Gilets jaunes, en direct : 2.000 personnes ont été condamnées depuis le début du mouvement

Paris, Nice ou encore Bordeaux, près d'une quinzaine de villes ont interdit certaines zones emblématiques de manifestation des gilets jaunes, samedi 23 mars, pour le 19e week-end de mobilisation. Plus calme que le week-end précédent marqué par de nombreuses dégradations et des incendies, cette journée de manifestation a réuni 40.500 personnes, dans toute la France.

> 40.500 manifestants ont été comptabilisés ce samedi 23 mars, contre 32.300 la semaine dernière. 

> Ils étaient 5.000 à Paris, contre 10.000, samedi dernier.

> 233 personnes ont été interpellées- dont 83 à Paris

16h51

Au lendemain de la 19e journée de mobilisation des gilets jaunes, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé que 2.000 personnes ont été condamnées depuis le 17 novembre, sur plus 8.700 gardes à vue.

«Le chiffre qu'il convient de retenir, c'est que 40% sont des peines d'emprisonnement ferme et 60% sont d'autres types de sanction, par exemple des travaux d'intérêt général, des sursis», a déclaré la garde des sceaux, ajoutant que «près de 1.800 personnes sont encore en attente d'un jugement.»

14h30

Quelque 2.000 personnes ont été condamnées parmi les plus de 8.700 placés en garde à vue depuis le début du mouvement  des gilets jaunes, le 17 novembre, a déclaré dimanche la ministre de la Justice.

«Sur les 2.000 jugements (de condamnation, ndlr) qui sont déjà intervenus, le chiffre qu'il convient de retenir, c'est que 40% sont des peines d'emprisonnement ferme et 60% sont d'autres types de sanction, par exemple des travaux d'intérêt général, des sursis, etc.», a expliqué Nicole Belloubet.

«Près de 1.800» personnes interpellées lors des manifestations qui se tiennent tous les samedis depuis plus de quatre mois en France, doivent encore être jugées, a-t-elle indiqué.

11h20

Une enquête a été ouverte à Nice sur les circonstances dans lesquelles une manifestante septuagénaire a été grièvement blessée samedi lors d'une charge de la police, selon le parquet.

Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, a déclaré à l'AFP qu'il avait ouvert dès samedi après-midi «une enquête classique en recherche des causes des blessures». «J'ai ordonné la saisie des images vidéo, par ailleurs d'excellente qualité, et fait des réquisitions auprès de l'hôpital Pasteur», a ajouté M. Prêtre qui a aussi fait ausculter Geneviève Legay, 73 ans, samedi soir par un médecin légiste.

«Elle a été prise en charge par les pompiers avec une qualification d'urgence relative, et à son arrivée à l'hôpital, elle s'est retrouvée avec une appréciation médicale montée d'un cran, qualifiée de pronostic réservé», a-t-il précisé. «Elle a apparemment tapé fort sur un poteau (délimitant le parcours) du tramway. Cela s'est fait dans la phase de dispersion» du rassemblement, qui avait lieu dans un périmètre où les manifestations avaient été interdites, a ajouté le procureur.

La militante souffre de plusieurs fractures au crâne et d'hématomes sous-duraux, selon sa fille. 

«Quand on se maintient dans une manifestation après les sommations réglementaires pour dire que les gens doivent se disperser, c'est un délit. Pour elle, ce n'est pas si net : là où ça s'est passé, c'était presque en dehors de la place, dans un mouvement confus des forces de l'ordre et des manifestants», a poursuivi M. Prêtre.

09h20

La famille de la militante septuagénaire grièvement blessée samedi à Nice lors d'une charge de la police contre des manifestations des gilets jaunes va porter plainte, a-t-on appris dimanche auprès de son avocat.

«La famille de Geneviève Legay, 73 ans, va porter plainte pour violences volontaires en réunion avec arme par personnes dépositaires de l'autorité publique et sur personne vulnérable», a indiqué Me Arié Alimi à l'AFP.

L'avocat a précisé que la plainte, qui «sera déposée lundi à Nice», allait également «viser le préfet en qualité de complice par ordres».

«La charge de la police a été très violente. Mme Legay, qui est une militante d'Attac, a été très grièvement blessée. Elle est ce matin dans un état stable et pas dans le coma, comme on a pu le craindre», a-t-il ajouté.

Samedi 23 mars

23h30

Si la journée du 23 mars a rassemblé moins de manifestants dans la capitale, les régions se sont mobilisées plus largement que la semaine passée. Retour sur cette journée de mobilisation.

22h40

Du côté des «gilets jaunes», qui ont établi leur propre mode de comptage et contestent celui des autorités, on affichait 127.212 manifestants dans tout le pays. 

20h37

«Aujourd'hui, l'ordre républicain a été maintenu», s'est félicité le ministre de l'Intérieur lors d'une déclaration place Beauvau. Il a relevé que 233 interpellations avaient eu lieu dans toute la France, 172 placements en garde à vue et 107 personnes verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits.

«Les bonnes consignes ont été appliquées et les résultats sont là : toutes les manifestations déclarées, à Paris comme en région, ont pu se dérouler globalement dans le calme» et les «tentatives de violences et de pillage ont pu être prévenues, empêchées, stoppées», a-t-il affirmé.

«Dans toute la France, de nombreuses personnes ont été interpellées alors même qu'elles tentaient de rejoindre Paris avec des battes de baseball, des projectiles, des masques à gaz et la volonté revendiquée de casser», a affirmé Christophe Castaner.

19H50

«65.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, ainsi que 30.000 sapeurs-pompiers», a indiqué Christophe Castaner qui a salué la mise en place d'un dispositif de sécurité efficace, ce samedi. 

Au total, 8.545 contrôle préventifs ont été effectuées à Paris, dont 5.547 dans le périmètre interdit, depuis le début de la journée.

233 personnes ont été interpellées -dont 83 à Paris- et 172 personnes ont été placées en garde à vue, selon le ministère de l'Intérieur. 

19h35

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Cataner, s'exprime en direct depuis la place Beauvau, à Paris. Selon le ministère, 40.500 manifestants ont défilé en France, dont 5.000 à Paris. 

En comparaison, ils étaient 32.300 à se mobiliser sur l'ensemble du territoire, samedi dernier, lors de la dixhuitième journée de mobilisation marquée par de nombreuses dégradations dans le quartier des Champs-Elysées. A la même date, ils étaient 10.000, rien que dans la capitale, signe d'une mobilisation moins centralisée, ce samedi. 

19h20

A Toulouse, 11 personnes ont été interpellées ce samedi et trois personnes ont été blessées. Elles se trouvent en urgence relative, selon la préfecture de police de Haute-Garonne.

19h12

Au niveau de la place de la République à Paris, un policier d'une compagnie d'intervention parisienne a été victime d'un malaise cardiaque. Il est pris en charge par les secours et conduit en milieu hospitalier, a indiqué la préfecture de police. 

Son état de santé est préoccupant, a précisé la même source. 

19h

A paris, après des heurts survenus dans le 10ème arrondissement entre forces de l'ordre et manifestants, l'heure est au retour au calme. 

18h30

A Montpellier, lors d'échauffourées, un manifestant a été blessé au visage par un projectile et deux policiers ont également été touchés. 

18h27

A Paris, 70 personnes ont été interpellées, 49 verbalisées dans le périmètre interdit, depuis le début de la journée, indique la prédecture de police de Paris. Le nombre de contrôles préventifs effectués dans la capitale atteint 6.825. 

17h55

D'après la préfecture des Alpes-Maritimes, 80 personnes ont été interpellées dans le département, dont 75 à Nice.

17h50

Des scènes d'affrontement ont lieu dans le 10ème arrondissement de Paris. 

Arrivés d'un bon pas sur le boulevard de Strasbourg, un des grands axes menant à la place de la République, les manifestants ont été bloqués par un rideau de CRS et de camions. Après un bref face-à-face, les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser le cortège, en tête duquel se trouvaient plusieurs jeunes, sweats à capuche et foulards sur le nez. Plusieurs poubelles ont été incendiées, la vitrine d'une banque brisée et un distributeur vandalisé.

Les renforts de police sont très vite arrivés, un canon à eau a été utilisé pour éteindre les feux de poubelle. Peu après 17H30, les manifestants avaient reflué et s'étaient éparpillés dans les rues alentours.

17h26

Des tensions ont éclaté au niveau du quartier de Strasbourg Saint-Denis, dans le nord de Paris. 

16h45

Le cortège immobilisé au niveau du Sacré-Coeur à Paris se disperse. 

16h28

Selon des nouveaux chiffres de la préfecture de police de Paris, 56 personnes avaient été interpellées à 15h30. Le nombre de contrôles préventifs avait grimpé à 5628 tandis que 45 personnes avaient été verbalisées sur le périmètre interdit, dans la capitale. 

16h15

Les manifestants ont envahi les marches et la pelouse du Sacré-Coeur à Paris (XVIIIème arrondissement). Des drapeaux de la Catalogne et de l'Algérie sont brandis par quelques manifestants. 

16h

A 14h, 8.300 manifestants ont été recensés sur l'ensemble du territoire, dont 3.100 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Samedi dernier, 14.500 personnes s'étaient mobilisées, dont 10.000 dans la capitale. 

15h16

Le cortège parisien défile dans le calme. Les manifestants arrivent au Sacré-Coeur à Montmartre. 

13h50

51 personnes ont été interpellées à Paris, selon la préfecture de police. 29 manifestants ont été verbalisés sur le périmètre interdit et 4.688 contrôles préventifs ont eu lieu.  

13h20

Les gilets jaunes, rassemblés dans le XVIe arrondissement de Paris, sont partis de la place Denfert-Rochereau en direction du Sacré-Coeur à Montmartre. 

12h35

A Paris, 2.322 contrôles préventifs ont été effectués, a annoncé la préfecture de police. 

A Nice, une manifestante a été blessée lors de l'évacuation de la place Garibaldi. 

12h20

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a promis samedi d'être «sans merci avec les casseurs» lors du nouveau samedi de mobilisation des gilets jaunes, dans un discours prononcé en marge de la commémoration des attentats jihadistes ayant fait quatre morts dans l'Aude le 23 mars 2018.

«Quand des casseurs vous agressent, vous attaquent, la France est avec vous», a-t-elle lancé à l'adresse notamment des policiers, gendarmes et CRS déployés dans la cour de la caserne. 

«Nous serons sans merci pour les casseurs (....) Ce que veulent ces gens, ce n'est pas le dialogue, leur seule revendication c'est la violence», a-t-elle ajouté. «Les manifestants pacifiques doivent prendre leurs distances» avec ces fauteurs de trouble, a-t-elle aussi préconisé.  

12h10

12h08

31 personnes ont été interpellées à Paris dans le cadre de la manifestation des gilets jaunes. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, six personnes ont été interpellées à Nice. 

11h45

A Nice, les premières tensions entre les manifestants et les forces de l'ordre ont lieu alors que des dizaines de gilets jaunes se sont rassemblés en milieu de matinée place Garibaldi, dans le périmètre où les manifestations ont été interdites par un arrêté préfectoral. 

10h48

Quelques dizaines de gilets jaunes ont bravé l'interdiction de manifestation sur une place du centre de Nice. Les manifestants se sont rassemblés peu après 10h00 sur la place Garibaldi, à l'intérieur du périmètre d'interdiction établi par la préfecture. 

Ils ont été immédiatement encerclés par une centaine de policiers en tenue d'intervention, et certains se sont assis par terre. 

10h39

Le nouveau préfet de police de Paris, Didier Lallement, a accueilli le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner à la préfecture de police de Paris, ce samedi matin. 

Ils ont fait un premier point sur le dispositif de maintien de l'ordre déployé à Paris. 

10h13

Dans le nord, à Tourcoing, la marche des gilets jaunes a débuté. 

Dans la capitale, la seule manifestation déclarée doit relier à partir à de 13 heures Denfert-Rochereau, au sud, au Sacré-Coeur, au nord, selon la préfecture de police. 

10h10

Sur la place du Trocadéro, les manifestants arrivent petit à petit. 

9h45

Le nouveau dispositif de sécurité mis en place samedi à Paris pour la nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes doit permettre de «faire cesser immédiatement les violences, voire des destructions», une semaine après le saccage des Champs-Elysées, a déclaré le nouveau préfet de police.

Arpentant dès 08H00 les Champs-Elysées, interdits à la manifestation par arrêté, Didier Lallement a échangé, devant la presse, avec plusieurs policiers positionnés tout le long de la célèbre avenue.

Au total, près de 6.000 membres des forces de l'ordre seront engagés à Paris, selon la préfecture de police.

samedi 23 mars

21h59

Un couple doit être jugé en comparution immédiate samedi au tribunal de Paris, après avoir exposé sur Facebook des objets qui auraient été volés au Fouquet's lors de la 18e journée de mobilisation des gilets jaunes.

Il s'agit notamment d'une jeune femme de 30 ans habitant «du côté de Tours», qui s'est vantée sur Facebook d'avoir participé à la 18e manifestation parisienne du mouvement, avait indiqué précédemment une source policière, confirmant une information de RTL.

19h34

Le détail des interdictions de manifester et de circulations dans Paris, samedi 23 mars. 

18h38

Le préfet des Alpes-Maritimes a interdit les manifestations dans un large périmètre de l'agglomération niçoise avant l'acte 19 des gilets jaunes samedi et une visite du président chinois Xi Jinping et d'Emmanuel Macron dimanche et lundi.

L'interdiction de manifester, justifiée par «le risque manifeste de trouble à l'ordre public», s'étend sur une grande partie de l'agglomération niçoise, dont la Promenade des Anglais et l'aéroport, plus ou moins étendue en fonction des jours entre samedi 04h et lundi 12h, selon un arrêté publié vendredi.

18h

Le préfet des Alpes-Maritimes a publié vendredi des arrêtés instaurant «un périmètre de protection» interdisant l'accès à certaines zones de Nice et des alentours au cours du week-end, en prévision des manifestations annoncées de gilets jaunes et de la présence des présidents chinois et français.

17h38

La brasserie Le Fouquet's, pillée et brûlée samedi dernier, restera fermée «pour une période estimée à ce stade à plusieurs mois», suite aux «dégâts considérables», a indiqué l'établissement à l'AFP

16h47

L'armée n'est «en aucun cas en charge du maintien de l'ordre et de l'ordre public», a répliqué Emmanuel Macron en réponse aux critiques concernant sa décision de renforcer le dispositif antiterroriste Sentinelle pour les manifestations prévues samedi.

«C'est exactement la même chose que ce qui avait été décidé au mois de décembre et à plusieurs reprises par le passé, c'est-à-dire faire appel aux militaires de l'opération Sentinelle pour ce qui est leur mission, la lutte contre le terrorisme et protéger des sites sensibles, pour pouvoir décharger les policiers et les gendarmes de ces missions», a affirmé le président de la République lors d'une conférence de presse à Bruxelles, en dénonçant «un faux débat» provoqué par «ceux qui jouent à se faire peur et à faire peur».

16h41 

Jean-Luc Mélenchon (LFI) a lancé vendredi un appel aux militaires de la mission Sentinelle, leur demandant de ne pas tirer même s'ils devaient en recevoir l'ordre, lors des manifestations de samedi auxquelles il a invité les Français à venir en nombre.

14h17

La Préfecture de police annonce que les manifestations seront interdites samedi sur l'avenue des Champs-Elysées et ses abords.

12H29

Deux avocats interpellent le Défenseur des droits, Jacques Toubon, pour lui demander d'obtenir des «garanties» après la décision du gouvernement de faire appel à des soldats de l'opération Sentinelle à l'occasion de l'acte 19 des «gilets jaunes» samedi, dans un courrier consulté vendredi par l'AFP.

11H52

La préfecture de Haute-Garonne a annoncé vendredi interdire les manifestations ou rassemblements de «gilets jaunes» samedi sur la place du Capitole à Toulouse, près de laquelle ce mouvement a prévu un départ de cortège. Annonçant lundi la volonté du gouvernement d'interdire de manifester «chaque fois qu'il le faudra», dans les quartiers «les plus touchés» par les violences liées au mouvement des «gilets jaunes», le Premier ministre avait cité lundi la place du Capitole parmi les sites concernés.

11H44

Un couple a été interpellé jeudi en Indre-et-Loire après avoir exposé sur Facebook des objets qui auraient été volés au Fouquet's lors de la manifestation des «gilets jaunes» samedi, a-t-on appris vendredi de source policière. Une jeune femme de 30 ans habitant «du côté de Tours» s'est vanté sur Facebbok d'avoir participé à la 18e manifestation parisienne des «gilets jaunes», selon cette source qui confirme une information de RTL.

11H18

L'ex-boxeur Christophe Dettinger, condamné en février à un an de prison aménagée en semi-liberté pour avoir frappé deux gendarmes lors de l'acte 8 des «gilets jaunes», a été suspendu de ses fonctions, selon la mairie d'Arpajon (Essonne). Cette suspension sera effective jusqu'à la fin d'une procédure disciplinaire qui avait été lancée à son encontre après les faits du 5 janvier, a-t-il été précisé, confirmant une information de RTL.

09H28

La popularité d'Emmanuel Macron est en légère baisse pour le deuxième mois consécutif après une embellie en début d'année, avec 29% (-1) des Français qui ont une bonne opinion de lui, selon un sondage BVA diffusé vendredi.

Jeudi 21 mars

19h34

Un des leaders des gilets jaunes, Benjamin Cauchy, va rejoindre en position éligible la liste conduite par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes, a-t-on appris jeudi auprès de l'intéressé et du parti Debout la France (DLF).

19h29

Les violences commises sur les Champs-Elysées lors de l'acte 18 des gilets jaunes ont sapé la crédibilité du mouvement, mais aussi celle du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour une majorité de Français, selon un sondage.

Violences, saccages, incendies : dans l'opinion, M. Castaner est la principale victime du samedi noir vécu par le quartier des Champs-Elysées le 16 mars, selon cette enquête de l'institut Odoxa. Plus des deux tiers des Français (68%) désavouent la réaction de l'exécutif, qui a voulu afficher sa «fermeté» en limogeant le préfet de police de Paris, son directeur de cabinet et le directeur de la sécurité publique (DSP) dans la ville. Pour eux, «c'est une mauvaise décision, car c'est le ministre de l'Intérieur et pas le préfet de police ou le DSP qui est le principal responsable de cet échec».

19h27

La cote de confiance d'Emmanuel Macron repart à la baisse avec 29% (-3) seulement des Français qui se disent satisfaits de son action en mars, selon un sondage OpinionWay. Après un sursaut le mois dernier, le chef de l'Etat retrouve son niveau d'avant le mouvement des gilets jaunes à l'automne 2018. 69% (+3) des personnes interrogées se disent aujourd'hui mécontentes de lui, dont 45% (+6) «très mécontentes».

19h08

Cinq gilets jaunes de Bergerac (Dordogne) ont été mis en examen  pour des incendies et départs de feux près de bâtiments publics fin décembre, et deux d'entre eux, qui ont été liés à des pillages sur les Champs-Elysées samedi dernier, ont été écroués, a annoncé le parquet.

Agés de 27 à 50 ans, ces trois hommes et deux femmes, dont un couple, «voulaient montrer leur mécontentement envers la politique du gouvernement en s'en prenant à tout ce qui touche à l'Etat», a déclaré la procureure de Bergerac Odile de Fritsch en conférence de presse. 

16h02

Après les scènes de saccage sur les Champs-Elysées samedi, le gouvernement veut mobiliser à ses côtés les professionnels du tourisme pour «rassurer» les clientèles étrangères et françaises, et réussir la saison d'été alors que la fréquentation se replie. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au quai d'Orsay chargé du Tourisme, a réuni jeudi une vingtaine de représentants de l'hôtellerie-restauration, des commerçants, des offices de tourisme, de la Mairie de Paris ou encore de la région Ile-de-France.

14h55

Huit personnes ont été interpellées jeudi en Haute-Corse et placées en garde à vue suite au blocage du dépôt pétrolier de Lucciana par des manifestants mêlant "gilets jaunes" et personnes masquées le 7 décembre

12H10

Un quinquagénaire sera jugé le 21 mai pour avoir posté sur le site du groupe Facebook «Gilets jaunes Montauban» une photo de l'acteur Clint Eastwood armé, avec la légende «Butez moi cette merde», en allusion au Premier ministre, a indiqué le parquet. L'homme, inconnu jusque là des services de police, devra répondre devant le tribunal correctionnel de Montauban de «provocation au crime par écrit, par image ou moyen de communication public par voie électronique», a précisé le parquet.

10H46

Les militaires de l'opération antiterroriste Sentinelle «ne seront pas en première ligne» samedi lors des manifestations de gilets jaunes en France, a assuré jeudi une source gouvernementale, réitérant que leur mobilisation visait à alléger la tâche des forces de l'ordre.

«Notre ennemi, c'est pas les gilets jaunes. Notre ennemi c'est les terroristes. Soyons clairs : les militaires ne vont pas se mettre à arrêter les gilets jaunes, ils ne vont pas foncer dedans ou ouvrir le feu. Ils ne seront pas en première ligne», a indiqué cette source.

09H47

L'opposition de droite et de gauche a fustigé la décision de l'exécutif de mobiliser la mission antiterroriste militaire Sentinelle samedi lors des manifestations des «gilets jaunes», mais le gouvernement appelle à «ne pas agiter des peurs». Emmanuel Macron a annoncé en conseil des ministres mercredi que les effectifs de Sentinelle seraient mobilisés pour protéger des bâtiments officiels et autres «points fixes».

Mercredi 20 mars

23h14

«Pas ça les jeunes !» : le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a conjuré les manifestants de ne pas s'engager «dans une escalade de l'affrontement» et privilégier «la voie politique du débat» pour sortir de la crise des gilets jaunes.

20h46

Le Premier ministre Edouard Philippe a décidé d'annuler son déplacement prévu ce week-end en Guyane et de le reporter sine die en raison des «questions d'ordre public» liées aux violences lors des manifestations de gilets jaunes, annonce Matignon. 

17h56

23 condamnations à de la prison ferme ont été prononcées lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris, à la suite des violences et du saccage des Champs-Elysées, lors de l'acte 18 des gilets jaunes. Au total, le tribunal a jugé 86 personnes en comparution immédiate. 

14h13

La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière «renforcée» afin de protéger des bâtiments officiels et autres «points fixes», a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Cela permettra aux forces de l'ordre de se «concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l'ordre».

12H32

Le gouvernement va interdire les manifestations de «gilets jaunes» samedi à Nice, à la veille d'une visite officielle du président chinois Xi Jinping qui débutera sur la Côte d'Azur à Nice et Monaco, a annoncé le maire LR de la ville, Christian Estrosi. Interrogé par l'AFP, la préfecture des Alpes-Maritimes s'est contentée de confirmer qu'«un arrêté était en cours de rédaction».

09H01

Près de neuf Français sur dix (86%) pensent qu'il faudra «réorienter la politique économique et sociale actuelle» à l'issue du grand débat, selon un sondage Viavoice publié mercredi. Une forte majorité se prononce également pour la rénovation des «institutions et de la démocratie» (78%) et 64% jugent souhaitable d'organiser un référendum «sur une ou plusieurs propositions issues de ce débat», contre 23% d'un avis contraire. Une majorité (62%) se dit aussi favorable à l'inscription dans la Constitution d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) «permettant de convoquer un référendum si une pétition recueille un nombre suffisant de signatures», contre 24% d'une opinion inverse, selon cette enquête pour la Fondation Jean Jaurès et La revue civique.

Mardi 19 mars

23h06

«Après le chaos de Paris», le maire LR de Nice, Christian Estrosi, demande au gouvernement d'interdire un rassemblement annoncé par des gilets jaunes dans sa ville samedi et dimanche, dans le cadre d'un «appel national».

20h49

Après plus de quatre mois d'existence, les gilets jaunes ont incendié mardi soir leur dernier campement dans la Loire, à Saint-Chamond, avant l'évacuation prévue mercredi matin.

20h41

«On ne répond pas à la souffrance d'un peuple par une réponse policière», a estimé  Marine Le Pen à propos des mesures annoncées par le gouvernement.

«Est-ce qu'il y a des gilets jaunes qui se sont radicalisés ? Bien sûr que oui. Ils se sont radicalisés parce que 18 fois de suite ils n'ont eu aucune écoute du pouvoir politique et aucune réponse à leur souffrance», a déclaré à RFI et France 24 la présidente du Rassemblement national. «On les a radicalisés en ne leur apportant pas de réponses», a-t-elle ajouté, en proposant à nouveau de dissoudre l'Assemblée nationale, avec «le vote préalable de la proportionnelle et du référendum d'initiative populaire».

19h45

Les auditions au Sénat de Christophe Castaner et Bruno Le Maire sont terminées. Critiqués par l’opposition pour la gestion de la dernière mobilisation des gilets jaunes et en particulier des violences survenues sur les Champs-Elysées, le ministre de l’Economie et le ministre de l’Intérieur ont affiché leur fermeté devant les sénateurs.

«Face à des ultras qui ne pensent qu'à détruire la République, nous devons faire front (…) en 18 samedis, c'est le bilan le plus lourd pour les forces de sécurité», a expliqué le ministre de l’Intérieur.

«Nous avions prévu ce niveau de violence (...) mais nos consignes n'ont pas été exécutées convenablement», continue Christophe Castaner. Une manière de justifier l’arrivé de Didier Lallement comme préfet de police de Paris à la place de Michel Delpuech.

 «Ces violences inacceptables ne remettent pas en cause les fondamentaux de notre pays», a de son côté expliqué Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie qui a estimé le «coût global des sinistres à 200 millions d'euros».

Le ministre de l’Intérieur est aussi revenu sur les mesures prises pour éviter de prochains débordements comme l’interdiction de manifester dans certains lieux ou quartiers samedi prochain. «Le problème ce ne sont pas les manifestations, ce sont les ultra-violents», a insisté Christophe Castaner.

16h30

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et Bruno Le Maire le ministre de l'Économie sont auditionnés au Sénat après les violences survenues sur les Champs-Élysées à Paris lors du 18e samedi de mobilisation des «Gilets jaunes».

16h30

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé la «fermeté» du gouvernement pour les prochaines mobilisations de gilets jaunes, assurant que «dès samedi prochain (...) s'il le faut, nous interpellerons massivement». Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez ont été interpellés à plusieurs reprises lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, sur la manifestation de samedi qui a donné lieu aux saccage et pillage de nombreuses boutiques sur les Champs-Elysées.

16h29

Les nouvelles mesures du gouvernement pour contrer les casseurs lors des manifestations de gilets jaunes vont «encore» accroître la pression sur les forces de l'ordre en les amenant à aller davantage au «contact», a reconnu mardi le Premier ministre Edouard Philippe. «Je sais que j'accrois la pression sur les forces de l'ordre, j'accrois encore leur nécessité d'être exemplaire. Mais je sais aussi que nous ne pourrons pas répondre à ceux qui viennent exclusivement pour casser en les regardant casser et en espérant qu'il n'y ait pas de blessé ou pas de mort», a affirmé le chef du gouvernement lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

15h38

Onze suspects ont été mis en examen après le pillage d'une boutique de bijoux et objets en cristal Swarovski samedi sur les Champs-Elysées, à l'occasion de la 18e journée de mobilisation des gilets jaunes.

15h

Le gouvernement veut répondre à la demande de proximité exprimée par les Français lors du grand débat en intensifiant le programme de revitalisation des centres bourgs lancé l'an dernier dans 222 villes de taille moyenne. «2019 doit être la phase opérationnelle» du plan Action coeur de Ville pour réhabiliter les centres bourgs, a dit le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu. Action coeur de Ville (ACV) vise à favoriser les projets novateurs pour la reconquête des centres des villes intermédiaires -20.000 à 100.000 habitants-, souvent vidés de leurs habitants après 19H00. Il doit permettre de mobiliser cinq milliards d'euros sur cinq ans (2018-2022) pour y ramener notamment des habitants et des commerces.

13H07

Un premier kiosque incendié sur les Champs-Elysées a rouvert dès mardi matin, a annoncé Médiakiosk, la société qui gère ces points de vente à Paris. Le kiosque en face du magasin Louis Vuitton au n°101 de l'avenue, qui était calciné lundi matin, a été remplacé dans la nuit et a pu rouvrir mardi matin. La kiosquière Michèle Petterlin-Brigaut, a pu reprendre «partiellement» son activité, a-t-elle indiqué à l'AFP. Trois autres kiosques calcinés lors de l'acte 18 des «gilets jaunes» ont également été enlevés cette nuit, indique Médiakiosk, une filiale de JCDecaux. Ils seront reposés et rouverts «dans les jours à venir».

Sept kiosques avaient été incendiés samedi, dont cinq totalement détruits, sur les Champs-Elysées et dans les rues adjacentes. Au total, 22 kiosques ont été saccagés à Paris en cette journée de manifestations, selon Médiakiosk avec des tags, des vitres brisées ou des rideaux arrachés. Des cagnottes en ligne, ouvertes depuis samedi pour soutenir les kiosquiers, rassemblaient mardi midi quelques milliers d'euros.

12H34

Christophe Castaner sera auditionné à l’Assemblée nationale le mercredi 27 mars par la commission des lois.

11H30

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a réclamé mardi la création d'une commission d'enquête parlementaire «sur la chaîne de commandement» après les violences de samedi, lors de la manifestation des «gilets jaunes» à Paris, a-t-on appris de sources parlementaires.

M. Jacob a fait cette demande lors de la conférence des présidents de l'Assemblée, rassemblant notamment les patrons des groupes politiques et le président Richard Ferrand (LREM), a indiqué son entourage.

La commission devra porter sur «la chaîne de commandement», le responsable LR jugeant insuffisantes -même s'il les salue- les auditions programmées par la commission des Lois de l'Assemblée, notamment celle du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Le principal groupe d'opposition a cependant déjà utilisé son droit de tirage annuel pour obtenir une commission d'enquête. Il faudrait donc que la majorité accepte sa demande pour que cette commission soit créée.

11H49

Le directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch, va être remplacé après les violences survenues samedi sur les Champs-Elysées lors de la manifestation des «gilets jaunes», a-t-on appris mardi de sources concordantes. Selon des sources gouvernementales et proches du dossier, l'exécutif a également décidé de mettre fin aux fonctions de Pierre Gaudin, l'actuel directeur de cabinet du préfet de police, Michel Delpuech. Le remplacement de ce dernier a été annoncé lundi par le Premier ministre.

09H47

La maison et la voiture d’Eric Drouet, l’un des chefs de file des gilets jaunes, ont subi plusieurs actes de vandalisme dans la nuit de lundi à mardi à Melun (Seine-et-Marne).

08H56

La députée de la France insoumise Clémentine Autain a dénoncé mardi la «logique d'escalade de la violence» dans laquelle s'enferme selon elle le gouvernement après les annonces du Premier ministre «uniquement sur le terrain sécuritaire». «Je suis atterrée et aussi inquiète par le choix du gouvernement qui s'enferme dans une logique d'escalade de la violence», a déclaré la députée de Seine-Saint-Denis sur France 2.

Lundi 18 mars

21h31

Après la manifestation de samedi, marquée par un «regain de violence», 58 personnes ont été jugées en comparution immédiate à Paris. 

20h59

Le Premier ministre a défendu sur France 2 la «réponse ferme» de l'exécutif après les violences de samedi. «Il est certain que si nous avons une stratégie qui permet aux forces de l'ordre d'être plus mobiles, d'être plus dynamiques, d'être plus fermes, il y a plus de risque», a reconnu le Premier ministre, interrogé sur le risque accru d'une stratégie de maintien de l'ordre qui aille davantage au contact des manifestants et des casseurs pour éviter les dégradations.

«Jusqu'à présent, nous avons voulu faire très attention et nous voulons toujours faire très attention aux débordements, aux accidents à la sécurité des personnes, mais nous constatons que le déchaînement de violence justifie une réponse ferme. Je l'assume», a-t-il poursuivi.

20h38

Les représentants des commerçants ont salué lundi les annonces du Premier ministre en réaction aux violences survenues lors de la dernière manifestation des gilets jaunes, mais ils s'interrogent sur la faisabilité de l'interdiction de manifester. 

20h31

Christophe Castaner a estimé que le préfet de police Michel Delpuech, limogé après les violences sur les Champs-Elysées, avait été «déstabilisé» par des «choses qui lui ont échappé». Regrettant une «inhibition» des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre «pas mise en oeuvre», le ministre de l'Intérieur a affirmé que «des décisions, des instructions ont échappé» au préfet de police.

«Il est important que nous puissions établir à quel niveau des fautes ont été commises», a souligné M. Castaner, expliquant que «des consignes ont été données en-dessous du préfet de police». «Je sais où, je sais qui» a passé ces consignes, a affirmé le ministre.

20h03

La France «explose de colère», affirme le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, en appelant le gouvernement à répondre «aux questions de pouvoir d'achat» des Français plutôt qu'apporter des réponses sécuritaires pour stopper les violences. Dénonçant «une forme d'escalade de la violence» due à une «mauvaise gestion» des manifestations des gilets jaune", Fabien Roussel a estimé que «si le gouvernement veut que ça cesse, qu'il réponde aux questions de pouvoir d'achat que posent les Français» plutôt que des réponses sécuritaires, lors de l'émission Audition Publique sur LCP et Public Sénat, en partenariat avec l'AFP et Le Figaro.

17h00

Edouard Philippe évoque l'augmentation du tarif de la contravention en cas de participation à une manifestation interdite. Actuellement à 38 euros, les amendes passeront ainsi à 135 euros. 

16h59

L'exécutif a décidé d'interdire les manifestations de gilets jaunes dans plusieurs quartiers de France, dont les Champs-Elysées à Paris, si des «éléments ultras» sont présents, indique Edouard Philippe. «Nous interdirons les manifestations se revendiquant des "gilets jaunes" dans les quartiers qui ont été les plus touchés dès lors que nous aurons connaissance de la présence d'éléments "ultras" et de leur volonté de casser. Je pense bien évidemment aux Champs-Élysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse», où «nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements», a-t-il précisé.

16h58

Edouard Philippe annonce le départ du préfet de police de Paris, Michel Delpuech. Il sera remplacé par Didier Lallement, actuel préfet de Nouvelle Aquitaine. 

16h57

«Nous allors renforcer la fermeté de notre doctrine de maintien de l'ordre mais nous voulons d'abord protéger le droit de manifester», souligne le Premier ministre. 

16h55

Lors d'une allocution à Matignon, Edouard Philippe a relevé des «dysfonctionnements» ce samedi, évoquant notamment des «consignes inappropriées» sur l'usage des LBD. 

15h32

Ingrid Levavasseur, initiatrice d'une liste «gilets jaunes» pour les élections européennes avant de renoncer, a annoncé lundi qu'elle ne participerait plus aux manifestations des «gilets jaunes», dénonçant «l'extrême violence» qui les a émaillées.

«Ingrid Levavasseur n'ira plus manifester avec les gilets jaunes», selon un communiqué, confirmant qu'elle a bien défilé samedi à Paris à la Marche pour le climat, mais qu'elle n'était pas sur les Champs-Elysées où manifestaient les «gilets jaunes» et où la violence a de nouveau explosé.

Mme Levavasseur, qui avait déjà condamné la violence qui entoure le mouvement, a de nouveau dénoncé «sans réserve les injures sexistes et racistes et l'extrême violence qui émaillent les derniers 'actes'». Elle-même avait été bousculée et visée par des insultes lors de manifestations.

15H10

Cinq «gilets jaunes» interpellés à Fleury-les-Aubrais (Loiret) sont convoqués en juin devant la justice pour recel d'objets volés lors de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» samedi, a indiqué lundi à l'AFP le procureur de la République d'Orléans.

«C'est un passager du train qui a donné l'alerte alors que ces personnes se vantaient d'avoir récupéré des objets volés sur les Champs-Élysées», a indiqué Nicolas Bessone, procureur de la République d'Orléans, confirmant une information d'Europe 1.

Parmi ces objets, une cafetière de marque Nespresso, un collier Swarovski ainsi que des vêtements Celio et Hugo Boss. L'ensemble a été évalué à environ un millier d'euros.

13h41

Selon la Fédération française de l'assurance (FFA), le coût des dégradations effectuées en marge des journées de mobilisation des gilets jaunes se chiffrent à 170 millions d'euros. Et ce, sans compter l'acte 18, selon les professionnels du secteur. 

«10.000 déclarations de sinistres» ont été recensées, a indiqué la FFA qui estime que 30 à 40% des entreprises n'ont pas souscrit à une garantie pour se couvrir contre le manque à gagner.

13H15

Emmanuel Macron estime «que la seule réponse possible est une réponse de sécurité» face à la nouvelle explosion de violence samedi lors de la manifestation des «gilets jaunes» à Paris, a-t-on appris lundi auprès d'un proche du président de la République.

Pour le chef de l'Etat, la situation «démontre qu'il s'agit d'un noyau dur de 40.00 à 50.000 personnes et que la seule réponse possible est une réponse de sécurité», selon ce proche. Le chef de l'Etat est «très déterminé» à faire en sorte que les actes de violences s'arrêtent et estime qu'il n'y a «pas de dialogue possible avec ce noyau dur extrémiste», ajoute la même source.

12H16

Le gouvernement allemand soutient les autorités françaises face à la «terrifiante» violence du week-end à Paris lors de la journée d'action des «gilets jaunes», a affirmé lundi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

«L'irruption de violence et de cette rage destructrice à Paris le week-end passé est terrifiante et n'a rien de commun avec des manifestations pacifiques et démocratiques», a estimé Steffen Seibert lors d'un point presse régulier, soulignant que Berlin était «au côté» de la France. 

11H34

Cinq «gilets jaunes», âgés de 27 à 58 ans et originaires de Montluçon (Allier), et interpellés à Fleury-les-Aubrais (Loiret) sont convoqués en juin devant la justice pour recel d'objets volés lors de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» samedi, a indiqué lundi à l'AFP le procureur de la République d'Orléans.

Parmi ces objets, une cafetière de marque Nespresso, un collier Swarovski ainsi que des vêtements Celio et Hugo Boss. Les cinq «gilets jaunes» ont été placés en garde à vue. Ils ont reconnu avoir participé à la manifestation, mais pas aux saccages et aux pillages des magasins, assurant avoir seulement «récupéré» les objets. Remis en liberté, ils comparaîtront le 3 juin pour recel d'objets volés. La peine encourue pour ce type de délit est de cinq ans de prison.

09H32

Après les violences observées à Paris à l'occasion de l'acte 18 des «gilets jaunes», le président de la République Emmanuel Macron a indiqué à ses collaborateurs qu'il souhaitait interdire les rassemblements sur les Champs-Élysées.

«Ce n'était pas une manifestation, c'était une émeute», a d'abord jugé le chef de l'État auprès de ses collaborateurs. «Ce n'étaient pas des manifestants mais des casseurs et leurs complices. Le gouvernement doit protéger les Français et en particulier ceux qui travaillent. Donc désormais, je veux qu'on interdise ces rassemblements sur les Champs-Élysées. C'est terminé !», a-t-il tonné.

07H30

Edouard Philippe sera à l'Elysée dès lundi à 11H30 avec le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nunes, ainsi que la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Il fera «ses propositions d'adaptation au président (...) pour renforcer la doctrine d'emploi des forces de l'ordre» et «s'assurer à tout moment de la fermeté de son exécution», a indiqué Matignon. Car l'heure est aux comptes et Matignon l'avoue : il y a eu des «dysfonctionnements» du dispositif de sécurité face à une flambée de violence qui renvoie à un niveau de tension connu en décembre, avec le saccage de l'Arc de Triomphe, alors que le mouvement des «gilets jaunes», lancé il y a quatre mois, semblait marquer le pas dans la rue.

Christophe Castaner et son homologue pour l'Economie Bruno Le Maire devront aussi s'expliquer mardi devant les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat sur ces violences et leurs conséquences économiques. M. Le Maire recevra lundi à Bercy des représentants des secteurs d'activités touchés (commerçants, assurances, hôtellerie).

Dimanche 17 mars

8h30

Suite aux violences qui ont eu lieu à Paris, lors de la manifestation, 200 personnes ont été placées en garde à vue dont 15 mineurs, rapporte Franceinfo. 

Samedi 16 mars

23H05

Emmanuel Macron s'est exprimé sur les violences en marge des manifestations depuis la Place Beauvau où une réunion de crise était organisée. Le Président a déclaré vouloir des «décisions fortes, complémentaires pour que cela n'advienne plus». 

20H20

Emmanuel Macron sera à la cellule de crise au ministère de l'Intérieur vers 22H30, apprend-on de l'Elysée. 

19H58

Christophe Castaner s'est à son tour rendu sur les Champs-Elysées, expliquant aux journalistes présents sur place que «l'heure est à remercier ceux qui ont été attaqués». 

19H35

Alors que le ministère de l'Intérieur fait état de 32.300 manifestants mobilisés dans toute la France, la préfecture de police a indiqué que 230 interpellations avaient été effectuées. 

19H15

Emmanuel Macron a finalement décidé d'écourter son séjour à la Mongie et de rentrer à l'Elysée, apprend-on par l'AFP. 

18H56

192 interpellations ont eu lieu à Paris selon les nouveaux chiffres de la préfecture de police.

18H

Selon les chiffres communiqués par la préfecture de police, 18 personnes sont blessées du côté des forces de l'ordre et 42 parmi les manifestants. 

17H50

17H05

«Aucune cause ne justifie cette violence», a déclaré Edouard Philippe. Venu pour remercier les forces de l'ordre, le Premier ministre a également rappelé : «Notre objectif est un objectif de total fermeté». 

17H

Les autorités font désormais état de 121 interpellations. 64 personnes ont été placées en garde à vue selon les chiffres communiqués par une source judiciaire. 

16H47

Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'arriver sur place pour remercier les membres des forces de l'ordre. 

16H31

46 personnes ont été placées en garde à vue, selon une source judiciaire. 

16h14

109 interpellations ont été comptabilisées à Paris. 

16H

Selon les chiffres communiquées par le ministère de l'Intérieur, 14.500 étaient mobilisées en France à 14h. 

15H37

Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a exprimé son «total soutien à nos commerçants et aux Parisiens qui n'en peuvent plus». 

15h35

Le bilan des interpellations s'élève à 94 dans la capitale. 

15h07

Selon le dernier bilan de la préfecture de police, 82 personnes ont été interpellées en marge de la manifestation. Le parquet de Paris précise que 30 personnes ont été placées en garde à vue. 

14h36

Après une brève période d'accalmie, de nouveaux heurts ont éclaté au niveau de la place de l'Etoile. 

14h07

Un immeuble était en feu au niveau de Franklin Roosevelt, après l'incendie d'une agence bancaire. Les pompiers, intervenus pour évacuer les habitants, font état de 11 blessés légers. «Deux personnes ont été sauvées des flammes. Une femme et son bébé étaient coincées au deuxième étage», ont-ils ajouté.

«Les individus qui ont commis cet acte ne sont ni des manifestants, ni des casseurs : ce sont des assassins», a dénoncé le ministre de l'Intérieur sur Twitter. 

13h26

A la mi-journée, les autorités font état de 64 interpellations à Paris. 

12h53

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'exprime. «Les ultraviolents sont là», souligne-t-il. 7.000 à 8.000 manifestants sont présents à Paris, dont 1.500 «ultra-violents», a-t-il précisé. 

«Il est temps d'arrêter les violences», a ajouté le ministre. 

12h42

Le restaurant le Fouquet's a été vandalisé et pillé. 

12h13

Des magasins ont été pillés sur les Champs-Elysées. La vitrine du Drugstore Publicis a été brisée et la boutique a été partiellement pillée, ont rapporté les journalistes sur le terrain.

11h56 

Le ministre de l'Intérieur dénonce sur Twitter la présence de casseurs, «des professionnels de la casse», dans le cortège. «Ma consigne : répondre avec la plus grande fermeté à ces attaques inadmissibles», ajoute Christophe Castaner. 

11h31

La situation se tend de plus en plus. Un total de 44 interpellations est évoqué. 

11h29

Sur Twitter, la gendarmerie nationale dénonce la présence «d'individus radicaux, violents, équipés et masqués». Elle appelle les gilets jaunes à se «dissocier des casseurs». 

11h00

Les premières tensions sont signalées à Paris, où 20 personnes ont été interpellées. 

Des barricades ont notamment été érigées, près de la place des Ternes. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canon à eau. 

10h49

Premier mouvement dans le cortège parisien des gilets jaunes. 

10h14

Plusieurs centaines de gilets jaunes sont déjà rassemblés sur les Champs-Elysées et sur la place de l'Etoile, à Paris. 

8h00

Cet  nouveau samedi de mobilisation, baptisé «l'ultimatum» est jugé crucial pour les gilets jaunes. «Maintenant, on va passer aux choses sérieuses : l'acte 18 arrive et ça, Macron, tu peux te méfier parce que ça va être un regain de mobilisation». 

Vendredi 15 mars

21H23

Deux députés LFI du Nord ont adressé vendredi une «mise en garde» au nouveau directeur des policiers du département pour les prochaines manifestations, après une «répression» qu'ils jugent «particulièrement violente et disproportionnée» de manifestations des «gilets jaunes» et pour les droits des femmes.

18H42

Ce samedi doit être le 18e samedi de mobilisation des «Gilets jaunes». Les appels à converger vers Paris se multiplient avec comme objectif «encercler l'Elysée».

17H22

Quatre mois de prison avec sursis ont été requis vendredi contre un «gilet jaune» poursuivi pour outrage et pour avoir filmé en direct les fesses d'une policière en tenue à Lille.

Le 22 janvier, ce père de cinq enfants, intérimaire de 52 ans touchant le Smic, était allé devant le commissariat de Lille avec d'autres personnes pour soutenir des «gilets jaunes» en garde à vue.

14h34

Les forces de l'ordre seront vigilantes et mobilisées samedi face à d'éventuels «ultraviolents» présents lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes, a affirmé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à Saint-Astier (Dordogne).

«Demain, nous serons extrêmement vigilants et totalement mobilisés, à Paris comme partout en France», a affirmé le ministre devant la presse alors qu'il célèbre en Dordogne les 50 ans du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG).

«Il y a effectivement de nombreux appels (qui circulent, ndlr) à monter à Paris. Il y a des indications qui portent à une certaine inquiétude sur des ultraviolents qui pourraient se mobiliser mais nous serons présents partout où le risque peut apparaître», a répété le ministre.

09H41

Invité d’Europe 1, le Premier ministre Edouard Philippe a exprimé vendredi des réserves et des critiques sur plusieurs idées fiscales issues du grand débat dont le rétablissement de l'impôt sur la fortune, la baisse de la TVA ou encore l’impôt sur le revenu pour tous

 

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