Gilets jaunes, en direct : Emmanuel Macron recevra la presse à l'Elysée jeudi pour sortir de la crise

Après le dramatique incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Emmanuel Macron a reporté ses annonces post-grand débat national au jeudi 25 avril. Les gilets jaunes entendent rester mobilisés. Le 23e week-end de mobilisation s'annonçait tendu, mais la matinée s'est déroulée dans le calme.

16H30

Une longue conférence de presse à l'Elysée, à l'ancienne, comme François Hollande ou Nicolas Sarkozy : Emmanuel Macron se livrera pour la toute première fois jeudi à cet exercice typique de la Ve République pour sortir de la crise des «gilets jaunes».

A 18H00 dans la salle des fêtes de l'Elysée, plusieurs centaines de journalistes se retrouveront face au chef de l'Etat en présence de nombreux ministres. Après une introduction, il se prêtera au jeu des questions-réponses sur ses mesures destinées à répondre à la crise des «gilets jaunes» qui ébranle l'exécutif depuis cinq mois.

15H57

Un «gilet jaune» de 52 ans qui avait apposé à l'arrière de son fourgon, en Tarn-et-Garonne, une affiche «flic suicidé, à moitié pardonné, les autres nous mutilent», sera jugé le 12 juillet à Montauban pour «outrage», a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le message, écrit sur fond jaune, a été découvert sur la lunette arrière de la camionnette par des passants, à Caussade. Prévenue, la gendarmerie a placé le propriétaire du véhicule en garde à vue en fin de semaine dernière. 

15H22

Plusieurs membres du bureau fondateur du parti «Les Emergents», fondé en janvier par Jacline Mouraud figure des «gilets jaunes», ont annoncé mardi leur démission, mettant notamment en cause «le culte de la personnalité» de la dirigeante.

13H55

Le député LFI Eric Coquerel a condamné mardi les slogans «Suicidez-vous» lancés aux forces de l'ordre samedi à Paris lors de l'acte 23 des «gilets jaunes», tout en estimant que l'"escalade voulue par l'Etat" crée un contexte «pas sain».

«Chaque mouvement de ce type, à un moment donné, suscite des slogans qu'on ne revendique pas par la suite», a-t-il relevé sur Europe 1 en notant que celui de «CRS=SS» en mai 1968 n'était «pas d'une intelligence folle».

12h48

Deux gilets jaunes ayant «tenté de manifester» dimanche soir dans le centre ville du Touquet lors du séjour privé d'Emmanuel Macron seront jugés en août pour attroupement interdit, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer.

Un homme et une femme seront jugés pour «une infraction de participation à un attroupement sans arme après sommation de se disperser», a précisé à l'AFP le procureur de la République Pascal Marconville, confirmant des informations de la presse locale.

Selon le magistrat, une vingtaine de personnes ont «subitement revêtu un gilet jaune et ont tenté de manifester dans le centre ville du Touquet» dimanche soir.

Lundi 22 avril

21h35

Le journaliste Gaspard Glanz, interpellé samedi lors de la manifestation des gilets jaunes, s'est vu remettre lundi une convocation pour être jugé le 18 octobre au tribunal de Paris, a-t-on appris auprès d'un de ses avocats.

Il sera jugé pour «outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique», selon Me Raphaël Kempf et le parquet de Paris. D'ici cette date, il a pour interdiction de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai, conformément aux réquisitions du parquet, a indiqué son avocat.

Sur Twitter, Me Kempf a annoncé qu'il allait «contester» cette décision qui «porte atteinte à la liberté de la presse et à celle de travailler», M. Glanz s'étant spécialisé dans la couverture de mouvements sociaux et notamment de celui des gilets jaunes. 

A la tête l'agence Taranis News, le journaliste avait été placé en garde à vue, samedi, après avoir été interpellé place de la République.

15h13

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après que des manifestants aient scandé «suicidez-vous» face à des membres des forces de l'ordre lors du 23ème week-end de mobilisation des gilets jaunes à Paris. 

14h25

C'est lors d'une manifestation non déclarée à Gare du Nord, samedi, que les forces de l'ordre ont interpellé un groupe d'individus. Parmi eux, un pompier du Val d'Oise dont le sac comportait notamment de quoi faire des cocktails Molotov.

A lire ci-dessous :

11h58

«Il faut que les violences s'arrêtent !», a déclaré Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo, après une nouvelle journée de manifestation des gilets jaunes, marquée par des échauffourées à Paris.

«Les habitants en ont assez (...) Il n'est pas acceptable que des gens crient 'suicidez-vous' à la police place de la République», a déclaré à l'AFP Emmanuel Grégoire. Selon l'adjoint, qui se trouvait dans l'après-midi au centre de veille opérationnelle avec Anne Hidalgo, les dégâts sont de nouveaux «très importants».

«Sur tout le trajet entre Bastille et République en allant vers Goncourt, il y a de la casse de mobilier urbain et les commerces sont très touchés», a-t-il déploré. Les résultats du dispositif de sécurité mis en place «ne sont pas satisfaisants», a-t-il souligné. «On s'étonne du parcours» des deux cortèges de manifestants, qui conduit à l'éparpillement «dans les petites rues» de «petits groupes» que la police «a du mal à appréhender», a-t-il expliqué.

«Si l'idée c'est de protéger les Champs-Elysées pour qu'il y ait des dégâts ailleurs ça ne va pas !», a-t-il insisté. «Il faut que la police adapte son dispositif pour que les fauteurs de trouble soient interpellés. Il faut que la peur change de camp», a-t-il tonné, en dénonçant un «sentiment d'impunité» chez les casseurs.

08H39

Invitée sur CNEWS, Perrine Sallé, la porte-parole du mouvement des Femmes des Forces de l'Ordre en Colère (FFOC) a exprimé son «dégoût» après que certains gilets jaunes aient scandé «suicidez-vous» à des membres des forces de l'ordre, lors de la 23ème journée de mobilisations.

DIMANCHE 21 AVRIL

22h14

Plusieurs milliers de «gilets jaunes», selon la préfecture, étaient une nouvelle fois au rendez-vous samedi dans le centre de Toulouse, théâtre en fin d'après-midi d'échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre.

Deux journalistes ont par ailleurs été blessés par «une grenade de désencerclement», selon leur témoignage ou celui de leur employeur.

Dans un communiqué, la préfecture de Haute-Garonne a dénombré deux blessés «en urgence relative» en début de soirée, mais il était impossible de vérifier s'il s'agissait des deux journalistes. 

Elle a fait également état de 17 interpellations, notamment pour des jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique ou outrages.

«Touché par une grenade de désencerclement envoyée en cloche», a twitté Kevin Figuier, photographe et rédacteur indépendant de 27 ans. «J'ai vu la grenade dans les airs et heureusement je me suis tourné sinon je l'aurais reçu en pleine figure», a-t-il dit à l'AFP, indiquant qu'il allait saisir l'IGPN. Il a une plaie au mollet droit et un hématome au dos.

Frédéric Scheiber, journaliste pour Actu Toulouse, a également été blessé.

19h15

Selon le ministère de l'Intérieur, 249 personnes ont été interpellées et 182 manifestants ont été placés en garde à vue en France

18h48

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 27.900 gilets jaunes étaient dans les rues en France, dont 9.000 à Paris, pour cette nouvelle journée de mobilisation. 

Des chiffres en hausse. Samedi dernier, 31.100 personnes avaient défilé dans le pays, dont 5.000 dans la capitale, selon des chiffres officiels régulièrement contestés par les «gilets jaunes».

Selon la préfecture de police, 227 personnes ont été interpellées et 20.518 contrôles préventifs ont été menés.

18h30

Alors que l'ordre de dispersion a été donné, il est toujours impossible pour les manifestants de sortir du cortège à Paris.

16h30

A 16h30, 189 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police. De même, la police a mené 17.567 contrôles préventifs.

16h03

Selon les chiffres de l'Intérieur, il y a 9.600 participants en France pour ce 23e week-end de mobilisation, dont 6.700 à Paris.

Des chiffres en hausse par rapport à la semaine précédente. Samedi dernier, à la même heure, ils étaient 7.500 dans tout le pays, dont 1.300 dans la capitale. Au final, le ministère avait recensé ce jour-là 31.000 manifestants en France, dont 5.000 à Paris, selon des chiffres officiels régulièrement contestés par les manifestants.

15h30

Selon le parquet de Paris, 110 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale, en marge du mouvement des gilets jaunes. 

15h

Au total, à ce stade de la journée, 137 personnes ont été interpellées, et 14.044 contrôles préventifs ont été effectués dans la capitale, selon la préfecture de police de Paris. 

14h25

Les premiers heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclatés en début d'après-midi, notamment autour du boulevard Richard-Lenoir (11e arrondissement). Du mobilier urbain a notamment été incendié.

13h20

Le nombre d'interpellations à Paris grimpe à 126. Par ailleurs, 11.062 contrôles préventifs ont été effectués. 

13h02

Cinquante-six personnes ont été placées en garde à vue ce matin à Paris.

12h45

Le cortège parisien se dirige vers la place de la République.

11h59

Emmanuel Macron recevait le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ce samedi midi à l'Élysée, pour faire «un point de situation» sur cette nouvelle journée de mobilisation. 

11h00

Soixante-dix personnes avaient été interpellées à Paris ce matin.

10h39

Plusieurs centaines de manifestants défilent dans le secteur de la Gare du Nord, où ils n'ont pas obtenu l'autorisation de manifester. 

09h00

Les premiers manifestants se sont réunis ce matin à Bercy. Pour l'instant, ils sont une centaine. 

SAMEDI 20 AVRIL

17h57

Emmanuel Macron annoncera jeudi ses réponses au grand débat à 18H00 lors d'une conférence de presse, après l'annulation de son allocution lundi en raison de l'incendie de Notre-Dame, a annoncé vendredi l'Elysée. «Le président de la République s'exprimera à l'issue du Grand débat national et répondra à vos questions lors d'une conférence de presse» au Palais de l'Élysée, précise un communiqué de la présidence

15H25

Un «gilet jaune» blessé le 9 février va déposer vendredi une plainte contre X, soupçonnant un possible fichage «illicite» par l'hôpital parisien l'ayant opéré, a annoncé son avocat à l'AFP.

Ce jour-là, à proximité de l'Assemblée nationale, ce manifestant âgé de 30 ans, Sébastien Maillet, avait eu la main arrachée par une grenade GLI-F4 qui avait explosé. Il avait ensuite été opéré à l'hôpital européen Georges-Pompidou, dans le XVe arrondissement de la capitale.

11h32

Plus de 60.000 policiers et gendarmes seront mobilisés en France samedi  20 avril pour l'acte 23 des gilets jaunes, a annoncé  Christophe Castaner, qui affirme que les «casseurs seront à nouveau au rendez-vous».

Selon le ministre, les «casseurs se sont à nouveau donné rendez-vous demain, dans certains villes de France, à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux et en particulier à Paris». «Leur objectif affiché est clair : reproduire le 16 mars», a poursuivi le ministre en référence à l'acte 20 des gilets jaunes, pendant lequel les Champs-Elysées avaient été l'objet de saccages et de scènes de chaos, entraînant le limogeage du préfet de police de Paris.

Dans la capitale, deux secteurs seront interdits à la manifestation samedi : les Champs-Elysées mais aussi Notre-Dame et ses abords après l'incendie qui a en partie détruit la cathédrale. Présent lors de la conférence de presse, le préfet Lallement a également annoncé avoir interdit deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile.

11h28

Un gilet jaune blessé le 9 février va déposer vendredi une plainte contre X, soupçonnant un possible fichage «illicite» par l'hôpital parisien l'ayant opéré, a annoncé son avocat à l'AFP. Ce jour-là, à proximité de l'Assemblée nationale, ce manifestant âgé de 30 ans, Sébastien Maillet, avait eu la main arrachée par une grenade GLI-F4 qui avait explosé. Il avait ensuite été opéré à l'hôpital européen Georges-Pompidou, dans le XVe arrondissement de la capitale.

Sa plainte repose sur un article publié mercredi par la Canard enchaîné. L'hebdomadaire fait état d'un recensement nominatif par les hôpitaux parisiens des personnes blessées lors des manifestations des gilets jaunes, dans un fichier appelé «SI-VIC» (système d'information pour le suivi des victimes), et mis en place après les attentats de 2015 pour faciliter l'identification des victimes d'attaques.

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