Municipales à Paris : quatre concurrents de Griveaux à LREM réclament une «consultation citoyenne»

Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton sont les concurrents de Benjamin Griveaux à l'investiture pour les municipales à Paris[Ludovic MARIN / AFP]

Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton, les autres candidats à l'investiture LREM pour les municipales à Paris, réclament dans une tribune au JDD publiée dimanche 16 juin «une consultation citoyenne».

Les concurrents de Benjamin Griveaux estiment que la désignation du potentiel futur maire de la capitale par une commission, préférée pour l'instant par le mouvement, serait «précipitée». La Commission d'investiture de LREM (CNI) avait indiqué jeudi à l'AFP que les six candidats (incluant l'écologiste Antonio Duarte qui n'est pas signataire de la tribune) «seront auditionnés le 9 juillet pour un verdict a priori le 10».

Plusieurs d'entre eux s'étaient déjà montrés favorables à l'organisation d'une «consultation ouverte», MM. Villani et Renson plaidant par ailleurs pour une décision en septembre. L'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, donné actuellement favori, avait quant à lui estimé qu'une primaire est «une machine à diviser qui enclenche plutôt la défaite qu'une dynamique de victoire».

«Une autre gouvernance est possible»

«Les prochaines élections municipales doivent nous permettre de montrer qu'une autre gouvernance est possible», estiment de leur côté l'ex-secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi, les députés Cédric Villani et Hugues Renson, et l'élue du 4e arrondissement Anne Lebreton dans la tribune qu'ils ont cosignée dans le JDD. «En Marche s'est construit sur une idée de progrès, d'émancipation et de dépassement des clivages, ainsi que sur des principes de débat démocratique, d'ouverture et de large consultation», arguent-ils.

Ils pensent aussi que Marseille, où plusieurs candidatures sont aussi déclarées au sein de LREM, devrait être concernée : «Paris et Marseille ne sont pas des villes ordinaires (...) La victoire ne pourra donc passer que par un rassemblement conduisant à la désignation d'une tête de liste». «Entre une désignation précipitée, prise entre les quatre murs d'un mouvement politique, et une primaire qui déchire, il y a la place pour un processus fait de débat serein et de consultation citoyenne», écrivent-ils encore. Antonio Duarte a quant à lui critiqué dans les mêmes colonnes la démarche, signe d'une «fébrilité déplacée qui risque surtout de les pénaliser».

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