Gilets jaunes, en direct : la famille de l'octogénaire décédée après un tir de lacrymogène a porté plainte

Photo d'illustration.[AFP]

Après la clôture du grand débat national la semaine dernière, l'heure est aux annonces. Emmanuel Macron s'adressera ce lundi 15 avril à 20h aux Français pour dévoiler ses réponses à la crise des gilets jaunes.

12h27

La famille de l'octogénaire décédée en décembre à Marseille après avoir été touchée par un tir de grenade lacrymogène en marge de manifestations a porté plainte pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner», a annoncé leur avocat.

«Le rapport d'autopsie et les éléments médicaux montrent clairement qu'il y a un lien direct entre la grenade reçue au visage par Mme Redouane et son décès, contrairement aux allégations médiatiques du procureur de la République de Marseille», a déclaré à l'AFP l'avocat de la fille de l'octogénaire, Yacine Bouzrou, confirmant des déclarations à France Bleu Provence.

Dimanche 14 avril

18h56

Emmanuel Macron annoncera, lors d'une allocution lundi à 20h diffusée à la télévision, «les chantiers d'action prioritaires et avancera les premières mesures concrètes» en réponse au grand débat et à la crise des «gilets jaunes», a annoncé dimanche la présidence à l'AFP.

SAMEDI 13 AVRIL

23h36

Retour sur la mobilisation parisienne qui a rassemblé 5.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur. 

19h12

Trois blessés sont à déplorer ce samedi. Les deux premiers ont été touchés à Toulouse et sont actuellement «en urgence relative». Le troisième est un adolescent d'une quinzaine d'années, qui a reçu des éclats de verre dans une pommette à Roanne (Loire). 

19h05

Dans la capitale, 27 personnes ont été interpellées et 9.473 contrôles préventifs ont été effectués, d'après la préfecture de police. 

19h00

Selon le décompte du ministère de l'Intérieur, 31.000 personnes ont défilé dans tout l'Hexagone à 19h. Ils étaient 5.000 à Paris. 

17h05

La tension est montée samedi à Toulouse dès le début de la manifestation de milliers de «gilets jaunes» dans la ville, proclamée «capitale» du mouvement pour son 22e acte, avec de premières charges policières pour cantonner le cortège.

16h49

A paris, 15 personnes ont été interpellées et 5885 ont fait l'objet de contrôles préventifs, d'après la préfecture de police. 

16h23

Les manifestations des «gilets jaunes» en France rassemblaient 7.500 personnes à 14H00, dont 1.300 à Paris, lors du 22e samedi consécutif de mobilisation, selon un décompte du ministère de l'Intérieur régulièrement contesté par les manifestants. Ils étaient 6.300 manifestants la semaine dernière à 14H00, dont 3.100 à Paris, toujours selon l'Intérieur.

Les manifestations se déroulaient sans incidents majeurs ce samedi à Paris. A Toulouse où avait lieu le plus important rassemblement, les forces de l'ordre ont fait à plusieurs reprises, usage de gaz lacrymogène pour contenir le cortège, ont constaté les journalistes de l'AFP.

14h17

Emmanuel Macron, qui doit présenter son plan de sortie de crise des «gilets jaunes» après trois mois de grand débat, «n'aura pas de seconde chance» et les réponses «ne pourront pas être uniquement cosmétiques ou purement institutionnelles", estime samedi le président du Sénat Gérard Larcher dans un entretien au Figaro.

13h28

Moins d'une heure après le début du cortège, les manifestants se sont heurtés à des barrages policiers sur la grande avenue point de départ du rassemblement menant au centre historique. Des gaz lacrymogènes ont été tirés par les forces de l’ordre ciblées par des tirs de projectile. Un engin de chantier des travaux menés sur l'avenue a été incendié.

12h59

Des milliers de protestataires manifestaient samedi midi à Toulouse. A Paris, quelques centaines de personnes ont commencé à défiler, selon un journaliste de l'AFP. «Urgence climat», «Macron on n'attend rien de vos annonces», «dissolution de l'AN, états généraux citoyens» pouvait-on lire sur les pancartes de tête.

VENDREDI 12 AVRIL

18h19

Le Conseil d'Etat a refusé ce vendredi de saisir le juge constitutionnel sur le recours au lanceur de balles de défense (LBD), une arme controversée utilisée par les forces de l'ordre et dont l'usage n'est pas suffisamment encadré selon ses détracteurs.

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) attaquait, au moyen d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), trois articles du code de la sécurité intérieure (L. 435-1 et L. 211-9) et du code pénal (431-3) qui régissent l'utilisation de cette arme.

17h45

Le député de La France insoumise François Ruffin a réclamé une mission d'information parlementaire sur les «bénéfices des gilets jaunes pour les Français», en contrepoint de la mission lancée par la majorité sur le coût des dégradations lors des manifestations.

Dans un courrier adressé au président de la commission des Affaires économiques Roland Lescure (LREM), M. Ruffin se dit «pas étonné» qu'une majorité qui «se vit comme un cabinet d'audit» ait créé une mission pour évaluer le coût des dégradations liées aux manifestations. «Vous auriez, sans doute, en 1789, réclamé une évaluation "des dégâts commis au nom de la liberté", et en 1936, une évaluation du coût des grèves du Front populaire», raille l'élu de la Somme, dans cette missive consultée par l'AFP.

Jeudi 11 avril

15h

La rencontre de la 33e journée de Ligue 1 entre Dijon et Rennes, prévue initialement le samedi 20 avril, a été avancée au vendredi 19 avril à 19h00, sur "instruction de la préfecture de Côte-d'Or", a annoncé jeudi la Ligue de football professionnel.

12H53

La loi anticasseurs, défendue par le gouvernement sur fond de crise des «gilets jaunes» et définitivement adoptée par le Parlement en mars, a été promulguée par Emmanuel Macron et est

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau avait indiqué mercredi qu'il n'y aurait pas de deuxième délibération au Parlement sur le texte, qui avait été partiellement censuré début avril par le Conseil constitutionnel.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a salué sur Twitter jeudi «un texte qui protège les Français face à l'insécurité et la violence. Un texte qui protège nos institutions et nos libertés».

Mercredi 10 avril

17h30

Emmanuel Macron «répondra» au message «assourdissant» pour améliorer la démocratie représentative en France, a assuré mercredi Edouard Philippe devant le Sénat, dans le dernier grand discours de l'exécutif prévu avant les premières annonces du chef de l'Etat. 

16h58

Le tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de la ville de La-Roche-sur-Yon (Vendée) qui demandait aux gilets jaunes de quitter le local communal qu'ils occupent gracieusement depuis quatre mois, sans date de sortie préalablement établie.

La commune «doit être regardée comme ayant délivré à la représentante des gilets jaunes une autorisation d'occupation du domaine public communal ne comportant aucune condition ou restriction quant à la durée de l'occupation consentie», a déclaré le tribunal administratif dans une ordonnance consultée par l'AFP. «La mesure d'expulsion sollicitée ne présente, en l'état de l'instruction, ni un caractère d'urgence ni un caractère d'utilité», a-t-il ajouté.

12H01

Les Gilets jaunes de Dunkerque donnent rendez-vous ce vendredi, à 20h30, devant la gare de Dunkerque, pour participer à une manifestation déclarée, révèle La Voix du Nord. Elle aura lieu en présence de Jérôme Rodrigues, l’une des figures nationales du mouvement.

Mardi 9 avril

17h43

Emmanuel Macron «a beaucoup appris» de la crise des gilets jaunes grâce au tour de France qu'il a effectué dans le cadre du grand débat, estime son ancien ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Celui qui avait démissionné de son poste en octobre 2018 pour redevenir maire de Lyon a cependant tenu à souligner que «les gilets jaunes et les gens qui ont participé au grand débat, c'est pas forcément les mêmes».

17h24

Emmanuel Macron va prendre des décisions immédiates qui seront «puissantes et concrètes», et ouvrir des «grands chantiers» lors de son intervention prévue dans les jours à venir après trois mois de grand débat, a déclaré mardi Edouard Philippe. Ces «grands chantiers», que le Premier ministre n'a pas détaillés, concerneront «les sujets qui devront faire l'objet d'une concertation», a-t-il expliqué lors de son discours de conclusion du grand débat devant l'Assemblée nationale, après cinq mois de crise des gilets jaunes.

«En ce qui me concerne, j'en retiens une (conclusion) principale: c'est un puissant besoin de transformation», a dit Edouard Philippe devant les députés. «Ce n'est pas le statu quo dont la France a besoin, mais de transformations», a-t-il insisté en concluant son intervention.

16h48

La secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher a de nouveau exhorté les commerçants et artisans financièrement affectés par le mouvement des gilets jaunes à se manifester auprès des organismes publics, lors d'un point d'étape avec leurs associations locales. «Il ne faut pas hésiter à aller chercher de l'aide», a déclaré la responsable politique lors d'un point-presse, même si «ce n'est pas naturel pour un commerçant d'appeler à l'aide, encore moins d'appeler le fisc pour lui demander une remise de ses impôts».

14h47

Le match entre Dijon et Amiens, initialement prévue samedi 13 avril (20H00) pour le compte de la 32e journée de Ligue 1, est avancée au vendredi 12 avril à 19H00 «sur instruction» de la préfecture, a annoncé mardi la Ligue.

13H09

Le préfet du Rhône a décidé d'interdire par arrêté «toute manifestation» samedi, après consultation du maire de Lyon et des associations de commerçants du centre-ville, reçues récemment pour évoquer leurs difficultés suite au mouvement des «gilets jaunes». Le périmètre concerné par cette interdiction «sera précisé ultérieurement», indiquent mardi la préfecture et la ville de Lyon dans un communiqué commun.

12H36

Un rassemblement de «gilets jaunes» est prévu en début d'après-midi devant le Sénat. «Il y aura une grosse mobilisation cet après-midi (mardi) à 14H30», a promis Eric Drouet.

12H21

Une rencontre prévue mardi matin au Sénat entre des sénateurs et une délégation de «gilets jaunes», dont Eric Drouet, l'une des figures du mouvement, a été annulée à la dernière minute, du fait de «risque de trouble à l'ordre public».

«On avait un rendez-vous à 10H00 qui a été annulé vingt minutes avant avec le motif de la trop grosse ampleur médiatique que ça a pris», a-t-il expliqué à l'AFP. «On est ouverts, on est présents, là, on a pris un rendez-vous, on était là, prêts à discuter. Et encore une fois, on s'oppose à un mur. Ca ne vient pas du Sénat je pense, mais plutôt du gouvernement».

Me Philippe de Veulle, cofondateur du collectif «Robes noires et gilets jaunes», qui faisait partie de la délégation, a lui aussi pointé «des motifs politiques de haut niveau, des interférences».

11H13

Le litige autour du versement de la cagnotte de soutien à l'ex-boxeur Christophe Dettinger se réglera finalement à Paris, le tribunal d'Evry (Essonne) s'étant dessaisi mardi de l'affaire, a-t-on appris auprès du tribunal. Leetchi avait assigné l'organisateur de la cagnotte devant le tribunal d'Evry (Essonne) pour demander à la justice de l'autoriser à bloquer les fonds.

A l'inverse, le couple Dettinger et l'organisateur de la cagnotte ont eux assigné la plateforme de dons en ligne devant le tribunal de Paris pour demander à ce que les sommes récoltées soient versées. L'audience à Paris est prévue mercredi. Dans sa décision de mardi et «dans l'intérêt d'une bonne justice», le tribunal d'Evry a estimé que les deux affaires devaient être instruites et jugées ensemble, et s'est dessaisi au profit de Paris.

09H12

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a estimé mardi que le discours du Premier ministre Edouard Philippe la veille lors de la présentation du bilan du grand débat national n'était «pas la hauteur».

08H32

Emmanuel Macron doit désormais proposer un référendum pour «refonder (sa) légitimité politique» après la crise des «gilets jaunes», a estimé mardi le chef de file des sénateurs Bruno Retailleau.

Lundi 8 avril

16H03

Geneviève Legay, la manifestante de 72 ans blessée le 23 mars dernier lors d'un rassemblement des gilets jaune à Nice a déclaré ce lundi sur France Bleu Azur avoir reçu un coup de matraque à la tête. 

«J'étais descendue pour la liberté de manifester, je n'avais pas vu que la place Garibaldi était dans l’arrêté d'interdiction, je n'ai pas bravé l'interdiction (...) On leur a dit qu'on pourrait être leur mère, leur grand-mère, qu'on se battait aussi pour eux, les petits gendarmes. Tout allait bien c'était joyeux on chantait, j'avais un drapeau de la paix dans les mains», a-t-elle déclaré.

«Il nous ont demandé de rejoindre le groupe du café Turin (...) Nous, on a dit oui et puis d'un coup je me suis réveillée à l’hôpital Pasteur aux urgences, a-t-elle poursuivi. Ils m'ont donné un coup de matraque dans la tête. Et ça, il faut qu'on arrive à le prouver parce que j'ai un trou derrière la tête.»

«Je pense que c'est ce coup de matraque qui m'a fait tomber. Si je m'étais pris les pieds dans les plots, comme ils disent, je me serais dit : merde ! Et j'aurais fait un vol plané. On est conscient quand on fait un vol plané. Là, je ne me souviens de rien», a-t-elle également dit.

Geneviève Legay a déposé plainte via ses avocats contre le préfet des Alpes-Maritimes et contre les forces de l'ordre. 

12H22

Edouard Philippe a salué lundi l'investissement des participants au grand débat destiné à répondre à la crise des «gilets jaunes», en évoquant «un débat démocratique», «loin des violences que d'autres se complaisent à donner».

«Ces réunions ont fait honneur à leurs participants (...), elles ont fait honneur au débat démocratique en étant très loin des exemples de violences que d'autres se complaisent à donner chaque samedi», a déclaré le Premier ministre lors de la clôture de la restitution du grand débat, dans une allusion claire aux manifestations parfois violentes des «gilets jaunes» depuis la mi-novembre.

12H18

«Cette expérience doit nous être utile pour bâtir» une démocratie plus directe et représentative, affirme le Premier ministre, sans détailler spécifiquement les mesures qui permettraient de le faire.

12H10

«Nous devons baisser plus vite les impôts» face à «une immense exaspération fiscale», annonce Edouard Philippe. Face à «une sorte de tolérance fiscale zéro», «les débats, je le crois, nous indiquent clairement la direction à prendre, nous devons baisser et baisser plus vite les impôts», estime-t-il.

12H06

Edouard Philippe se réjouit de l'ampleur et la durée du débat : «Si on ne prend pas le temps d'écouter, en général, on n'entend pas bien». Le Premier ministre a tenu à adresser «des remerciements aux Français» qui ont participé à cette consultation.

11H52

Le Premier ministre Edouard Philippe présente, ce lundi 8 avril, les résultats de l'ensemble des consultations, en attendant les premières décisions concrètes d'Emmanuel Macron.

Dimanche 7 avril

19h23

Le président de Debout la France et tête de liste aux élections européennes Nicolas Dupont-Aignan a affirmé dimanche qu'il serait «toujours» un gilet jaune dans l'attente de mesures pour répondre à ce mouvement social.

Le mouvement des gilets jaunes doit «avoir une traduction politique» car «l'enjeu c'est d'apporter des solutions», a expliqué l'actuel député de l'Essonne, qui conduit une liste au scrutin du 26 mai sur laquelle figure le «gilet jaune» Benjamin Cauchy.

Qualifiant le grand débat, dont le gouvernement doit tirer les conclusions lundi, de «grand blabla permanent qui dure depuis des semaines et qui s'arrête enfin», il a estimé que les décisions pour répondre aux gilets jaunes étaient «simples : la réindexation des pensions de retraites sur l'inflation» et une TVA «à zéro % pour les produits de première nécessité».

15h21

Trois jeunes, dont un mineur, ont été interpellés samedi soir à Dijon alors qu'ils tentaient de pénétrer dans la préfecture après avoir détruit l'une des portes. 

«Hier soir, vers 22h40, les bâtiments de la préfecture ont à nouveau fait l'objet d'une attaque», indique cette dernière dans un communiqué. Il y a une semaine, le bâtiment avait déjà été la cible de cocktails Molotov. 

SAMEDI 6 AVRIL 

19H25

Selon la préfecture de police, 43 interpellations, 14.919 contrôles préventifs et 9 verbalisations pour «périmètre interdit» étaient recensés à 18h30. 

19h11

22.300 manifestants se sont réunis en France, dont 3.500 à Paris, pour cette 21e journée de mobilisation, la plus faible participation depuis le début du mouvement selon le ministère de l'Intérieur. 

17H36

«Les gilets jaunes traduisent une insatisfaction qu'on ne doit pas traiter par le mépris», a estimé Valéry Giscard d'Estaing dans un entretien accordé au Parisien. 

17H33

Interrogée à Paris, une manifestante a jugé le Grand débat «pas suffisamment ouvert». 

16H14

Selon le ministère de l'Intérieur, 6.300 manifestants étaient présents en France à la mi-journée, dont 3.100 à Paris. 

15h08

Les premiers heurts ont éclaté à Rouen en début d'après-midi.

13h31

A la mi-journée, 21 personnes ont été interpellées à Paris. 

13h24

Eric Drouet, figure des gilets jaunes, a été verbalisé - sans être arrêté - à proximité des Champs-Elysées pour «participation à une manifestation interdite»

13h11

12h00

Les gilets jaunes se rassemblent dans plusieurs villes de France. A Paris, deux cortèges sont annoncés. 

Vendredi 5 avril

22h37

Huit nouveaux gilets jaunes de la Loire ont été mis en examen jeudi et vendredi, dont un a été écroué, pour leur implication dans l'incendie de plusieurs radars fixes.

18h21

Une alliance entre plusieurs listes de gilets jaunes aux élections européennes pourrait être annoncée dans les jours qui viennent, a appris vendredi l'AFP auprès d'un porte-parole de la liste «Ralliement d'initiative citoyenne». «Nous sommes en discussions» avec «deux ou trois listes» en vue du scrutin du 26 mai, assure Frédéric Mestdjian, porte-parole de la liste «Ralliement d'initiative citoyenne» (RIC), estimant qu'un rapprochement serait annoncé «cette semaine ou la semaine prochaine».

18h00

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, à l'origine de la proposition de loi anticasseurs, réclame «un réexamen» par le Parlement de la mesure sur les interdictions administratives de manifester, censurée jeudi par le Conseil constitutionnel.

13h56

Environ 500 gilets jaunes venus de toute la France étaient attendus à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour leur seconde «Assemblée des assemblées», trois jours de débats autour du mouvement, ses modalités, ses revendications et ses suites, ont annoncé les organisateurs.

Les participants, mandatés par des groupes locaux - badge verts à la veste, ou simples observateurs avec badges bleus - se réuniront jusqu'à dimanche à la Maison du Peuple de Saint-Nazaire, dans laquelle s'organisent et vivent des gilets jaunes depuis le 24 novembre.

12h38

Voici ce que l'on sait sur l'acte 21 des gilets jaunes ce samedi :

> A Paris, une manifestation est prévue de la place de la République jusqu'à la Défense

> Les Champs-Elysées et la place Charles-de-Gaulle seront interdits aux manifestants

> Un appel national a été lancé à Rouen

> Un rassemblement de soutien aux manifestants interpellés lors de l'acte 20 doit être organisé à Dijon

> A Bort-les-Orgues, les gilets jaunes de la Haute-Corrèze entendent manifester contre la privatisation de barrages hydro-électriques prévue d'ici à 2022

12H22

Le Premier ministre Edouard Philippe a estimé vendredi que la méthode qui a débouché sur la signature d'un «plan particulier» pour le département de la Creuse pourrait servir d'exemple «dans le cadre de la sortie du grand débat» national. Il prévoit 118 projets, définis par les acteurs locaux, et la mise à disposition de 80 millions d'euros de la part de l'Etat pour les accompagner". L'objectif étant d'innover pour redynamiser l'un des départements les plus défavorisés de France.

JEUDI 4 AVRIL

20H40

Le gouvernement en avait fait un des piliers de son arsenal sécuritaire face aux «gilets jaunes» : l'article phare de la proposition de loi anticasseurs qui prévoyait des interdictions administratives de manifester a été censuré jeudi par le Conseil Constitutionnel. L'Elysée a «pris acte» de cette censure partielle tandis que le ministère de l'Intérieur s'est félicité que les autres dispositions du texte aient été validés, notamment l'instauration d'un délit de dissimulation du visage.

15H58

Drapeaux corses à foison, banderoles sur les écoles, perturbations dans les liaisons aériennes et poignée de gilets jaunes déterminés à approcher le président : pour l'ultime débat d'Emmanuel Macron en Corse où les nationalistes ont appelé à une «île morte», le mécontentement veut se faire entendre.

12h53

Le Grand débat national, dont la première restitution est attendue lundi, a coûté environ 12 millions d'euros, a annoncé jeudi Sébastien Lecornu, l'un des ministres coordinateurs de ce grand débat, lors d'une audition devant les sénateurs. «On avait estimé le coût global entre 10 et 15 millions d'euros, on va être globalement à 12 millions d'euros», a-t-il expliqué, en réponse à une question du sénateur Philippe Dominati (LR), inquiet de «coûts cachés». 

08h58

Eric Drouet, une des figures des gilets jaunes, a été entendu mercredi en audition libre par des enquêteurs parisiens après des signalements effectués par le ministère de l'Intérieur auprès du parquet pour «provocation publique à la commission de violences». Maxime Nicolle, alias «Fly Rider», est pour sa part convoqué jeudi par les policiers, concernant des propos tenus courant mars, a annoncé son avocat Me Juan Branco.

VENDREDI 3 AVRIL

21H16

Neuf personnes sont poursuivies par la justice pour avoir avoir bloqué, le visage dissimulé, le dépôt pétrolier de Lucciana lors du mouvement des «gilets jaunes» le 7 décembre, a indiqué mercredi à l'AFP la procureure de Bastia.

«Neuf personnes sont poursuivies et les neuf ont reconnu les faits. Deux personnes sont convoquées en vue d'une composition pénale devant un délégué du procureur et sept autres sont convoquées sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)», a précisé la magistrate Caroline Tharot.

20H49

Vote blanc, proportionnelle, «RIP» ou «RIC» : les députés ont fait assaut d'idées mercredi dans le cadre de leur grand débat sur la démocratie, le gouvernement se montrant favorable à davantage de participation des citoyens, mais très prudent sur le reste.

19H08

Le Conseil constitutionnel, saisi par Emmanuel Macron, rendra jeudi sa décision sur la proposition de loi dite «anticasseurs», un texte controversé défendu par le gouvernement sur fond de crise des «gilets jaunes».

13h09

Dix mois d'emprisonnement avec sursis et une obligation de soins ont été requis mercredi contre un homme de 29 ans accusé de «violence commise en réunion» à l'encontre d'un journaliste lors d'une manifestation de gilets jaunes à Toulouse.

12h59

«J'en ai assez de cette fable du méchant flic et du gentil casseur avec son gentil cocktail Molotov», a déclaré le ministre de l'Intérieur devant les forces de l'ordre mercredi à Avignon, théâtre de violents débordements en marge des manifestations de gilets jaunes.

«Je vous fait une promesse, de me battre à chaque instant pour votre honneur (...) et de confondre ceux qui vous dénoncent et se placent de fait du côté des casseurs», a déclaré Christophe Castaner, à l'hôtel de police de la cité des Papes. «Il n'y a pas une journée sans une accusation infondée, pas un moment sans une nouvelle dénonciation gratuite» à l'encontre des forces de l'ordre, a-t-il ajouté, tout en rappelant que «s'il y a des fautes (commises par des policiers), et cela peut se produire, il y aura des enquêtes et des sanctions».

10H01

Emmanuel Macron est ce mercredi en Bretagne puis sera jeudi en Corse pour boucler le grand débat.

MARDI 2 AVRIL

22H25

Les baisses d'impôt doivent cibler «en priorité» les classes moyennes, a estimé Bruno Le Maire dans un entretien au journal Les Echos publié mardi soir, alors que l'examen du grand débat démarrait à l'Assemblée nationale, une semaine avant sa clôture officielle.

«L'entrée dans l'impôt sur le revenu est brutale et peut décourager les Français de reprendre un travail. Cette question pourrait être discutée en sortie du grand débat», a ajouté le ministre de l'Economie. «La crise des 'gilets jaunes' est venue d'une inquiétude profonde des classes moyennes face au risque de déclassement, au sentiment de travailler sans être suffisamment rémunéré», a-t-il souligné.

«Notre ligne, avec Gérald Darmanin (le ministre du Budget, NDLR), c'est de prêter la plus grande attention aux classes moyennes qui travaillent. Travailler, ça veut dire se déplacer, prendre sa voiture, faire garder ses enfants, tout cela a un coût. Je préfère que nous traitions cette question plutôt que de rêver d'un grand soir qui ferait beaucoup de perdants», a-t-il encore ajouté.

19H52

Le manifestant blessé par un policier lors d'une manifestation des «gilets jaunes» samedi à Besançon a déposé plainte à la gendarmerie mardi, a indiqué le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux. L'homme qui avait été frappé d'un coup de «bâton souple de défense» donné par un membre des forces de l'ordre s'est présenté à la communauté de brigade de la gendarmerie de Roulans (Doubs) mardi, a précisé le procureur, ajoutant qu'il doit désormais être examiné par la médecine légale pour chiffrer son incapacité totale de travail (ITT).

16H42

La maire PS de Paris Anne Hidalgo et plusieurs élus de la capitale ont fait part mardi au nouveau préfet de police, Didier Lallement, de leurs craintes de nouvelles violences et dégradations lors des prochains samedis de mobilisation des «gilets jaunes».

«Le coût des destructions est considérable pour la Ville», a déclaré Mme Hidalgo en conseil de Paris, indiquant que «la facture s'élève déjà à 7 millions d'euros» de dégradations du mobilier urbain.

Il faut y ajouter «les préjudices indirects estimés à 5,6 millions d'euros : dégâts sur les Vélib' et les bornes, kiosques dégradés ou destruction d'abribus», a-t-elle dit. 

«La quasi totalité des arrondissements a été touchée, des centaines de boutiques, d'hôtels, de restaurants, de banques ont été dégradés, incendiés ou entièrement pillés», a ajouté la maire de Paris.

Alors que les violences ont été moins importantes les deux derniers samedis, les élus redoutent un regain de mobilisation et de violences dans les semaines à venir.

Lundi 1er avril

15H37

Emmanuel Macron a été «très insistant» sur le fait que le grand débat ne devait pas conduire l'exécutif à se «renier» mais a promis «des mesures concrètes», selon la nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

«Ce débat n'est pas l'occasion de renier ce que nous sommes» mais il conviendra «d'étudier avec beaucoup de considération l'ensemble des propositions qui émergent», a-t-il dit.

09h47

L'IGPN a été saisie après la polémique suscitée la diffusion d'une vidéo sur laquelle on voit un manifestant recevoir un coup de matraque en plein visage de la part d’un policier.

09H33

Le président des Patriotes Florian Philippot a invité dimanche les gilets jaunes à rejoindre sa liste pour les élections européennes, estimant que leur «révolte» devait «aller beaucoup plus loin qu'à l'Elysée» et combattre aussi l'UE, qui «tue la France». Au cours d'un meeting de lancement de campagne à Paris, l'ancien bras droit de Marine Le Pen a annoncé sa «décision dans (un) esprit de rassemblement de proposer à des gilets jaunes désireux de s'engager de venir sur (la) liste» de son parti, leur proposant une dizaine de places.

DIMANCHE 31 MARS

10h50

L'avocat qui a poussé la militante d'Attac, Geneviève Legay, le 23 mars lors de la dix-neuvième journée de mobilisation des gilets jaunes à Nice, a exprimé ses «sincères regrets». 

«Mon client tient à exprimer ses plus sincères regrets quant aux conséquences de l'intervention des services de police causées sur la personne de Mme Legay et aux blessures qu'elle a subies à cette occasion», a déclaré son avocat dans un communiqué rapporté par Nice Matin, samedi 30 mars.  

«Il tient cependant à rappeler qu'il n'a agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie, lesquels s'inscrivaient dans le cadre d'un rassemblement illégal, après trois sommations faites aux manifestants d'avoir à se disperser, qui leur ont clairement été exprimées et auxquelles ils n'ont pas déféré», a poursuivi l'avocat. Il a également indiqué que son client «n'(avait) pas utilisé d'arme».

Le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, a affirmé vendredi que le policier avait «écarté du bars vers sa droite» Geneviève Legay. C'est ce qui aurait provoqué la chute de la manifestante, grièvement blessée à la tête. 

08h00

Au lendemain de la vingtième journée de mobilisation, le bilan est plutôt satisfaisant pour le ministère de l'Intérieur. A Paris, le cortège a défilé dans le calme malgré les craintes de nouveaux débordements.

Les manifestants se sont dispersés place du Trocadéro après quelques jets de projectiles et tirs de gaz lacrymogène.

En régions, en revanche, les mobilisations étaient plus importantes. Des débordements ont eu lieu à Saint-Etienne ou encore à Bordeaux où des milliers de «black block» se sont mêlés au cortège. 

SAMedi 30 mars

22h01

Sur Twitter, Christophe Castaner a salué le «sang-froid» et le «comportement exemplaire» des forces de l'ordre, après cette nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes. 

«Malgré des menaces sérieuses et la volonté de commettre des violences, les dispositifs déployés ce samedi ont permis de maîtriser immédiatement les débordements et d"interpeller les émeutiers», a-t-il déclaré. 

21h39

Une soixantaine de personnes ont été interpellées, ce samedi, à Bordeaux lors de la manifestation des gilets jaunes, marquée par une forte mobilisation, quelques accrochages, mais sans les violences d'ampleur redoutées par les autorités. 

Quelques figures du mouvement participaient au cortège, comme Eric Drouet et Jérôme Rodrigues. 

19h48

Pour ce 20e samedi de mobilisation des gilets jaunes, 33.700 personnes ont manifesté en France, dont 4.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Un chiffre en baisse par rapport aux 40.500 manifestants recensés la semaine dernière. 

Les gilets jaunes qui contestent depuis le début de leur mouvement les chiffres officiels, ont quant à eux recensé 102.713 personnes descendues dans la rue, ce samedi, selon un chiffre provisoire indiqué sur la page Facebook du «Nombre jaune».  

19h00

Deux policiers ont été légèrement blessés, samedi, à Montpellier par des jets de projectiles, lors d'une manifestation de gilets jaunes, qui a rassemblé 1.650 personnes, selon la préfecture, 2.500 selon les organisateurs.

L'un des policiers a été blessé à la jambe et pris en charge par les pompiers, l'autre a été atteint au visage, a précisé la préfecture. Neuf personnes «visant à créer des troubles à l'ordre public ont été interpellées», selon la préfecture. Trois ont été relâchées. 

18h56

Sur la place du Trocadéro, la situation est rétablie. 

18h35

Sur Twitter, la police appelle les manifestants à se disperser dans le calme au Trocadéro, «en raison de la présence d'éléments radicaux». 

17h50

11.945 contrôles préventifs ont été réalisés dans la capitale à 17h, selon la Préfecture de police. Les forces de l'ordre ont procédé à 32 interpellations et 21 verbalisations pour participation à une manifestation non-autorisée sur le périmètre interdit, qui concerne les Champs-Elysées et ses abords, ont été enregistrées. 

17h43

Des tensions ont lieu entre manifestants et forces de l'ordre sur la place du Trocadéro. 

17h30

Le cortège parisien des gilets jaunes, a défilé dans le calme. Il est arrivé au Trocadéro, lieu d'arrivée de la manifestation qui a été déclarée à la préfecture. 

A Bordeaux, des incidents sont survenus en fin de cortège. 

A Saint-Etienne, la tension est toujours forte, manifestants et forces de l'ordre s'affrontent.

16h40

Des gilets jaunes se sont rassemblés dans le centre-ville de Bordeaux malgré l'interdiction de manifester décidée par la préfecture de Gironde. Après avoir débuté dans le calme, des tensions ont éclaté aux alentours de la place de la République vers 16h30. 

16h07

A 14H, on comptabilisait 5.600 manifestants en France, dont 1.800 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. La semaine dernière, à la même heure, ils étaient 8.300 en France, dont 3.100 dans la capitale. 

15H03

À Paris, un cortège s’est élancé de la Gare de l’Est et rejoint un autre groupe, près de la place du Châtelet. A Bordeaux, où de nombreux axes sont interdits aux manifestants, un rassemblement est autorisé au «village jaune citoyen» sur les quais de la ville.

13H13

Première tentative de manifestation dans le centre d'Avignon par un groupe d'une centaine de personnes qui après avoir bifurqué dans la rue du laboureur est contenu par les forces de police.

12H29

Le syndicat de police Alliance «en a ras le bol» des critiques contre les forces de l'ordre, qui sont des «boucs émissaires», a déclaré à l'AFP son secrétaire général samedi, pour la vingtième journée de mobilisation des «gilets jaunes».

11H53

Les banques françaises appellent à ce que cessent les violences qui ont déjà visé plusieurs centaines de leurs agences en marge des journées de mobilisation des «gilets jaunes», dans une tribune publiée samedi dans Le Monde.

11H09

En Normandie, les manifestants sont déjà dans les rues. Les «gilets jaunes» rouennais viennent de faire la jonction avec le cortège des enseignants et des parents d'élèves.

09H32

La préfecture de police de Paris a de nouveau interdit les manifestations sur les Champs-Elysées, ainsi que dans un périmètre incluant l'Elysée et l'Assemblée nationale. Deux cortèges et quatre rassemblements ont été déclarés dans la capitale, dans des lieux non précisés par les autorités.

08H58

La préfecture de la Gironde redoute la présence de «certains groupes, violents et très déterminés», malgré l'interdiction de manifester dans de nombreuses rues et places du centre ville, l'un des bastions des «gilets jaunes».

Vendredi 29 mars

18h25

Geneviève Legay, la manifestante blessée à Nice, a bien été poussée samedi 23 mars par un policier, a indiqué le procureur. Une information judiciaire a été ouverte. CNEWS l'avait rencontrée juste avant les faits.

17h47

Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi le recours de la Ligue des droits de l'Homme contre la nouvelle contravention de 135 euros pour participation à une manifestation interdite, instaurée par décret après l'acte 18 des gilets jaunes. La LDH, appuyée par le Syndicat des avocats de France (SAF) et la CGT, avait déposé un référé-liberté (recours en urgence) devant la plus haute juridiction administrative dès la publication du décret le 21 mars.

11h56

Attac appelle les gilets jaunes à brandir samedi des «drapeaux de la paix» en soutien à la porte-parole de l'association altermondialiste Geneviève Legay qui a violemment chuté dans une charge des forces de l'ordre samedi dernier en manifestant dans un périmètre interdit. 

11h19

Le nouveau maire de Bordeaux, Nicolas Florian, a demandé vendredi aux habitants de «rester chez eux» et aux commerces de «baisser leur rideau» pour créer «une ville morte» samedi lors de l'acte 20 des gilets jaunes. «Je décrète la ville morte demain à Bordeaux. Je suis très inquiet de ce qui pourrait se passer. On nous annonce des centaines de casseurs, de gens qui sont là pour en découdre», a déclaré à la presse le successeur d'Alain Juppé.

10h06

Une mission d'information parlementaire va évaluer le coût total des dégradations liées aux manifestations des gilets jaunes, a affirmé  le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, qui évoque «plusieurs centaines de millions».

09h21

Eric Drouet, l'un des leaders du mouvement des gilets jaunes, est condamné à 2.000 euros d'amende, dont 500 avec sursis pour avoir organisé deux manifestations non-déclarées le 22 décembre et le 2 janvier. 

Son avocat a annoncé son intention de faire appel. 

Jeudi 28 mars

20h13

INFO CNEWS. A Paris, deux manifestations ont été déclarées en préfecture samedi. La première partira de Chatelet, la deuxième de la Gare de l’Est. Les deux manifestations devraient ensuite se rejoindre rue de Sèvres avant de se diriger vers le Trocadéro et la place de Varsovie.

19h11

Deux nouvelles préfectures ont annoncé des interdictions de manifester samedi pour l'acte 20 des gilets jaunes à Toulouse et Rouen, pour prévenir les violences et les pillages.

17h18

La préfecture du Vaucluse a interdit tout rassemblement de gilets jaunes samedi à Avignon où ceux-ci ont appelé à une «manifestation nationale», a-t-elle indiqué jeudi par voie d'arrêté.

15h43

La restitution des contributions des Français au grand débat national aura lieu le 8 avril, avant des décisions du président «quand (il) le souhaitera», a indiqué jeudi la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon.

15h39

Poursuivi pour «organisation» de deux manifestations parisiennes «sans déclaration préalable», le gilet jaune Éric Drouet, qui a toujours nié tout rôle de leader dans le mouvement, connaîtra vendredi son jugement. Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel le 15 février, le parquet avait requis à son encontre un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende.

15h32

Neuf gilets jaunes de Haute-Marne ont été mis en examen jeudi pour «dégradations aggravées» et «association de malfaiteurs», a indiqué le procureur de Chaumont, Frédéric Nahon, dans un communiqué. Ces personnes, parmi lesquelles l'un des leaders des gilets jaunes en Haute-Marne, sont suspectées d'avoir causé plusieurs milliers d'euros de dégâts en novembre et décembre 2018 à Saint-Dizier et dans son agglomération en détruisant des radars, des horodateurs et des pompes à carburant de stations-service.

MERCREDI 27 MARS

21h18

Quatre gilets jaunes ont été condamnés mercredi en correctionnelle à Caen à des peines allant de six mois à deux ans de prison ferme notamment pour des violences volontaires sur des gendarmes.

Trois des prévenus comparaissaient détenus. Le quatrième avait vu sa détention provisoire levée lundi par la cour d'appel. Tous avaient été incarcérés le 27 février, notamment pour des dégradations et des violences commises le 29 décembre lors d'une manifestation de gilets jaunes, dans l'agglomération de Caen et ayant entraîné des incapacités de travail de un à trois jours pour huit gendarmes.

L'homme le plus condamné, un commis boucher au chômage de 25 ans, a été condamné à un an ferme et six mois avec sursis pour cette manifestation. Seul prévenu à être jugé pour deux dossiers mercredi, il écope d'une année supplémentaire pour des faits similaires commis le 8 décembre.

Pour les faits du 29 décembre, un maçon surendetté de 50 ans, père de 5 enfants, déscolarisé en 6e écope de 10 mois ferme et huit avec sursis. Un métalleur de 30 ans, père de trois enfants, sous métadone après avoir arrêté l'héroïne en décembre, est condamné à six mois ferme et six avec sursis. Enfin un autoentrepreneur paysagiste de 31 ans, le seul à comparaître libre, a écopé de six mois ferme et six avec sursis. Ces deux derniers étaient libres mercredi soir. 

19h49

La manifestation prévue sur les Champs-Elysées, samedi 30 mars, pour la 20e journée de mobilisation des gilets jaunes, sera interdite, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, ce mercredi 27 mars. Selon lui, il s'agit d'une «provocation à de nouvelles violences».

«J'ai donné des instructions extrêmement précises au préfet de police pour que la demande de manifestation sur les Champs-Elysées samedi prochain, qui n'est qu'une provocation à de nouvelles violences, soit interdite», a déclaré le ministre.

15H06

Le Conseil d'Etat a examiné mercredi le recours de la Ligue des droits de l'Homme contre les contraventions pour participation à une manifestation interdite, instaurées après l'acte 18 des «gilets jaunes» et qui constituent selon l'association une «atteinte grave à une liberté fondamentale». La LDH, appuyée par le Syndicat des avocats de France (SAF) et la CGT, a déposé un référé-liberté (recours en urgence) devant la plus haute juridiction administrative dès la publication du décret jeudi dernier.

La décision sera rendue «avant vendredi soir», a indiqué le président. Après les spectaculaires violences du 16 mars sur les Champs-Elysées lors de l'acte 18 des «gilets jaunes», le ministère de l'Intérieur a publié un décret instaurant une contravention de quatrième classe (135 euros) contre les personnes participant à une manifestation interdite sur la voie publique en vertu de l'accord 211-4 du Code de la Sécurité intérieure.

13H02

Le patron des députés Les Républicains (LR) Christian Jacob a pressé Emmanuel Macron d'apporter «une réponse politique» à la crise des «gilets jaunes», accusant l'exécutif de faire «durer» le grand débat pour «enjamber les élections européennes».

«Regardez la manière dont se passe ce fameux grand débat. De qui on se moque ? Le président de la République nous avait dit que le débat devait arrêter à la mi-mars. Et là je vois qu'il continue à aller faire des réunions. On tire sur la ficelle en permanence», a déclaré M. Jacob mercredi sur Public Sénat.

Mardi 26 mars

21h03

La garde des Sceaux Nicole Belloubet sera auditionnée le 3 avril au Sénat, dominé par l'opposition de droite, sur les actes de violence et de vandalisme du 16 mars à Paris lors de l'acte 18 des gilets jaunes.

10h52

Les actes de vandalisme en marge des manifestations des gilets jaunes ont coûté 200 millions d'euros aux assureurs depuis le début du mouvement jusqu'au 16 mars inclus, selon une estimation publiée mardi par la Fédération française de l'assurance (FFA).

La quasi totalité de cette somme, soit 175 millions d'euros, a été versée aux entreprises pour indemniser les dégradations et les pertes d'exploitations subies. Les 25 millions d'euros restants ont été consacrés à l'indemnisation de voitures et d'habitations, a indiqué la FFA lors de la présentation des résultats annuels du secteur de l'assurance.

10h11

La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femmes/hommes, Marlène Schiappa estime que le président Macron a adressé «un message de bon sens» à l'altermondialiste de 73 ans blessée samedi, se plaignant qu'on «ne puisse plus rien dire».

Deux jours après les faits, le président de la République a suscité la polémique en souhaitant à la septuagénaire un «prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse» : «Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci», avait déclaré Emmanuel Macron dans Nice-Matin.

«C'est un message simplement de bon sens, le fait de se dire quand il y a une manifestation qui pour certains cas est interdite, pour certains cas déborde, dans des phénomènes de mouvements de foule, de violence, (...) quand on est dans une condition fragile, (...) c'est la prudence de ne pas se rendre dans ces manifestations et de ne pas se mettre en danger», souligne Marlène Schiappa.

Lundi 25 mars

19h15

Un homme de 34 ans a été condamné lundi à Orléans à six mois de prison ferme et placé sous mandat de dépôt pour «détention d'armes», découvertes par les gendarmes dans le coffre de sa voiture alors qu'il se rendait au Mans pour participer à l'acte 19 des «gilets jaunes».

10h46

L'avocat de la septuagénaire blessée à Nice a dénoncé les propos du chef de l'Etat, estimant notamment qu'«on ne critique pas quelqu'un qui est sur un lit d'hôpital». «Au-delà du débat juridique, ces propos sont grossiers et indélicats», a également souligné Me Arié Alimi. 

02h06

Emmanuel Macron a souhaité «un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse» à la militante d'Attac grièvement blessée lors d'une manifestation interdite à Nice, dans un entretien avec Nice-Matin. 

Cette manifestante septuagénaire a été grièvement blessée à la tête samedi lors d'une manifestation des gilets jaunes. Avant même la plainte que sa famille compte déposer lundi contre les policiers et le préfet, une enquête a été ouverte sur ces faits.

Dimanche 24 mars

14h30

Quelque 2.000 personnes ont été condamnées parmi les plus de 8.700 placés en garde à vue depuis le début du mouvement  des gilets jaunes, le 17 novembre, a déclaré dimanche la ministre de la Justice.

«Sur les 2.000 jugements (de condamnation, ndlr) qui sont déjà intervenus, le chiffre qu'il convient de retenir, c'est que 40% sont des peines d'emprisonnement ferme et 60% sont d'autres types de sanction, par exemple des travaux d'intérêt général, des sursis, etc.», a expliqué Nicole Belloubet.

«Près de 1.800» personnes interpellées lors des manifestations qui se tiennent tous les samedis depuis plus de quatre mois en France, doivent encore être jugées, a-t-elle indiqué.

11h20

Une enquête a été ouverte à Nice sur les circonstances dans lesquelles une manifestante septuagénaire a été grièvement blessée samedi lors d'une charge de la police, selon le parquet.

Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, a déclaré à l'AFP qu'il avait ouvert dès samedi après-midi «une enquête classique en recherche des causes des blessures». «J'ai ordonné la saisie des images vidéo, par ailleurs d'excellente qualité, et fait des réquisitions auprès de l'hôpital Pasteur», a ajouté M. Prêtre qui a aussi fait ausculter Geneviève Legay, 73 ans, samedi soir par un médecin légiste.

«Elle a été prise en charge par les pompiers avec une qualification d'urgence relative, et à son arrivée à l'hôpital, elle s'est retrouvée avec une appréciation médicale montée d'un cran, qualifiée de pronostic réservé», a-t-il précisé. «Elle a apparemment tapé fort sur un poteau (délimitant le parcours) du tramway. Cela s'est fait dans la phase de dispersion» du rassemblement, qui avait lieu dans un périmètre où les manifestations avaient été interdites, a ajouté le procureur.

La militante souffre de plusieurs fractures au crâne et d'hématomes sous-duraux, selon sa fille. 

«Quand on se maintient dans une manifestation après les sommations réglementaires pour dire que les gens doivent se disperser, c'est un délit. Pour elle, ce n'est pas si net : là où ça s'est passé, c'était presque en dehors de la place, dans un mouvement confus des forces de l'ordre et des manifestants», a poursuivi M. Prêtre.

09h20

La famille de la militante septuagénaire grièvement blessée samedi à Nice lors d'une charge de la police contre des manifestations des gilets jaunes va porter plainte, a-t-on appris dimanche auprès de son avocat.

«La famille de Geneviève Legay, 73 ans, va porter plainte pour violences volontaires en réunion avec arme par personnes dépositaires de l'autorité publique et sur personne vulnérable», a indiqué Me Arié Alimi à l'AFP.

L'avocat a précisé que la plainte, qui «sera déposée lundi à Nice», allait également «viser le préfet en qualité de complice par ordres».

«La charge de la police a été très violente. Mme Legay, qui est une militante d'Attac, a été très grièvement blessée. Elle est ce matin dans un état stable et pas dans le coma, comme on a pu le craindre», a-t-il ajouté.

Samedi 23 mars

23h30

Si la journée du 23 mars a rassemblé moins de manifestants dans la capitale, les régions se sont mobilisées plus largement que la semaine passée. Retour sur cette journée de mobilisation.

22h40

Du côté des «gilets jaunes», qui ont établi leur propre mode de comptage et contestent celui des autorités, on affichait 127.212 manifestants dans tout le pays. 

20h37

«Aujourd'hui, l'ordre républicain a été maintenu», s'est félicité le ministre de l'Intérieur lors d'une déclaration place Beauvau. Il a relevé que 233 interpellations avaient eu lieu dans toute la France, 172 placements en garde à vue et 107 personnes verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits.

«Les bonnes consignes ont été appliquées et les résultats sont là : toutes les manifestations déclarées, à Paris comme en région, ont pu se dérouler globalement dans le calme» et les «tentatives de violences et de pillage ont pu être prévenues, empêchées, stoppées», a-t-il affirmé.

«Dans toute la France, de nombreuses personnes ont été interpellées alors même qu'elles tentaient de rejoindre Paris avec des battes de baseball, des projectiles, des masques à gaz et la volonté revendiquée de casser», a affirmé Christophe Castaner.

19H50

«65.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, ainsi que 30.000 sapeurs-pompiers», a indiqué Christophe Castaner qui a salué la mise en place d'un dispositif de sécurité efficace, ce samedi. 

Au total, 8.545 contrôle préventifs ont été effectuées à Paris, dont 5.547 dans le périmètre interdit, depuis le début de la journée.

233 personnes ont été interpellées -dont 83 à Paris- et 172 personnes ont été placées en garde à vue, selon le ministère de l'Intérieur. 

19h35

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Cataner, s'exprime en direct depuis la place Beauvau, à Paris. Selon le ministère, 40.500 manifestants ont défilé en France, dont 5.000 à Paris. 

En comparaison, ils étaient 32.300 à se mobiliser sur l'ensemble du territoire, samedi dernier, lors de la dixhuitième journée de mobilisation marquée par de nombreuses dégradations dans le quartier des Champs-Elysées. A la même date, ils étaient 10.000, rien que dans la capitale, signe d'une mobilisation moins centralisée, ce samedi. 

19h20

A Toulouse, 11 personnes ont été interpellées ce samedi et trois personnes ont été blessées. Elles se trouvent en urgence relative, selon la préfecture de police de Haute-Garonne.

19h12

Au niveau de la place de la République à Paris, un policier d'une compagnie d'intervention parisienne a été victime d'un malaise cardiaque. Il est pris en charge par les secours et conduit en milieu hospitalier, a indiqué la préfecture de police. 

Son état de santé est préoccupant, a précisé la même source. 

19h

A paris, après des heurts survenus dans le 10ème arrondissement entre forces de l'ordre et manifestants, l'heure est au retour au calme. 

18h30

A Montpellier, lors d'échauffourées, un manifestant a été blessé au visage par un projectile et deux policiers ont également été touchés. 

18h27

A Paris, 70 personnes ont été interpellées, 49 verbalisées dans le périmètre interdit, depuis le début de la journée, indique la prédecture de police de Paris. Le nombre de contrôles préventifs effectués dans la capitale atteint 6.825. 

17h55

D'après la préfecture des Alpes-Maritimes, 80 personnes ont été interpellées dans le département, dont 75 à Nice.

17h50

Des scènes d'affrontement ont lieu dans le 10ème arrondissement de Paris. 

Arrivés d'un bon pas sur le boulevard de Strasbourg, un des grands axes menant à la place de la République, les manifestants ont été bloqués par un rideau de CRS et de camions. Après un bref face-à-face, les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser le cortège, en tête duquel se trouvaient plusieurs jeunes, sweats à capuche et foulards sur le nez. Plusieurs poubelles ont été incendiées, la vitrine d'une banque brisée et un distributeur vandalisé.

Les renforts de police sont très vite arrivés, un canon à eau a été utilisé pour éteindre les feux de poubelle. Peu après 17H30, les manifestants avaient reflué et s'étaient éparpillés dans les rues alentours.

17h26

Des tensions ont éclaté au niveau du quartier de Strasbourg Saint-Denis, dans le nord de Paris. 

16h45

Le cortège immobilisé au niveau du Sacré-Coeur à Paris se disperse. 

16h28

Selon des nouveaux chiffres de la préfecture de police de Paris, 56 personnes avaient été interpellées à 15h30. Le nombre de contrôles préventifs avait grimpé à 5628 tandis que 45 personnes avaient été verbalisées sur le périmètre interdit, dans la capitale. 

16h15

Les manifestants ont envahi les marches et la pelouse du Sacré-Coeur à Paris (XVIIIème arrondissement). Des drapeaux de la Catalogne et de l'Algérie sont brandis par quelques manifestants. 

16h

A 14h, 8.300 manifestants ont été recensés sur l'ensemble du territoire, dont 3.100 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Samedi dernier, 14.500 personnes s'étaient mobilisées, dont 10.000 dans la capitale. 

15h16

Le cortège parisien défile dans le calme. Les manifestants arrivent au Sacré-Coeur à Montmartre. 

13h50

51 personnes ont été interpellées à Paris, selon la préfecture de police. 29 manifestants ont été verbalisés sur le périmètre interdit et 4.688 contrôles préventifs ont eu lieu.  

13h20

Les gilets jaunes, rassemblés dans le XVIe arrondissement de Paris, sont partis de la place Denfert-Rochereau en direction du Sacré-Coeur à Montmartre. 

12h35

A Paris, 2.322 contrôles préventifs ont été effectués, a annoncé la préfecture de police. 

A Nice, une manifestante a été blessée lors de l'évacuation de la place Garibaldi. 

12h20

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a promis samedi d'être «sans merci avec les casseurs» lors du nouveau samedi de mobilisation des gilets jaunes, dans un discours prononcé en marge de la commémoration des attentats jihadistes ayant fait quatre morts dans l'Aude le 23 mars 2018.

«Quand des casseurs vous agressent, vous attaquent, la France est avec vous», a-t-elle lancé à l'adresse notamment des policiers, gendarmes et CRS déployés dans la cour de la caserne. 

«Nous serons sans merci pour les casseurs (....) Ce que veulent ces gens, ce n'est pas le dialogue, leur seule revendication c'est la violence», a-t-elle ajouté. «Les manifestants pacifiques doivent prendre leurs distances» avec ces fauteurs de trouble, a-t-elle aussi préconisé.  

12h10

12h08

31 personnes ont été interpellées à Paris dans le cadre de la manifestation des gilets jaunes. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, six personnes ont été interpellées à Nice. 

11h45

A Nice, les premières tensions entre les manifestants et les forces de l'ordre ont lieu alors que des dizaines de gilets jaunes se sont rassemblés en milieu de matinée place Garibaldi, dans le périmètre où les manifestations ont été interdites par un arrêté préfectoral. 

10h48

Quelques dizaines de gilets jaunes ont bravé l'interdiction de manifestation sur une place du centre de Nice. Les manifestants se sont rassemblés peu après 10h00 sur la place Garibaldi, à l'intérieur du périmètre d'interdiction établi par la préfecture. 

Ils ont été immédiatement encerclés par une centaine de policiers en tenue d'intervention, et certains se sont assis par terre. 

10h39

Le nouveau préfet de police de Paris, Didier Lallement, a accueilli le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner à la préfecture de police de Paris, ce samedi matin. 

Ils ont fait un premier point sur le dispositif de maintien de l'ordre déployé à Paris. 

10h13

Dans le nord, à Tourcoing, la marche des gilets jaunes a débuté. 

Dans la capitale, la seule manifestation déclarée doit relier à partir à de 13 heures Denfert-Rochereau, au sud, au Sacré-Coeur, au nord, selon la préfecture de police. 

10h10

Sur la place du Trocadéro, les manifestants arrivent petit à petit. 

9h45

Le nouveau dispositif de sécurité mis en place samedi à Paris pour la nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes doit permettre de «faire cesser immédiatement les violences, voire des destructions», une semaine après le saccage des Champs-Elysées, a déclaré le nouveau préfet de police.

Arpentant dès 08H00 les Champs-Elysées, interdits à la manifestation par arrêté, Didier Lallement a échangé, devant la presse, avec plusieurs policiers positionnés tout le long de la célèbre avenue.

Au total, près de 6.000 membres des forces de l'ordre seront engagés à Paris, selon la préfecture de police.

samedi 23 mars

21h59

Un couple doit être jugé en comparution immédiate samedi au tribunal de Paris, après avoir exposé sur Facebook des objets qui auraient été volés au Fouquet's lors de la 18e journée de mobilisation des gilets jaunes.

Il s'agit notamment d'une jeune femme de 30 ans habitant «du côté de Tours», qui s'est vantée sur Facebook d'avoir participé à la 18e manifestation parisienne du mouvement, avait indiqué précédemment une source policière, confirmant une information de RTL.

19h34

Le détail des interdictions de manifester et de circulations dans Paris, samedi 23 mars. 

18h38

Le préfet des Alpes-Maritimes a interdit les manifestations dans un large périmètre de l'agglomération niçoise avant l'acte 19 des gilets jaunes samedi et une visite du président chinois Xi Jinping et d'Emmanuel Macron dimanche et lundi.

L'interdiction de manifester, justifiée par «le risque manifeste de trouble à l'ordre public», s'étend sur une grande partie de l'agglomération niçoise, dont la Promenade des Anglais et l'aéroport, plus ou moins étendue en fonction des jours entre samedi 04h et lundi 12h, selon un arrêté publié vendredi.

18h

Le préfet des Alpes-Maritimes a publié vendredi des arrêtés instaurant «un périmètre de protection» interdisant l'accès à certaines zones de Nice et des alentours au cours du week-end, en prévision des manifestations annoncées de gilets jaunes et de la présence des présidents chinois et français.

17h38

La brasserie Le Fouquet's, pillée et brûlée samedi dernier, restera fermée «pour une période estimée à ce stade à plusieurs mois», suite aux «dégâts considérables», a indiqué l'établissement à l'AFP

16h47

L'armée n'est «en aucun cas en charge du maintien de l'ordre et de l'ordre public», a répliqué Emmanuel Macron en réponse aux critiques concernant sa décision de renforcer le dispositif antiterroriste Sentinelle pour les manifestations prévues samedi.

«C'est exactement la même chose que ce qui avait été décidé au mois de décembre et à plusieurs reprises par le passé, c'est-à-dire faire appel aux militaires de l'opération Sentinelle pour ce qui est leur mission, la lutte contre le terrorisme et protéger des sites sensibles, pour pouvoir décharger les policiers et les gendarmes de ces missions», a affirmé le président de la République lors d'une conférence de presse à Bruxelles, en dénonçant «un faux débat» provoqué par «ceux qui jouent à se faire peur et à faire peur».

16h41 

Jean-Luc Mélenchon (LFI) a lancé vendredi un appel aux militaires de la mission Sentinelle, leur demandant de ne pas tirer même s'ils devaient en recevoir l'ordre, lors des manifestations de samedi auxquelles il a invité les Français à venir en nombre.

14h17

La Préfecture de police annonce que les manifestations seront interdites samedi sur l'avenue des Champs-Elysées et ses abords.

12H29

Deux avocats interpellent le Défenseur des droits, Jacques Toubon, pour lui demander d'obtenir des «garanties» après la décision du gouvernement de faire appel à des soldats de l'opération Sentinelle à l'occasion de l'acte 19 des «gilets jaunes» samedi, dans un courrier consulté vendredi par l'AFP.

11H52

La préfecture de Haute-Garonne a annoncé vendredi interdire les manifestations ou rassemblements de «gilets jaunes» samedi sur la place du Capitole à Toulouse, près de laquelle ce mouvement a prévu un départ de cortège. Annonçant lundi la volonté du gouvernement d'interdire de manifester «chaque fois qu'il le faudra», dans les quartiers «les plus touchés» par les violences liées au mouvement des «gilets jaunes», le Premier ministre avait cité lundi la place du Capitole parmi les sites concernés.

11H44

Un couple a été interpellé jeudi en Indre-et-Loire après avoir exposé sur Facebook des objets qui auraient été volés au Fouquet's lors de la manifestation des «gilets jaunes» samedi, a-t-on appris vendredi de source policière. Une jeune femme de 30 ans habitant «du côté de Tours» s'est vanté sur Facebbok d'avoir participé à la 18e manifestation parisienne des «gilets jaunes», selon cette source qui confirme une information de RTL.

11H18

L'ex-boxeur Christophe Dettinger, condamné en février à un an de prison aménagée en semi-liberté pour avoir frappé deux gendarmes lors de l'acte 8 des «gilets jaunes», a été suspendu de ses fonctions, selon la mairie d'Arpajon (Essonne). Cette suspension sera effective jusqu'à la fin d'une procédure disciplinaire qui avait été lancée à son encontre après les faits du 5 janvier, a-t-il été précisé, confirmant une information de RTL.

09H28

La popularité d'Emmanuel Macron est en légère baisse pour le deuxième mois consécutif après une embellie en début d'année, avec 29% (-1) des Français qui ont une bonne opinion de lui, selon un sondage BVA diffusé vendredi.

Jeudi 21 mars

19h34

Un des leaders des gilets jaunes, Benjamin Cauchy, va rejoindre en position éligible la liste conduite par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes, a-t-on appris jeudi auprès de l'intéressé et du parti Debout la France (DLF).

19h29

Les violences commises sur les Champs-Elysées lors de l'acte 18 des gilets jaunes ont sapé la crédibilité du mouvement, mais aussi celle du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour une majorité de Français, selon un sondage.

Violences, saccages, incendies : dans l'opinion, M. Castaner est la principale victime du samedi noir vécu par le quartier des Champs-Elysées le 16 mars, selon cette enquête de l'institut Odoxa. Plus des deux tiers des Français (68%) désavouent la réaction de l'exécutif, qui a voulu afficher sa «fermeté» en limogeant le préfet de police de Paris, son directeur de cabinet et le directeur de la sécurité publique (DSP) dans la ville. Pour eux, «c'est une mauvaise décision, car c'est le ministre de l'Intérieur et pas le préfet de police ou le DSP qui est le principal responsable de cet échec».

19h27

La cote de confiance d'Emmanuel Macron repart à la baisse avec 29% (-3) seulement des Français qui se disent satisfaits de son action en mars, selon un sondage OpinionWay. Après un sursaut le mois dernier, le chef de l'Etat retrouve son niveau d'avant le mouvement des gilets jaunes à l'automne 2018. 69% (+3) des personnes interrogées se disent aujourd'hui mécontentes de lui, dont 45% (+6) «très mécontentes».

19h08

Cinq gilets jaunes de Bergerac (Dordogne) ont été mis en examen  pour des incendies et départs de feux près de bâtiments publics fin décembre, et deux d'entre eux, qui ont été liés à des pillages sur les Champs-Elysées samedi dernier, ont été écroués, a annoncé le parquet.

Agés de 27 à 50 ans, ces trois hommes et deux femmes, dont un couple, «voulaient montrer leur mécontentement envers la politique du gouvernement en s'en prenant à tout ce qui touche à l'Etat», a déclaré la procureure de Bergerac Odile de Fritsch en conférence de presse. 

16h02

Après les scènes de saccage sur les Champs-Elysées samedi, le gouvernement veut mobiliser à ses côtés les professionnels du tourisme pour «rassurer» les clientèles étrangères et françaises, et réussir la saison d'été alors que la fréquentation se replie. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au quai d'Orsay chargé du Tourisme, a réuni jeudi une vingtaine de représentants de l'hôtellerie-restauration, des commerçants, des offices de tourisme, de la Mairie de Paris ou encore de la région Ile-de-France.

14h55

Huit personnes ont été interpellées jeudi en Haute-Corse et placées en garde à vue suite au blocage du dépôt pétrolier de Lucciana par des manifestants mêlant "gilets jaunes" et personnes masquées le 7 décembre

12H10

Un quinquagénaire sera jugé le 21 mai pour avoir posté sur le site du groupe Facebook «Gilets jaunes Montauban» une photo de l'acteur Clint Eastwood armé, avec la légende «Butez moi cette merde», en allusion au Premier ministre, a indiqué le parquet. L'homme, inconnu jusque là des services de police, devra répondre devant le tribunal correctionnel de Montauban de «provocation au crime par écrit, par image ou moyen de communication public par voie électronique», a précisé le parquet.

10H46

Les militaires de l'opération antiterroriste Sentinelle «ne seront pas en première ligne» samedi lors des manifestations de gilets jaunes en France, a assuré jeudi une source gouvernementale, réitérant que leur mobilisation visait à alléger la tâche des forces de l'ordre.

«Notre ennemi, c'est pas les gilets jaunes. Notre ennemi c'est les terroristes. Soyons clairs : les militaires ne vont pas se mettre à arrêter les gilets jaunes, ils ne vont pas foncer dedans ou ouvrir le feu. Ils ne seront pas en première ligne», a indiqué cette source.

09H47

L'opposition de droite et de gauche a fustigé la décision de l'exécutif de mobiliser la mission antiterroriste militaire Sentinelle samedi lors des manifestations des «gilets jaunes», mais le gouvernement appelle à «ne pas agiter des peurs». Emmanuel Macron a annoncé en conseil des ministres mercredi que les effectifs de Sentinelle seraient mobilisés pour protéger des bâtiments officiels et autres «points fixes».

Mercredi 20 mars

23h14

«Pas ça les jeunes !» : le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a conjuré les manifestants de ne pas s'engager «dans une escalade de l'affrontement» et privilégier «la voie politique du débat» pour sortir de la crise des gilets jaunes.

20h46

Le Premier ministre Edouard Philippe a décidé d'annuler son déplacement prévu ce week-end en Guyane et de le reporter sine die en raison des «questions d'ordre public» liées aux violences lors des manifestations de gilets jaunes, annonce Matignon. 

17h56

23 condamnations à de la prison ferme ont été prononcées lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris, à la suite des violences et du saccage des Champs-Elysées, lors de l'acte 18 des gilets jaunes. Au total, le tribunal a jugé 86 personnes en comparution immédiate. 

14h13

La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière «renforcée» afin de protéger des bâtiments officiels et autres «points fixes», a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Cela permettra aux forces de l'ordre de se «concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l'ordre».

12H32

Le gouvernement va interdire les manifestations de «gilets jaunes» samedi à Nice, à la veille d'une visite officielle du président chinois Xi Jinping qui débutera sur la Côte d'Azur à Nice et Monaco, a annoncé le maire LR de la ville, Christian Estrosi. Interrogé par l'AFP, la préfecture des Alpes-Maritimes s'est contentée de confirmer qu'«un arrêté était en cours de rédaction».

09H01

Près de neuf Français sur dix (86%) pensent qu'il faudra «réorienter la politique économique et sociale actuelle» à l'issue du grand débat, selon un sondage Viavoice publié mercredi. Une forte majorité se prononce également pour la rénovation des «institutions et de la démocratie» (78%) et 64% jugent souhaitable d'organiser un référendum «sur une ou plusieurs propositions issues de ce débat», contre 23% d'un avis contraire. Une majorité (62%) se dit aussi favorable à l'inscription dans la Constitution d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) «permettant de convoquer un référendum si une pétition recueille un nombre suffisant de signatures», contre 24% d'une opinion inverse, selon cette enquête pour la Fondation Jean Jaurès et La revue civique.

Mardi 19 mars

23h06

«Après le chaos de Paris», le maire LR de Nice, Christian Estrosi, demande au gouvernement d'interdire un rassemblement annoncé par des gilets jaunes dans sa ville samedi et dimanche, dans le cadre d'un «appel national».

20h49

Après plus de quatre mois d'existence, les gilets jaunes ont incendié mardi soir leur dernier campement dans la Loire, à Saint-Chamond, avant l'évacuation prévue mercredi matin.

20h41

«On ne répond pas à la souffrance d'un peuple par une réponse policière», a estimé  Marine Le Pen à propos des mesures annoncées par le gouvernement.

«Est-ce qu'il y a des gilets jaunes qui se sont radicalisés ? Bien sûr que oui. Ils se sont radicalisés parce que 18 fois de suite ils n'ont eu aucune écoute du pouvoir politique et aucune réponse à leur souffrance», a déclaré à RFI et France 24 la présidente du Rassemblement national. «On les a radicalisés en ne leur apportant pas de réponses», a-t-elle ajouté, en proposant à nouveau de dissoudre l'Assemblée nationale, avec «le vote préalable de la proportionnelle et du référendum d'initiative populaire».

19h45

Les auditions au Sénat de Christophe Castaner et Bruno Le Maire sont terminées. Critiqués par l’opposition pour la gestion de la dernière mobilisation des gilets jaunes et en particulier des violences survenues sur les Champs-Elysées, le ministre de l’Economie et le ministre de l’Intérieur ont affiché leur fermeté devant les sénateurs.

«Face à des ultras qui ne pensent qu'à détruire la République, nous devons faire front (…) en 18 samedis, c'est le bilan le plus lourd pour les forces de sécurité», a expliqué le ministre de l’Intérieur.

«Nous avions prévu ce niveau de violence (...) mais nos consignes n'ont pas été exécutées convenablement», continue Christophe Castaner. Une manière de justifier l’arrivé de Didier Lallement comme préfet de police de Paris à la place de Michel Delpuech.

 «Ces violences inacceptables ne remettent pas en cause les fondamentaux de notre pays», a de son côté expliqué Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie qui a estimé le «coût global des sinistres à 200 millions d'euros».

Le ministre de l’Intérieur est aussi revenu sur les mesures prises pour éviter de prochains débordements comme l’interdiction de manifester dans certains lieux ou quartiers samedi prochain. «Le problème ce ne sont pas les manifestations, ce sont les ultra-violents», a insisté Christophe Castaner.

16h30

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et Bruno Le Maire le ministre de l'Économie sont auditionnés au Sénat après les violences survenues sur les Champs-Élysées à Paris lors du 18e samedi de mobilisation des «Gilets jaunes».

16h30

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé la «fermeté» du gouvernement pour les prochaines mobilisations de gilets jaunes, assurant que «dès samedi prochain (...) s'il le faut, nous interpellerons massivement». Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez ont été interpellés à plusieurs reprises lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, sur la manifestation de samedi qui a donné lieu aux saccage et pillage de nombreuses boutiques sur les Champs-Elysées.

16h29

Les nouvelles mesures du gouvernement pour contrer les casseurs lors des manifestations de gilets jaunes vont «encore» accroître la pression sur les forces de l'ordre en les amenant à aller davantage au «contact», a reconnu mardi le Premier ministre Edouard Philippe. «Je sais que j'accrois la pression sur les forces de l'ordre, j'accrois encore leur nécessité d'être exemplaire. Mais je sais aussi que nous ne pourrons pas répondre à ceux qui viennent exclusivement pour casser en les regardant casser et en espérant qu'il n'y ait pas de blessé ou pas de mort», a affirmé le chef du gouvernement lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

15h38

Onze suspects ont été mis en examen après le pillage d'une boutique de bijoux et objets en cristal Swarovski samedi sur les Champs-Elysées, à l'occasion de la 18e journée de mobilisation des gilets jaunes.

15h

Le gouvernement veut répondre à la demande de proximité exprimée par les Français lors du grand débat en intensifiant le programme de revitalisation des centres bourgs lancé l'an dernier dans 222 villes de taille moyenne. «2019 doit être la phase opérationnelle» du plan Action coeur de Ville pour réhabiliter les centres bourgs, a dit le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu. Action coeur de Ville (ACV) vise à favoriser les projets novateurs pour la reconquête des centres des villes intermédiaires -20.000 à 100.000 habitants-, souvent vidés de leurs habitants après 19H00. Il doit permettre de mobiliser cinq milliards d'euros sur cinq ans (2018-2022) pour y ramener notamment des habitants et des commerces.

13H07

Un premier kiosque incendié sur les Champs-Elysées a rouvert dès mardi matin, a annoncé Médiakiosk, la société qui gère ces points de vente à Paris. Le kiosque en face du magasin Louis Vuitton au n°101 de l'avenue, qui était calciné lundi matin, a été remplacé dans la nuit et a pu rouvrir mardi matin. La kiosquière Michèle Petterlin-Brigaut, a pu reprendre «partiellement» son activité, a-t-elle indiqué à l'AFP. Trois autres kiosques calcinés lors de l'acte 18 des «gilets jaunes» ont également été enlevés cette nuit, indique Médiakiosk, une filiale de JCDecaux. Ils seront reposés et rouverts «dans les jours à venir».

Sept kiosques avaient été incendiés samedi, dont cinq totalement détruits, sur les Champs-Elysées et dans les rues adjacentes. Au total, 22 kiosques ont été saccagés à Paris en cette journée de manifestations, selon Médiakiosk avec des tags, des vitres brisées ou des rideaux arrachés. Des cagnottes en ligne, ouvertes depuis samedi pour soutenir les kiosquiers, rassemblaient mardi midi quelques milliers d'euros.

12H34

Christophe Castaner sera auditionné à l’Assemblée nationale le mercredi 27 mars par la commission des lois.

11H30

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a réclamé mardi la création d'une commission d'enquête parlementaire «sur la chaîne de commandement» après les violences de samedi, lors de la manifestation des «gilets jaunes» à Paris, a-t-on appris de sources parlementaires.

M. Jacob a fait cette demande lors de la conférence des présidents de l'Assemblée, rassemblant notamment les patrons des groupes politiques et le président Richard Ferrand (LREM), a indiqué son entourage.

La commission devra porter sur «la chaîne de commandement», le responsable LR jugeant insuffisantes -même s'il les salue- les auditions programmées par la commission des Lois de l'Assemblée, notamment celle du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Le principal groupe d'opposition a cependant déjà utilisé son droit de tirage annuel pour obtenir une commission d'enquête. Il faudrait donc que la majorité accepte sa demande pour que cette commission soit créée.

11H49

Le directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch, va être remplacé après les violences survenues samedi sur les Champs-Elysées lors de la manifestation des «gilets jaunes», a-t-on appris mardi de sources concordantes. Selon des sources gouvernementales et proches du dossier, l'exécutif a également décidé de mettre fin aux fonctions de Pierre Gaudin, l'actuel directeur de cabinet du préfet de police, Michel Delpuech. Le remplacement de ce dernier a été annoncé lundi par le Premier ministre.

09H47

La maison et la voiture d’Eric Drouet, l’un des chefs de file des gilets jaunes, ont subi plusieurs actes de vandalisme dans la nuit de lundi à mardi à Melun (Seine-et-Marne).

08H56

La députée de la France insoumise Clémentine Autain a dénoncé mardi la «logique d'escalade de la violence» dans laquelle s'enferme selon elle le gouvernement après les annonces du Premier ministre «uniquement sur le terrain sécuritaire». «Je suis atterrée et aussi inquiète par le choix du gouvernement qui s'enferme dans une logique d'escalade de la violence», a déclaré la députée de Seine-Saint-Denis sur France 2.

Lundi 18 mars

21h31

Après la manifestation de samedi, marquée par un «regain de violence», 58 personnes ont été jugées en comparution immédiate à Paris. 

20h59

Le Premier ministre a défendu sur France 2 la «réponse ferme» de l'exécutif après les violences de samedi. «Il est certain que si nous avons une stratégie qui permet aux forces de l'ordre d'être plus mobiles, d'être plus dynamiques, d'être plus fermes, il y a plus de risque», a reconnu le Premier ministre, interrogé sur le risque accru d'une stratégie de maintien de l'ordre qui aille davantage au contact des manifestants et des casseurs pour éviter les dégradations.

«Jusqu'à présent, nous avons voulu faire très attention et nous voulons toujours faire très attention aux débordements, aux accidents à la sécurité des personnes, mais nous constatons que le déchaînement de violence justifie une réponse ferme. Je l'assume», a-t-il poursuivi.

20h38

Les représentants des commerçants ont salué lundi les annonces du Premier ministre en réaction aux violences survenues lors de la dernière manifestation des gilets jaunes, mais ils s'interrogent sur la faisabilité de l'interdiction de manifester. 

20h31

Christophe Castaner a estimé que le préfet de police Michel Delpuech, limogé après les violences sur les Champs-Elysées, avait été «déstabilisé» par des «choses qui lui ont échappé». Regrettant une «inhibition» des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre «pas mise en oeuvre», le ministre de l'Intérieur a affirmé que «des décisions, des instructions ont échappé» au préfet de police.

«Il est important que nous puissions établir à quel niveau des fautes ont été commises», a souligné M. Castaner, expliquant que «des consignes ont été données en-dessous du préfet de police». «Je sais où, je sais qui» a passé ces consignes, a affirmé le ministre.

20h03

La France «explose de colère», affirme le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, en appelant le gouvernement à répondre «aux questions de pouvoir d'achat» des Français plutôt qu'apporter des réponses sécuritaires pour stopper les violences. Dénonçant «une forme d'escalade de la violence» due à une «mauvaise gestion» des manifestations des gilets jaune", Fabien Roussel a estimé que «si le gouvernement veut que ça cesse, qu'il réponde aux questions de pouvoir d'achat que posent les Français» plutôt que des réponses sécuritaires, lors de l'émission Audition Publique sur LCP et Public Sénat, en partenariat avec l'AFP et Le Figaro.

17h00

Edouard Philippe évoque l'augmentation du tarif de la contravention en cas de participation à une manifestation interdite. Actuellement à 38 euros, les amendes passeront ainsi à 135 euros. 

16h59

L'exécutif a décidé d'interdire les manifestations de gilets jaunes dans plusieurs quartiers de France, dont les Champs-Elysées à Paris, si des «éléments ultras» sont présents, indique Edouard Philippe. «Nous interdirons les manifestations se revendiquant des "gilets jaunes" dans les quartiers qui ont été les plus touchés dès lors que nous aurons connaissance de la présence d'éléments "ultras" et de leur volonté de casser. Je pense bien évidemment aux Champs-Élysées à Paris, à la place Pey-Berland à Bordeaux, à la place du Capitole à Toulouse», où «nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements», a-t-il précisé.

16h58

Edouard Philippe annonce le départ du préfet de police de Paris, Michel Delpuech. Il sera remplacé par Didier Lallement, actuel préfet de Nouvelle Aquitaine. 

16h57

«Nous allors renforcer la fermeté de notre doctrine de maintien de l'ordre mais nous voulons d'abord protéger le droit de manifester», souligne le Premier ministre. 

16h55

Lors d'une allocution à Matignon, Edouard Philippe a relevé des «dysfonctionnements» ce samedi, évoquant notamment des «consignes inappropriées» sur l'usage des LBD. 

15h32

Ingrid Levavasseur, initiatrice d'une liste «gilets jaunes» pour les élections européennes avant de renoncer, a annoncé lundi qu'elle ne participerait plus aux manifestations des «gilets jaunes», dénonçant «l'extrême violence» qui les a émaillées.

«Ingrid Levavasseur n'ira plus manifester avec les gilets jaunes», selon un communiqué, confirmant qu'elle a bien défilé samedi à Paris à la Marche pour le climat, mais qu'elle n'était pas sur les Champs-Elysées où manifestaient les «gilets jaunes» et où la violence a de nouveau explosé.

Mme Levavasseur, qui avait déjà condamné la violence qui entoure le mouvement, a de nouveau dénoncé «sans réserve les injures sexistes et racistes et l'extrême violence qui émaillent les derniers 'actes'». Elle-même avait été bousculée et visée par des insultes lors de manifestations.

15H10

Cinq «gilets jaunes» interpellés à Fleury-les-Aubrais (Loiret) sont convoqués en juin devant la justice pour recel d'objets volés lors de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» samedi, a indiqué lundi à l'AFP le procureur de la République d'Orléans.

«C'est un passager du train qui a donné l'alerte alors que ces personnes se vantaient d'avoir récupéré des objets volés sur les Champs-Élysées», a indiqué Nicolas Bessone, procureur de la République d'Orléans, confirmant une information d'Europe 1.

Parmi ces objets, une cafetière de marque Nespresso, un collier Swarovski ainsi que des vêtements Celio et Hugo Boss. L'ensemble a été évalué à environ un millier d'euros.

13h41

Selon la Fédération française de l'assurance (FFA), le coût des dégradations effectuées en marge des journées de mobilisation des gilets jaunes se chiffrent à 170 millions d'euros. Et ce, sans compter l'acte 18, selon les professionnels du secteur. 

«10.000 déclarations de sinistres» ont été recensées, a indiqué la FFA qui estime que 30 à 40% des entreprises n'ont pas souscrit à une garantie pour se couvrir contre le manque à gagner.

13H15

Emmanuel Macron estime «que la seule réponse possible est une réponse de sécurité» face à la nouvelle explosion de violence samedi lors de la manifestation des «gilets jaunes» à Paris, a-t-on appris lundi auprès d'un proche du président de la République.

Pour le chef de l'Etat, la situation «démontre qu'il s'agit d'un noyau dur de 40.00 à 50.000 personnes et que la seule réponse possible est une réponse de sécurité», selon ce proche. Le chef de l'Etat est «très déterminé» à faire en sorte que les actes de violences s'arrêtent et estime qu'il n'y a «pas de dialogue possible avec ce noyau dur extrémiste», ajoute la même source.

12H16

Le gouvernement allemand soutient les autorités françaises face à la «terrifiante» violence du week-end à Paris lors de la journée d'action des «gilets jaunes», a affirmé lundi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

«L'irruption de violence et de cette rage destructrice à Paris le week-end passé est terrifiante et n'a rien de commun avec des manifestations pacifiques et démocratiques», a estimé Steffen Seibert lors d'un point presse régulier, soulignant que Berlin était «au côté» de la France. 

11H34

Cinq «gilets jaunes», âgés de 27 à 58 ans et originaires de Montluçon (Allier), et interpellés à Fleury-les-Aubrais (Loiret) sont convoqués en juin devant la justice pour recel d'objets volés lors de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» samedi, a indiqué lundi à l'AFP le procureur de la République d'Orléans.

Parmi ces objets, une cafetière de marque Nespresso, un collier Swarovski ainsi que des vêtements Celio et Hugo Boss. Les cinq «gilets jaunes» ont été placés en garde à vue. Ils ont reconnu avoir participé à la manifestation, mais pas aux saccages et aux pillages des magasins, assurant avoir seulement «récupéré» les objets. Remis en liberté, ils comparaîtront le 3 juin pour recel d'objets volés. La peine encourue pour ce type de délit est de cinq ans de prison.

09H32

Après les violences observées à Paris à l'occasion de l'acte 18 des «gilets jaunes», le président de la République Emmanuel Macron a indiqué à ses collaborateurs qu'il souhaitait interdire les rassemblements sur les Champs-Élysées.

«Ce n'était pas une manifestation, c'était une émeute», a d'abord jugé le chef de l'État auprès de ses collaborateurs. «Ce n'étaient pas des manifestants mais des casseurs et leurs complices. Le gouvernement doit protéger les Français et en particulier ceux qui travaillent. Donc désormais, je veux qu'on interdise ces rassemblements sur les Champs-Élysées. C'est terminé !», a-t-il tonné.

07H30

Edouard Philippe sera à l'Elysée dès lundi à 11H30 avec le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nunes, ainsi que la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Il fera «ses propositions d'adaptation au président (...) pour renforcer la doctrine d'emploi des forces de l'ordre» et «s'assurer à tout moment de la fermeté de son exécution», a indiqué Matignon. Car l'heure est aux comptes et Matignon l'avoue : il y a eu des «dysfonctionnements» du dispositif de sécurité face à une flambée de violence qui renvoie à un niveau de tension connu en décembre, avec le saccage de l'Arc de Triomphe, alors que le mouvement des «gilets jaunes», lancé il y a quatre mois, semblait marquer le pas dans la rue.

Christophe Castaner et son homologue pour l'Economie Bruno Le Maire devront aussi s'expliquer mardi devant les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat sur ces violences et leurs conséquences économiques. M. Le Maire recevra lundi à Bercy des représentants des secteurs d'activités touchés (commerçants, assurances, hôtellerie).

Dimanche 17 mars

8h30

Suite aux violences qui ont eu lieu à Paris, lors de la manifestation, 200 personnes ont été placées en garde à vue dont 15 mineurs, rapporte Franceinfo. 

Samedi 16 mars

23H05

Emmanuel Macron s'est exprimé sur les violences en marge des manifestations depuis la Place Beauvau où une réunion de crise était organisée. Le Président a déclaré vouloir des «décisions fortes, complémentaires pour que cela n'advienne plus». 

20H20

Emmanuel Macron sera à la cellule de crise au ministère de l'Intérieur vers 22H30, apprend-on de l'Elysée. 

19H58

Christophe Castaner s'est à son tour rendu sur les Champs-Elysées, expliquant aux journalistes présents sur place que «l'heure est à remercier ceux qui ont été attaqués». 

19H35

Alors que le ministère de l'Intérieur fait état de 32.300 manifestants mobilisés dans toute la France, la préfecture de police a indiqué que 230 interpellations avaient été effectuées. 

19H15

Emmanuel Macron a finalement décidé d'écourter son séjour à la Mongie et de rentrer à l'Elysée, apprend-on par l'AFP. 

18H56

192 interpellations ont eu lieu à Paris selon les nouveaux chiffres de la préfecture de police.

18H

Selon les chiffres communiqués par la préfecture de police, 18 personnes sont blessées du côté des forces de l'ordre et 42 parmi les manifestants. 

17H50

17H05

«Aucune cause ne justifie cette violence», a déclaré Edouard Philippe. Venu pour remercier les forces de l'ordre, le Premier ministre a également rappelé : «Notre objectif est un objectif de total fermeté». 

17H

Les autorités font désormais état de 121 interpellations. 64 personnes ont été placées en garde à vue selon les chiffres communiqués par une source judiciaire. 

16H47

Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'arriver sur place pour remercier les membres des forces de l'ordre. 

16H31

46 personnes ont été placées en garde à vue, selon une source judiciaire. 

16h14

109 interpellations ont été comptabilisées à Paris. 

16H

Selon les chiffres communiquées par le ministère de l'Intérieur, 14.500 étaient mobilisées en France à 14h. 

15H37

Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a exprimé son «total soutien à nos commerçants et aux Parisiens qui n'en peuvent plus». 

15h35

Le bilan des interpellations s'élève à 94 dans la capitale. 

15h07

Selon le dernier bilan de la préfecture de police, 82 personnes ont été interpellées en marge de la manifestation. Le parquet de Paris précise que 30 personnes ont été placées en garde à vue. 

14h36

Après une brève période d'accalmie, de nouveaux heurts ont éclaté au niveau de la place de l'Etoile. 

14h07

Un immeuble était en feu au niveau de Franklin Roosevelt, après l'incendie d'une agence bancaire. Les pompiers, intervenus pour évacuer les habitants, font état de 11 blessés légers. «Deux personnes ont été sauvées des flammes. Une femme et son bébé étaient coincées au deuxième étage», ont-ils ajouté.

«Les individus qui ont commis cet acte ne sont ni des manifestants, ni des casseurs : ce sont des assassins», a dénoncé le ministre de l'Intérieur sur Twitter. 

13h26

A la mi-journée, les autorités font état de 64 interpellations à Paris. 

12h53

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'exprime. «Les ultraviolents sont là», souligne-t-il. 7.000 à 8.000 manifestants sont présents à Paris, dont 1.500 «ultra-violents», a-t-il précisé. 

«Il est temps d'arrêter les violences», a ajouté le ministre. 

12h42

Le restaurant le Fouquet's a été vandalisé et pillé. 

12h13

Des magasins ont été pillés sur les Champs-Elysées. La vitrine du Drugstore Publicis a été brisée et la boutique a été partiellement pillée, ont rapporté les journalistes sur le terrain.

11h56 

Le ministre de l'Intérieur dénonce sur Twitter la présence de casseurs, «des professionnels de la casse», dans le cortège. «Ma consigne : répondre avec la plus grande fermeté à ces attaques inadmissibles», ajoute Christophe Castaner. 

11h31

La situation se tend de plus en plus. Un total de 44 interpellations est évoqué. 

11h29

Sur Twitter, la gendarmerie nationale dénonce la présence «d'individus radicaux, violents, équipés et masqués». Elle appelle les gilets jaunes à se «dissocier des casseurs». 

11h00

Les premières tensions sont signalées à Paris, où 20 personnes ont été interpellées. 

Des barricades ont notamment été érigées, près de la place des Ternes. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canon à eau. 

10h49

Premier mouvement dans le cortège parisien des gilets jaunes. 

10h14

Plusieurs centaines de gilets jaunes sont déjà rassemblés sur les Champs-Elysées et sur la place de l'Etoile, à Paris. 

8h00

Cet  nouveau samedi de mobilisation, baptisé «l'ultimatum» est jugé crucial pour les gilets jaunes. «Maintenant, on va passer aux choses sérieuses : l'acte 18 arrive et ça, Macron, tu peux te méfier parce que ça va être un regain de mobilisation». 

Vendredi 15 mars

21H23

Deux députés LFI du Nord ont adressé vendredi une «mise en garde» au nouveau directeur des policiers du département pour les prochaines manifestations, après une «répression» qu'ils jugent «particulièrement violente et disproportionnée» de manifestations des «gilets jaunes» et pour les droits des femmes.

18H42

Ce samedi doit être le 18e samedi de mobilisation des «Gilets jaunes». Les appels à converger vers Paris se multiplient avec comme objectif «encercler l'Elysée».

17H22

Quatre mois de prison avec sursis ont été requis vendredi contre un «gilet jaune» poursuivi pour outrage et pour avoir filmé en direct les fesses d'une policière en tenue à Lille.

Le 22 janvier, ce père de cinq enfants, intérimaire de 52 ans touchant le Smic, était allé devant le commissariat de Lille avec d'autres personnes pour soutenir des «gilets jaunes» en garde à vue.

14h34

Les forces de l'ordre seront vigilantes et mobilisées samedi face à d'éventuels «ultraviolents» présents lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes, a affirmé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à Saint-Astier (Dordogne).

«Demain, nous serons extrêmement vigilants et totalement mobilisés, à Paris comme partout en France», a affirmé le ministre devant la presse alors qu'il célèbre en Dordogne les 50 ans du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG).

«Il y a effectivement de nombreux appels (qui circulent, ndlr) à monter à Paris. Il y a des indications qui portent à une certaine inquiétude sur des ultraviolents qui pourraient se mobiliser mais nous serons présents partout où le risque peut apparaître», a répété le ministre.

09H41

Invité d’Europe 1, le Premier ministre Edouard Philippe a exprimé vendredi des réserves et des critiques sur plusieurs idées fiscales issues du grand débat dont le rétablissement de l'impôt sur la fortune, la baisse de la TVA ou encore l’impôt sur le revenu pour tous

 

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