Fonction publique : trois jours de mobilisation contre la réforme

L'intersyndicale dénonce les répercussions graves qu'aurait la réforme sur la qualité du service public. [Pascal GUYOT / AFP]

Sept organisations syndicales appellent les agents de la fonction publique à se mobiliser pendant trois jours, de lundi à mercredi, en opposition à la réforme du gouvernement.

La CGT, la CFTC, Unsa, Solidaires, ou encore FO ont partagé un communiqué appelant les employés du service public à réaliser diverses actions les 27, 28 et 29 mai, «pour dire non à ce projet de loi de transformation de la fonction publique».

L’intersyndicale exige dans le même temps «une revalorisation salariale pour toutes et tous les agents». Pour cela, elle demande à ce qu’ils organisent des débats, des conférences de presse, des rassemblements et des rencontres avec les élus durant ces trois journées.

Celle du mardi 28 mai est particulièrement ciblée, puisqu’elle correspond au jour du vote du texte par l’Assemblée nationale. Un grand rassemblement est d'ailleurs prévu à côté du palais Bourbon ce jour-là, de midi à 14 heures.

des avancées saluées et des inquiétudes

L’intersyndicale souhaite ainsi maintenir la pression sur le gouvernement, même si elle a annoncé se satisfaire des récentes annonces sur l’abandon de l’objectif des 120 000 suppressions de postes et de la prime de précarité mise en place pour certains CDD de la fonction publique.

Elle a néanmoins dénoncé dans son communiqué (paru le 17 mai) une réforme qui «aurait des répercussions graves sur la qualité du service public, sur l’exercice des missions publiques et sur les conditions de travail des agents». Ces inquiétudes avaient déjà entraîné une première journée de mobilisation le 9 mai (où la CFDT faisait cette fois partie du regroupement).

une adoption avant l'été ?

Le projet de loi prévoit de recourir de façon plus systématique aux contractuels, de favoriser la «mobilité» des agents, ou encore de créer un nouveau type de contrat à durée déterminée – le «contrat de projet» – pour des «missions spécifiques». Une expérimentation pendant cinq ans des ruptures conventionnelles lui a été ajoutée par les députés la semaine dernière. Il doit aussi supprimer les dérogations à la durée légale du travail, pour appliquer les 35 heures par semaine à chaque fonctionnaire.

Le gouvernement souhaite faire adopter ce texte avant l’été, pour qu'il entre en vigueur au 1er janvier 2020.

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