Pollution de l'air : un quart des écoles parisiennes exposées à des niveaux inquiétants

Un quart des écoles parisiennes dépassent les seuils légaux de concentration en dioxyde d'azote (NO2), selon une cartographie que doit rendre publique jeudi l'association Respire, qui témoigne de la mauvaise qualité de l'air respirée par les enfants, de la crèche au lycée, en Ile-de-France.

L'association Respire, soutenue par WWF et Réseau action climat, a croisé les données d'Airparif avec la carte des établissements accueillant des enfants.

Selon leur étude, en 2017, 682 des 12.520 établissements (crèches ou écoles) d'Ile-de-France étaient exposés à des niveaux de pollution dépassant les normes de NO2. La grande majorité (548) se trouve dans Paris, 125 dans la petite couronne et 9 en grande couronne.

«Le facteur principal semble être la distance aux axes routiers», souligne l'association, alors que le dioxyde d'azote est émis en grande quantité par les moteurs diesel.

A Paris intra muros, où se concentre la pollution, «26% des établissements sont au-dessus des seuils légaux», selon un communiqué de Respire. La situation s'est améliorée dans la capitale entre 2012 et 2017, avec deux fois moins d'établissements exposés à des dépassements de seuil (26% contre 66%), a calculé l'association.

Asthme et affections pulmonaires

Pour autant, elle rappelle que le dioxyde d'azote favorise l'asthme, voire les affections pulmonaires chez l'enfant.

L'association s'est aussi intéressée aux particules (PM10) et aux particules fines (PM2,5). Seul un établissement dépassait en 2017 les seuils légaux de PM10. Mais en se basant sur les critères de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus stricts, la totalité des établissements scolaires parisiens dépassent les recommandations pour les particules fines et 97% pour les PM10. 

L'association Respire recommande de mettre en place une zone à faible émission (ZFE) «ambitieuse» - il existe un projet de ZFE dans la zone intra-A86 - une voie réservée au covoiturage, aux transports en commun et aux véhicules électriques sur les autoroutes urbaines autour de Paris ou encore de restreindre la circulation autour des écoles.

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