Après Nantes et Toulouse, Paris pourrait mettre le holà sur les trottinettes électriques

Si les règles ne sont pas respectées, Paris pourrait tout simplement interdire les trottinettes électriques. Si les règles ne sont pas respectées, Paris pourrait tout simplement interdire les trottinettes électriques.[© KENZO TRIBOUILLARD / AFP]

Si la municipalité parisienne a adopté une position de dialogue avec les opérateurs de trottinettes électriques en free-floating déployées dans la capitale, il n'en demeure pas moins qu'elle pourrait prendre des solutions bien plus radicales.

C'est en tout cas ce qu'a fait savoir Jean-Louis Missika, l'adjoint à la mairie de Paris en charge de l'espace public. Ce lundi 13 mai, il avait en effet réuni les onze opérateurs présents sur le marché parisien afin qu'ils signent «une charte de bonne conduite», leur imposant de respecter certaines règles.

Mais si celles-ci n'étaient pas respectées dans les prochaines semaines, et si les opérateurs ne trouvaient pas de solution au «bordel généralisé», l'élu a tout simplement annoncé que la ville de Paris pourrait interdire les trottinettes à titre provisoire. «Si l’autorégulation échoue, nous devrons procéder par interdiction», a-t-il conclu.

JURISPRUDENCE DANS D'AUTRES VILLES

Une décision radicale, voire menaçante, qui a déjà été prise dans d'autres villes de France, comme à Nantes ou à Toulouse, également touchées par l'expansion quelque peu anarchique des trottinettes électriques en free-floating. Et qui ont toutes deux décidé d'intervenir en attendant la loi d'orientation sur les mobilités (LOM).

Déployées dans la capitale de la région Pays de la Loire sans en avertir la mairie de Nantes au printemps, les trottinettes n'ont pas eu le temps de trouver des clients et ont immédiatement été ramassées. Une politique que la maire, Johanna Rolland, entend bien tenir jusqu'à la promulgation de la loi LOM.

«Le déploiement de ces trottinettes sur l'espace public s’est fait sans sollicitation, ni autorisation de la Mairie de Nantes ou de Nantes Métropole. Il n’est donc pas autorisé. Toutes les trottinettes ont été récupérées et stockées à titre conservatoire», a ainsi communiqué la municipalité nantaise.

Même histoire à Toulouse où l'un des opérateurs les plus connus a tenté de s'installer dans la capitale de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, sans en avertir la mairie qui a exigé leur départ manu militari. Menacée de sanctions, la société – «qui n'avait pas reçu l'autorisation de déployer ses trottinettes dans l'espace public» selon la mairie – a dû retirer sa flotte.

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