Gay Pride : Qui sont «Les Goudou.e.s sur roues», collectif qui ouvre la Marche des fiertés

Une collectif qui donne de la visibilité aux lesbiennes [JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

L'édition 2019 de la marche des fiertés parisienne, organisée par la fédération Inter-LGBT, commémore les 50 ans des émeutes de Stonewall, aux États-Unis, qui ont marqué l'éclosion du militantisme LGBT. Une Pride plus politique et inclusive qui a été ouverte par les «Goudou.e.s sur roues». Mais, qui sont-elles ?

«Quand on parle de la Marche des fiertés, les gens utilisent souvent le terme de “gay pride” et ça montre bien à quel point il y a une invisibilisation de certaines personnes de la communauté et notamment des lesbiennes et personnes trans», explique Clémence Zamora-Cruz, la porte-parole de l’Inter-LGBT, au Huffpost. C'est pour lutter contre ce phénomène que le fondatrices des Goudou.e.s sur roues ont décidé de propulser les identités lesbiennes sur le devant de la scène, en cortège de tête.

Le collectif est inspiré des «Dykes on Bikes» de San Francisco, groupe de moto lesbien qui ouvre de nombreuses marches des fiertés aux États-Unis. En français, le mot «dyke» pourrait être traduit par «gouine» : une insulte lesbophobe que les concernées se sont réappropriée au fil des années. L'idée de la version française a été amenée par quatre copines qui voulaient s'inspirer des américaines, mais avec une particularité : «toutes les roues/roulettes sont acceptées : vélos, rollers, fauteuils roulants, et qui sait peut-être qu’il y aura des poussettes ou des caddies», expliquait l’une d’entre elles au HuffPost.

A l'images des Dykes on Bikes, les Goudou.e.s sur roues souhaitent également donner de la visibilité à tous les corps, et particulièrement ceux qui s'éloignent le plus des standards de beauté. «Chez les ‘Dykes on Bikes’ je pense que ce que j’aime le plus c’est qu’elles ne sont pas juste décomplexées, mais qu’elles assènent avec force un autre modèle, une autre façon de voir les choses». Un engagement qui s'impose après une année 2018 marquée par une forte augmentatin des actes lesbophobes (42 %).

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