La grève se poursuit et s'étend aux urgences de l'AP-HP

La situation ne semble pas prête à se décanter. La grève illimitée lancée depuis plus d'une semaine à l’Assistance publi­que-Hôpitaux de Paris fait tache d'huile.

Les urgences de plusieurs établissements de l'AP-HP sont en effet concernées par un mouvement social illimité depuis lundi 15 avril 2019. De cinq établissements à l'origine, la contestation s'est étendue à près d'une vingtaine. Elle concerne notamment ceux de Lariboisière (10e), de la Pitié-Salpêtrière (13e), de Saint-Louis (10e) ou encore de Tenon (20e), qui ont rejoint l’hôpital Saint-Antoine (12e), où un mouvement social est déjà en cours depuis un mois à la suite de plusieurs agressions. 

Un appel à la grève générale – par les huit principaux syndicats – à l'ensemble des services de l'AP-HP avait également été lancé pour vendredi 19 avril 2019, tandis qu'un rassemblement des salariés avait lieu le matin devant le siège de l'entité, situé avenue Victoria (4e).

«On ne sait pas le nombre de personnes qui seront en grève, mais de toute manière, il y aura une mobilisation importante car ce n’est plus possible de continuer comme ça», soulignait jeudi 11 avril 2019 Rose-May Rousseau, secrétaire générale de la CGT AP-HP.

Les syndicats dénoncent en effet des rémunérations ­insuffisantes, et surtout des conditions de travail «insupportables», ainsi que des agressions qui se multiplient.

Alors que Martin Hirsch, le directeur général de l’AP-HP, a commencé à esquisser une réponse – renforts de ­personnel et de sécurité –, les discussions, qui s'annoncent tendues, continuent à piétiner.

Cette contestation intervient alors qu’une ­réflexion sur la réorganisation des ­urgences est en cours, à la suite du décès inexpliqué, en décembre dernier, d’une patiente à l’hôpital Lariboisière (10e), qui avait attendu douze heures pour être prise en charge, en vain.

Un drame qui avait révélé «une série de dysfonctionnements» dans un contexte général d’engorgement des urgences et de manque de moyens, notamment de médecins, selon une enquête interne.

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