Paris : le périphérique limité à 50 km/h et réduit à deux voies ?

Un rapport sur l'avenir sur le périphérique parisien, qui préconise notamment la réduction de la vitesse et du nombre de voies, va être remis à Anne Hidalgo ce mardi 28 mai 2019.

La Mission d'information et d’évaluation (MIE), qui planche depuis septembre 2018 sur l'avenir du périph', va proposer une quarantaine de préconisations, notamment l'abaissement de la vitesse à 50 km/h afin de fluidifier le trafic, et la réduction à deux voies de circulation pour les véhicules classiques.

Les transports en commun, les covoitureurs et véhicules non polluants pourraient alors bénéficier d'une voie dédiée, tandis que la quatrième pourrait être «remise en terre», c'est-à-dire plantée de végétation. Les poids lourds, eux, seraient interdits de circuler sur la boucle de 35 km.

Le périphérique, qui accueille chaque jour 1,2 million de véhicules, ne serait touché par cette révolution qu'à l'horizon 2020-2030, en particulier à l'occasion des Jeux olympiques de 2024. Mais ces mesures sont encore très loin d'avoir été adoptées.

Après la remise du rapport à la maire de Paris, certaines des recommandations («une grande partie», selon le JDD), seront reprises par la majorité et soumises au vote des élus de la capitale lors du prochain conseil de Paris, qui se tiendra le 11 juin. L'idée est de faire du périph' un «boulevard urbain».

Mais les débats s'annoncent d'ores et déjà houleux, même si la MIE (présidée par Laurence Goldgrad, du groupe des Radicaux de gauche, centre et indépendant) regroupe une quinzaine d'élus de tous bords politiques.

Vers un «boulevard urbain apaisé» ?

«S’il faudra attendre la remise du rapport à la maire de Paris pour évaluer la faisabilité de chaque proposition et connaître les arbitrages qui seront rendus, on voit d’ores et déjà se dessiner la volonté partagée des élus parisiens de transformer dans la décennie qui vient cette autoroute en un boulevard urbain, plus apaisé et qui ne représentera plus une rupture entre Paris et les communes voisines», a-t-on réagi du côté de la municipalité.

L'association 40 millions d'automobilistes, elle, a dénoncé dans la foulée «l'absurdité de ces propositions et les conséquences dramatiques de ces mesures sur l'accès à la mobilité quotidienne des usagers de la route franciliens si celles-ci venaient à être mises en œuvre».

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