La dépendance aux écrans favorise les troubles de l'érection, selon une étude IFOP

39% de l’échantillon interrogé – des hommes de moins de 35 ans ayant déjà présenté un trouble de l’érection au cours de la dernière année – affirment consulter tous les jours Facebook et ses concurrents. 39% de l’échantillon interrogé – des hommes de moins de 35 ans ayant déjà présenté un trouble de l’érection au cours de la dernière année – affirment consulter tous les jours Facebook et ses concurrents. [CHARLY TRIBALLEAU / AFP]

Une étude de l’Ifop, pour la plateforme de santé Charles.co, établit une corrélation entre troubles érectiles et utilisation répétée des écrans d’ordinateurs et de smartphones.

Ainsi, 39% de l’échantillon interrogé – des hommes de moins de 35 ans ayant déjà présenté un trouble de l’érection au cours de la dernière année – affirment consulter tous les jours Facebook et ses concurrents quand 15% seulement ne visionnent jamais les réseaux sociaux.

Un lien comparable est constaté pour les internautes accros aux applications d’information (41% contre 26%), aux séries ou films à la demande (38% contre 28%), et aux vidéos pornographiques (55% contre 15%). «En étant happés par le contenu hautement addictif figurant sur leurs écrans, les jeunes auraient moins d’intérêt physique pour leur partenaire au point de relayer le sexe au second plan», explique le directeur de l’étude François Kraus.

L’étude de l'Ifop met aussi en lumière l’augmentation significative du nombre de Français victimes de troubles érectiles, à moins que cette hausse ne résulte d’une libération de la parole. Quand, en 2005, 44% d’entre eux affirmaient avoir déjà connu des problèmes de libido, ils sont désormais 61% dans ce cas.

L’exposition au dysfonctionnement érectile est aussi liée au milieu dans lequel les hommes évoluent, «ceux habitant en agglomération parisienne y sont nettement plus sujets (46%) que les ruraux (36%)» indique le rapport.

Autre enseignement que tire l’étude : bien que le Viagra a été commercialisé pour la première fois en France en 1998, il n’est pas le moyen privilégié par les moins de 30 ans pour retrouver une vigueur sexuelle digne de ce nom. La drogue et l’alcool lui sont préférés.

Retrouvez l'étude complète de l'Ifop à ce lien ainsi que le site Charles.co, start-up qui aide les hommes à s’occuper de leur santé sexuelle en digitalisant le parcours de soin.

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