Français condamnés en Irak : Paris réagit et s'oppose à la peine de mort

La France s'oppose à la condamnation pour peine de mort[AHMAD AL-RUBAYE / AFP]

Après la condamnation à mort de trois Français en Irak dimanche, reconnus coupables d'avoir rejoint les rangs de Daesh, la diplomatie française se dresse contre cette peine inédite pour des ressortissants français.

Le ministère des Affaires étrangères a réagi lundi, annonçant avoir entrepris les «démarches nécessaires» auprès des autorités irakiennes pour leur rappeler son opposition à la peine de mort.

«La France est opposée, par principe, en tout temps et en tout lieu à la peine de mort», comme l'indique le communiqué. L'ambassade de France en Irak «fait les démarches nécessaires auprès des autorités irakiennes pour leur rappeler cette position constante». 

Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-Daesh avant d'être transférés en Irak avec neuf autres Français en février, ont été jugés devant un tribunal de Bagdad. La loi irakienne leur laissent 30 jours pour faire appel de leur condamnation. 

C’est la première fois que des Français sont condamnés à une telle peine en Irak. Trois jihadistes français avaient déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint l'organisation terroriste en Irak. Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans avaient été condamnés à la perpétuité, équivalente à 20 ans de détention en Irak. 

Si la France défend ses ressortisants, sur le principe de son opposition ferme à la peine de mort,  la question du retour des jihadistes dans leurs pays respectifs reste toujours aussi infoncortable pour les autorités françaises. Les verdicts de dimanche pourraient ainsi relancer le débat, difficile à entendre pour l'opinion publique européenne. 

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