Paris : les opérateurs de trottinettes électriques font profil bas pour satisfaire la mairie

Un an après l'arrivée du premier opérateur Lime, douze ont désormais déployé leur flotte à Paris. Un an après l'arrivée du premier opérateur Lime, douze ont désormais déployé leur flotte à Paris. [© Philippe LOPEZ / AFP]

La bonne volonté affichée. Alors que la municipalité parisienne doit lancer d’ici peu un appel d’offres afin de limiter le nombre d’opérateurs de trottinettes électriques en free-floating à deux ou trois dans la capitale, certains d'entre eux ont commencé à montrer patte blanche.

C’est le cas de l'opérateur Lime – premier arrivé sur le marché parisien il y a tout juste un an – qui a mis en place une série de douze mesures, dans le cadre d’une campagne nommée «Trottinons Responsable», qui visent, selon ses responsables, «à mettre à disposition un service durable et fiable qui facilite le quotidien des Parisiens, tout en veillant à l’harmonisation et au respect de l’espace urbain». Parmi elles à titre d'exemple, l’interdiction de se garer dans les parcs et les gares de la ville ou encore l’organisation des cours pour apprendre à rouler en toute sécurité.

Dans une logique de transparence, l'opérateur Dott a également décidé de travailler à redorer son image, notamment auprès des «haters», tous ceux qui critiquent ces services sur les réseaux sociaux, avec une campagne de communication appelée «Welcome Haters». Dans ce cadre, la société n'a pas hésité à ouvrir ses locaux et entend mieux communiquer sur ses méthodes.

Des crédits incitatifs

A ses côtés, l'opérateur Voi – nouveau venu dans la capitale à l'hiver 2018 – a récemment décidé d'aller encore plus loin, en baissant drastiquement le nombre de trottinettes déployées, passant de plusieurs milliers à 500 aujourd'hui et en mettant en place 10.000 zones de stationnement incitatives pour ses utilisateurs, qui reçoivent un euro de crédit sur leur application à chaque fois qu'ils se garent dans l'un de ces espaces.

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Un geste commercial fort également appliqué par  l'opérateur Bird. Déployé à Paris depuis août 2018, ce dernier vient également de mettre en place des zones de parking dédiées, directement repérables dans l’application et en incitant ses utilisateurs à s’y garer. A chaque fois que l’un d’entre eux respecte cette zone, il reçoit ainsi un crédit de 25 centimes.

La vitesse maximale abaissée

En outre, tous ont tenu à montrer leur bonne volonté, assurant qu'ils avaient bien entendu le coup de gueule d'Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui a annoncé de nouvelles mesures de régulation le 6 juin dernier, à destination de douze opérateurs présents dans l'espace public parisien. En réponse, un certain nombre d'entre eux – dont Jump, Voi, Lime ou encore Bird – a notamment abaissé la vitesse maximale autorisée de leurs engins de 25 km/h à 20 km/h de manière générale et à 8 km/h dans les zones piétonnes.

Une bonne image à cultiver auprès de la mairie de Paris, mais surtout auprès de leurs potentiels clients eux-mêmes, alors que plusieurs accidents ont terni l'image de ce nouveau moyen de transport, qui se veut respectueux de l'environnement et résolument moderne. «Nous sommes ravis de travailler davantage avec la ville pour continuer de fournir le service sur lequel beaucoup de Parisiens comptent aujourd'hui», avait fait savoir Kenneth Schlenker, le dirigeant de Bird France.

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