La permanence d'une députée LREM à nouveau vandalisée

Depuis novembre plusieurs permanences de parlementaires LREM ont été dégradées et plusieurs élus de la majorité ont fait l'objet de menaces.[GERARD JULIEN / AFP]

La permanence de Claire O'Petit, députée LREM de l'Eure, a été une nouvelle fois vandalisée à Vernon (Eure), cinq mois après des dégradations à coup de masse, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

«Les faits ont eu lieu entre hier en fin de soirée et aujourd'hui au petit matin. Trois impacts, liés à des jets de pierres, ont été relevés sur les vitres de la permanence. L'une d'entre elles est sortie de son logement et s'est enfoncée vers l'intérieur où une pierre a également été découverte», a indiqué à l'AFP le commandant Joël Bachelet, chef du commissariat de Vernon.

«Une enquête a été ouverte pour dégradation volontaire», a poursuivi le policier. «On a le droit de ne pas être d'accord avec moi, mais pas de se livrer à de tels actes», a déclaré à l'AFP Claire O'Petit annonçant qu'elle porterait plainte d'ici la fin de la journée.

«Toute violence, même matérielle, notamment exercée sur des lieux symboliques, est une agression contre la République qui nous unit», a par ailleurs réagi Virginie Sené-Rouquier, sous-préfète des Andelys dans un courrier adressé à la députée. Selon Claire O'Petit, les dégâts sont «plus importants» que la première fois où sa permanence avait été prise pour cible. «Heureusement, il n'y avait personne à l'intérieur au moment des faits», a-t-elle ajouté.

Dégradations et menaces de mort

«Je suis écoeurée, mais ils ne me feront pas taire», a aussi réagi l'élue de l'Eure indiquant également que son véhicule avait été dégradé mercredi alors qu'il était garé sur l'aire d'autoroute de Morainvilliers.

En novembre, la permanence de Claire O'Petit avait déjà été vandalisée, à coups de masse cette fois là. «Il n'y a pas eu d'interpellation en lien avec ces premières dégradations», a déclaré à l'AFP le commandant Joël Bachelet. Le 19 octobre, par communiqué de presse, la parlementaire avait aussi expliqué avoir porté plainte après avoir reçu «des menaces de mort», la visant elle, mais aussi «des élus des partis LREM, UDI et LR». 

Depuis novembre plusieurs permanences de parlementaires LREM ont été dégradées et plusieurs élus de la majorité ont fait l'objet de menaces.

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