogent sur la faisabilité de l'interdiction de manifester. 

20h31

Christophe Castaner a estimé que le préfet de police Michel Delpuech, limogé après les violences sur les Champs-Elysées, avait été «déstabilisé» par des «choses qui lui ont échappé». Regrettant une «inhibition» des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre «pas mise en oeuvre», le ministre de l'Intérieur a affirmé que «des décisions, des instructions ont échappé» au préfet de police.

«Il est important que nous puissions établir à quel niveau des fautes ont été commises», a souligné M. Castaner, expliquant que «des consignes ont été données en-dessous du préfet de police». «Je sais où, je sais qui» a passé ces consignes, a affirmé le ministre.

20h03

La France «explose de colère», affirme le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, en appelant le gouvernement à répondre «aux questions de pouvoir d'achat» des Français plutôt qu'apporter des réponses sécuritaires pour stopper les violences. Dénonçant «une forme d'escalade de la violence» due à une «mauvaise gestion» des manifestations des gilets jaune", Fabien Roussel a estimé que «si le gouvernement veut que ça cesse, qu'il réponde aux questions de pouvoir d'achat que posent les Français» plutôt que des réponses sécuritaires, lors de l'émission Audition Publique sur LCP et Public Sénat, en partenariat avec l'AFP et Le Figaro.

17h00

Edouard Philippe évoque l'augmentation du tarif de la contravention en cas de participation à une manifestation interdite. Actuellement à 38 euros, les amendes passeront ainsi à 135 euros. 

16h59

L'exécutif a décidé d'interdire les manifestations de gilets jaunes dans plusieurs quartiers de France, dont les Champs-Elysées à Paris, si des «éléments ultras» sont présents, indique Edouard Philippe. «Nous interdirons les manifestations se revendiquant des "gilets jaunes" dans les quartiers qui ont été les plus touchés dès lors que nous aurons connaissance de la présence d'éléments "ultras" et de leur volonté de casser. Je pense bien évidemment aux Champs-Élysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse», où «nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements», a-t-il précisé.

16h58

Edouard Philippe annonce le départ du préfet de police de Paris, Michel Delpuech. Il sera remplacé par Didier Lallement, actuel préfet de Nouvelle Aquitaine. 

16h57

«Nous allors renforcer la fermeté de notre doctrine de maintien de l'ordre mais nous voulons d'abord protéger le droit de manifester», souligne le Premier ministre. 

16h55

Lors d'une allocution à Matignon, Edouard Philippe a relevé des «dysfonctionnements» ce samedi, évoquant notamment des «consignes inappropriées» sur l'usage des LBD. 

15h32

Ingrid Levavasseur, initiatrice d'une liste «gilets jaunes» pour les élections européennes avant de renoncer, a annoncé lundi qu'elle ne participerait plus aux manifestations des «gilets jaunes», dénonçant «l'extrême violence» qui les a émaillées.

«Ingrid Levavasseur n'ira plus manifester avec les gilets jaunes», selon un communiqué, confirmant qu'elle a bien défilé samedi à Paris à la Marche pour le climat, mais qu'elle n'était pas sur les Champs-Elysées où manifestaient les «gilets jaunes» et où la violence a de nouveau explosé.

Mme Levavasseur, qui avait déjà condamné la violence qui entoure le mouvement, a de nouveau dénoncé «sans réserve les injures sexistes et racistes et l'extrême violence qui émaillent les derniers 'actes'». Elle-même avait été bousculée et visée par des insultes lors de manifestations.

15H10

Cinq «gilets jaunes» interpellés à Fleury-les-Aubrais (Loiret) sont convoqués en juin devant la justice pour recel d'objets volés lors de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» samedi, a indiqué lundi à l'AFP le procureur de la République d'Orléans.

«C'est un passager du train qui a donné l'alerte alors que ces personnes se vantaient d'avoir récupéré des objets volés sur les Champs-Élysées», a indiqué Nicolas Bessone, procureur de la République d'Orléans, confirmant une information d'Europe 1.

Parmi ces objets, une cafetière de marque Nespresso, un collier Swarovski ainsi que des vêtements Celio et Hugo Boss. L'ensemble a été évalué à environ un millier d'euros.

13h41

Selon la Fédération française de l'assurance (FFA), le coût des dégradations effectuées en marge des journées de mobilisation des gilets jaunes se chiffrent à 170 millions d'euros. Et ce, sans compter l'acte 18, selon les professionnels du secteur. 

«10.000 déclarations de sinistres» ont été recensées, a indiqué la FFA qui estime que 30 à 40% des entreprises n'ont pas souscrit à une garantie pour se couvrir contre le manque à gagner.

13H15

Emmanuel Macron estime «que la seule réponse possible est une réponse de sécurité» face à la nouvelle explosion de violence samedi lors de la manifestation des «gilets jaunes» à Paris, a-t-on appris lundi auprès d'un proche du président de la République.

Pour le chef de l'Etat, la situation «démontre qu'il s'agit d'un noyau dur de 40.00 à 50.000 personnes et que la seule réponse possible est une réponse de sécurité», selon ce proche. Le chef de l'Etat est «très déterminé» à faire en sorte que les actes de violences s'arrêtent et estime qu'il n'y a «pas de dialogue possible avec ce noyau dur extrémiste», ajoute la même source.

12H16

Le gouvernement allemand soutient les autorités françaises face à la «terrifiante» violence du week-end à Paris lors de la journée d'action des «gilets jaunes», a affirmé lundi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

«L'irruption de violence et de cette rage destructrice à Paris le week-end passé est terrifiante et n'a rien de commun avec des manifestations pacifiques et démocratiques», a estimé Steffen Seibert lors d'un point presse régulier, soulignant que Berlin était «au côté» de la France. 

11H34

Cinq «gilets jaunes», âgés de 27 à 58 ans et originaires de Montluçon (Allier), et interpellés à Fleury-les-Aubrais (Loiret) sont convoqués en juin devant la justice pour recel d'objets volés lors de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» samedi, a indiqué lundi à l'AFP le procureur de la République d'Orléans.

Parmi ces objets, une cafetière de marque Nespresso, un collier Swarovski ainsi que des vêtements Celio et Hugo Boss. Les cinq «gilets jaunes» ont été placés en garde à vue. Ils ont reconnu avoir participé à la manifestation, mais pas aux saccages et aux pillages des magasins, assurant avoir seulement «récupéré» les objets. Remis en liberté, ils comparaîtront le 3 juin pour recel d'objets volés. La peine encourue pour ce type de délit est de cinq ans de prison.

09H32

Après les violences observées à Paris à l'occasion de l'acte 18 des «gilets jaunes», le président de la République Emmanuel Macron a indiqué à ses collaborateurs qu'il souhaitait interdire les rassemblements sur les Champs-Élysées.

«Ce n'était pas une manifestation, c'était une émeute», a d'abord jugé le chef de l'État auprès de ses collaborateurs. «Ce n'étaient pas des manifestants mais des casseurs et leurs complices. Le gouvernement doit protéger les Français et en particulier ceux qui travaillent. Donc désormais, je veux qu'on interdise ces rassemblements sur les Champs-Élysées. C'est terminé !», a-t-il tonné.

07H30

Edouard Philippe sera à l'Elysée dès lundi à 11H30 avec le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nunes, ainsi que la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Il fera «ses propositions d'adaptation au président (...) pour renforcer la doctrine d'emploi des forces de l'ordre» et «s'assurer à tout moment de la fermeté de son exécution», a indiqué Matignon. Car l'heure est aux comptes et Matignon l'avoue : il y a eu des «dysfonctionnements» du dispositif de sécurité face à une flambée de violence qui renvoie à un niveau de tension connu en décembre, avec le saccage de l'Arc de Triomphe, alors que le mouvement des «gilets jaunes», lancé il y a quatre mois, semblait marquer le pas dans la rue.

Christophe Castaner et son homologue pour l'Economie Bruno Le Maire devront aussi s'expliquer mardi devant les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat sur ces violences et leurs conséquences économiques. M. Le Maire recevra lundi à Bercy des représentants des secteurs d'activités touchés (commerçants, assurances, hôtellerie).

Dimanche 17 mars

8h30

Suite aux violences qui ont eu lieu à Paris, lors de la manifestation, 200 personnes ont été placées en garde à vue dont 15 mineurs, rapporte Franceinfo. 

Samedi 16 mars

23H05

Emmanuel Macron s'est exprimé sur les violences en marge des manifestations depuis la Place Beauvau où une réunion de crise était organisée. Le Président a déclaré vouloir des «décisions fortes, complémentaires pour que cela n'advienne plus». 

20H20

Emmanuel Macron sera à la cellule de crise au ministère de l'Intérieur vers 22H30, apprend-on de l'Elysée. 

19H58

Christophe Castaner s'est à son tour rendu sur les Champs-Elysées, expliquant aux journalistes présents sur place que «l'heure est à remercier ceux qui ont été attaqués». 

19H35

Alors que le ministère de l'Intérieur fait état de 32.300 manifestants mobilisés dans toute la France, la préfecture de police a indiqué que 230 interpellations avaient été effectuées. 

19H15

Emmanuel Macron a finalement décidé d'écourter son séjour à la Mongie et de rentrer à l'Elysée, apprend-on par l'AFP. 

18H56

192 interpellations ont eu lieu à Paris selon les nouveaux chiffres de la préfecture de police.

18H

Selon les chiffres communiqués par la préfecture de police, 18 personnes sont blessées du côté des forces de l'ordre et 42 parmi les manifestants. 

17H50

17H05

«Aucune cause ne justifie cette violence», a déclaré Edouard Philippe. Venu pour remercier les forces de l'ordre, le Premier ministre a également rappelé : «Notre objectif est un objectif de total fermeté». 

17H

Les autorités font désormais état de 121 interpellations. 64 personnes ont été placées en garde à vue selon les chiffres communiqués par une source judiciaire. 

16H47

Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'arriver sur place pour remercier les membres des forces de l'ordre. 

16H31

46 personnes ont été placées en garde à vue, selon une source judiciaire. 

16h14

109 interpellations ont été comptabilisées à Paris. 

16H

Selon les chiffres communiquées par le ministère de l'Intérieur, 14.500 étaient mobilisées en France à 14h. 

15H37

Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a exprimé son «total soutien à nos commerçants et aux Parisiens qui n'en peuvent plus». 

15h35

Le bilan des interpellations s'élève à 94 dans la capitale. 

15h07

Selon le dernier bilan de la préfecture de police, 82 personnes ont été interpellées en marge de la manifestation. Le parquet de Paris précise que 30 personnes ont été placées en garde à vue. 

14h36

Après une brève période d'accalmie, de nouveaux heurts ont éclaté au niveau de la place de l'Etoile. 

14h07

Un immeuble était en feu au niveau de Franklin Roosevelt, après l'incendie d'une agence bancaire. Les pompiers, intervenus pour évacuer les habitants, font état de 11 blessés légers. «Deux personnes ont été sauvées des flammes. Une femme et son bébé étaient coincées au deuxième étage», ont-ils ajouté.

«Les individus qui ont commis cet acte ne sont ni des manifestants, ni des casseurs : ce sont des assassins», a dénoncé le ministre de l'Intérieur sur Twitter. 

13h26

A la mi-journée, les autorités font état de 64 interpellations à Paris. 

12h53

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'exprime. «Les ultraviolents sont là», souligne-t-il. 7.000 à 8.000 manifestants sont présents à Paris, dont 1.500 «ultra-violents», a-t-il précisé. 

«Il est temps d'arrêter les violences», a ajouté le ministre. 

12h42

Le restaurant le Fouquet's a été vandalisé et pillé. 

12h13

Des magasins ont été pillés sur les Champs-Elysées. La vitrine du Drugstore Publicis a été brisée et la boutique a été partiellement pillée, ont rapporté les journalistes sur le terrain.

11h56 

Le ministre de l'Intérieur dénonce sur Twitter la présence de casseurs, «des professionnels de la casse», dans le cortège. «Ma consigne : répondre avec la plus grande fermeté à ces attaques inadmissibles», ajoute Christophe Castaner. 

11h31

La situation se tend de plus en plus. Un total de 44 interpellations est évoqué. 

11h29

Sur Twitter, la gendarmerie nationale dénonce la présence «d'individus radicaux, violents, équipés et masqués». Elle appelle les gilets jaunes à se «dissocier des casseurs». 

11h00

Les premières tensions sont signalées à Paris, où 20 personnes ont été interpellées. 

Des barricades ont notamment été érigées, près de la place des Ternes. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canon à eau. 

10h49

Premier mouvement dans le cortège parisien des gilets jaunes. 

10h14

Plusieurs centaines de gilets jaunes sont déjà rassemblés sur les Champs-Elysées et sur la place de l'Etoile, à Paris. 

8h00

Cet  nouveau samedi de mobilisation, baptisé «l'ultimatum» est jugé crucial pour les gilets jaunes. «Maintenant, on va passer aux choses sérieuses : l'acte 18 arrive et ça, Macron, tu peux te méfier parce que ça va être un regain de mobilisation». 

Vendredi 15 mars

21H23

Deux députés LFI du Nord ont adressé vendredi une «mise en garde» au nouveau directeur des policiers du département pour les prochaines manifestations, après une «répression» qu'ils jugent «particulièrement violente et disproportionnée» de manifestations des «gilets jaunes» et pour les droits des femmes.

18H42

Ce samedi doit être le 18e samedi de mobilisation des «Gilets jaunes». Les appels à converger vers Paris se multiplient avec comme objectif «encercler l'Elysée».

17H22

Quatre mois de prison avec sursis ont été requis vendredi contre un «gilet jaune» poursuivi pour outrage et pour avoir filmé en direct les fesses d'une policière en tenue à Lille.

Le 22 janvier, ce père de cinq enfants, intérimaire de 52 ans touchant le Smic, était allé devant le commissariat de Lille avec d'autres personnes pour soutenir des «gilets jaunes» en garde à vue.

14h34

Les forces de l'ordre seront vigilantes et mobilisées samedi face à d'éventuels «ultraviolents» présents lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes, a affirmé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à Saint-Astier (Dordogne).

«Demain, nous serons extrêmement vigilants et totalement mobilisés, à Paris comme partout en France», a affirmé le ministre devant la presse alors qu'il célèbre en Dordogne les 50 ans du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG).

«Il y a effectivement de nombreux appels (qui circulent, ndlr) à monter à Paris. Il y a des indications qui portent à une certaine inquiétude sur des ultraviolents qui pourraient se mobiliser mais nous serons présents partout où le risque peut apparaître», a répété le ministre.

09H41

Invité d’Europe 1, le Premier ministre Edouard Philippe a exprimé vendredi des réserves et des critiques sur plusieurs idées fiscales issues du grand débat dont le rétablissement de l'impôt sur la fortune, la baisse de la TVA ou encore l’impôt sur le revenu pour tous

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