Agressée par son rendez-vous Tinder, elle finit en garde à vue, affirment ses avocats

La jeune femme aurait enfin été remise en liberté dans l’après-midi, raconte l’avocat, grâce à une officière, «plus compréhensive».[©JOHAN ORDONEZ / AFP]

Son rencard a viré au cauchemar. Après avoir écouté sa plainte, le cabinet d’avocats Ruben & Associés a décidé de partager sur son compte Twitter l’histoire éprouvante de cette femme, qui a révolté la toile.

Le cabinet d’avocats pénalistes explique avoir reçu dans la nuit l'appel d'une femme, désespéré, en pleurs, dans la salle d'attente d'un commissariat d'Ile de France.

La victime explique alors être allée dîner chez une personne rencontrée sur l’application de rencontres Tinder. Mais qu’au cours du rendez-vous, ce dernier lui a fait des avances, qu’elle a rejetées, ne le trouvant pas à son goût.

Mais ce dernier a quand même tenté de l'embrasser, de la toucher, et même d’en venir aux mains. «Elle l'a repoussé, il s'est énervé, il l'a frappée, il l'a poussée violemment hors de chez lui, il a claqué la porte sur sa jambe, il l'a jetée contre un mur en la tenant par la gorge», ont écrit les avocats.

Si tout aurait dû s'arrêter là, son cauchemar ne fait que commencer. Seule, choquée, et en pleurs, elle est restée en bas de l’immeuble, dans la nuit, avant d’appeler la police. Mais très vite la victime comprend qu’elle aurait dû appeler un ou une amie.

Après avoir effectué un contrôle d'alcoolémie, la police lui demande : «Mais madame, vous êtes sûre de vouloir déposer plainte, ca pourrait gâcher sa vie», rapportent les avocats. Après avoir relevé l’identité de son rendez-vous Tinder, ils l’embarquent, elle, pas lui, en la laissant dans la salle d’attente, menottée au banc.

Le cabinet explique ensuite l’avoir retrouvé dans la matinée au commissariat, au plus mal, après avoir «passé 8h en cellule, sans eau, sans avoir pu aller aux toilettes, sous le choc d'avoir été agressée, violentée et maintenant traitée comme une délinquant», ajoute-il. La jeune femme aurait enfin été remise en liberté dans l’après-midi grâce à une officière, «plus compréhensive».

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