Des taxis volants en région parisienne pour les JO 2024 ?

Airbus travaille déjà à un véhicule volant 100 % électrique, le Vahana.[© Capture Twitter / RATP]

Un projet fou qui prend forme. Airbus et la RATP ont précisé ce mardi 18 juin, au salon du Bourget, les contours et les dates de leur plan pour déployer des taxis volants en Ile-de-France.

Ces «aéronefs à décollage et atterrissage vertical» ou (VTOL») pourraient ainsi être expérimentés pour la première fois en région parisienne à l'occasion des Jeux Olympiques 2024, ont annoncé les deux groupes français.

Cette alliance pourra s'appuyer sur les véhicules déjà en cours de conception par Airbus : les Vahana et CityAirbus.

La firme aéronautique dispose également des aéronefs à propulsion hybride de la start-up française Ascendance Flight Technologies, avec qui un partenariat a été signé par le passé.

Décollant et atterrissant à la verticale afin de gagner de l'espace dans la très dense région parisienne, ces futurs véhicules circuleront entre des «vertiports». Ils seraient composés de plusieurs plateformes de 20 m de diamètres, selon Le Parisien.

«Nous regardons où installer des «vertiports» sur nos terrains d’aviation générale», a expliqué ce mardi Augustin de Romanet, le PDG d'Aéroports de Paris. L'idée pour ces taxis volants serait d'abord d'effectuer des vols périurbains, car les autorisations préfectorales pour survoler la ville de Paris risquent d'être compliquées à obtenir.

Le premier «vertiport» devrait ainsi voir le jour sur un aérodrome de grande couronne, en vue d'essais à partir à l'horizon 2021-2022. Lors des JO, deux autres devraient être construits à Roissy-CDG ainsi que sur l'un des sites olympiques.

Une trentaine de kilomètres survolés en 15 minutes ?

Ces VTOL, qui seront alimentés l'électrique, pourraient atteindre la vitesse maximum de 200 km/h. En utilisation «normale», ils pourraient survoler une distance d'une trentaine de kilomètres en seulement un quart d'heure.

Bien évidemment, la question du prix d'un tel trajet se posera. Si la RATP a souligné vouloir «rendre le véhicule autonome volant accessible au plus grand nombre», l'idée d'un aller simple à 20 euros est évoquée pour le moment.

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