Qu’est-il arrivé à Ange, mort trois jours après un contrôle de police en région parisienne ?

Quelques jours après un contrôle de police, Ange Dibenesha, un homme de 32 ans, a été déclaré en état de mort cérébrale après un arrêt cardiaque. Selon l'analyse tocicologique, une forte concentration de cocaïne dans le sang pourrait être la cause du décès.

Dimanche 31 mars, la préfecture de police avait donné sa version des faits dans un communiqué : «[...] Le conducteur d'un véhicule de marque BMW, en situation d'annulation de son permis de conduire, était dépisté positif au test de l'imprégnation alcoolique [...] Alors que les fonctionnaires interpellateurs étaient en attente d'un véhicule de transport de l'interpellé, ce dernier a ingéré une substance non identifiée. Il a alors été pris de convulsions».

Une version a priori confirmée par l'expert désigné pour l'analyse toxicologique, qui a indiqué jeudi 4 avril qu'une forte concentration de cocaïne dans le sang a pu être à l'origine d'une «intoxication aiguë», ayant antrainé la mort d’Ange. Selon une source proche de l'enquête, le trentenaire aurait régurgité 25 grammes de cocaïne lors de son interpellation. «Ce sont des quantités énormes», a commenté cette source, ajoutant qu'on «ne peut pas estimer combien au total il en a ingurgité».

Ses proches voulaient comprendre

«Mes amis, aidez-moi à comprendre», avait lancé ce week-end la mère d'Ange Dibenesha, dans une vidéo publiée sur Twitter (la famille aurait depuis demandé sa suppression). Le 27 mars, le jeune homme avait été contrôlé au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne. Pendant plusieurs heures, sa famille avait cherché en vain à avoir des nouvelles. Deux jours plus tard, l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, dans le XIIIe arrondissement de Paris, avait enfin contacté la mère pour lui faire part de l'état de son fils.  

L'autopsie réalisée sur la dépouille d'Ange avait déjà révélé que sa mort était probablement «d'origine toxique».

La colère sur les réseaux sociaux

Rapidement, le hashtag #JusticepourAnge a émergé sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités, artistes comme politiques, demandant à ce que les circonstances du décès du jeune homme soient élucidées au plus vite. 

«Que son âme puisse reposer en paix et que ses proches puissent avoir justice et vérité sur les circonstances de son arrestation qui a mené à son décès», a ainsi écrit Hélène Sy, présidente de l'association #Cékedubonheur. 

Sur son compte Twitter, Alexis Corbière, le député La France Insoumise de la Seine-Saint Denis, s'est interrogé :«Pourquoi ses proches sont prévenus si tard ? Que s'est-il passé ?».

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